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Rome , après que lejpeuple s’en Fut reti-ré. Cette entreprise est, à la vérité, ladate de l'iustitution des populì-fugcs-, maisla retraite du peuple révolté en Fnt lacaule, comme il est évident à la lecturede Vairon. Quoi qu’il en soit, la conjec-ture de Vives, qui ne fait des fugales &desp 0 />n///iïg«qu’une même institution,Ji'en est pas moins vraisemblable.
FUGITIF, Gramm., qui s’enfuit, quiï’échappe. II se prend adjectivement danscette phrase, des circonftances fugitives,substantivement dans celle-ci, un fugitif11 se dit aujourd’hui de tout homme quis’est éloigné de fa patrie, où il n’étoit pascn sûreté, pour quelque cause que cesût; il se difoit anciennement d’un escla-ve qui s’enfuyoit. Si les fugitivains leramenoient, l'on maîtreétoitautorisé parla loi, ou à le faire marquer d’un fer rou-ge , ou à renfermer dans la prison publi-que, ou à le condamner au moulin , ouà lui couper les muscles des jambes, oumême à lui ôter la vie. Voyez Esclave.Si l’on vendoit un esclave , & qu’il fûtsujet à s’enfuir, il paroît par un endroit jd’Horace, qu'on ctoitobiigé d'en avertir.
FUGITIVES (PlECES). Lìttér. Qnappelle pieces fugitives , tous ces petitsouvrages sérieux ou légers, qiiis’échap-pcnt de la plume & du porte-Feuitle d’unauteur, en différentes circonstances de favie, dont le public jouit d’abord su ma-nulcrit, qui se perdent quelquefois , ou
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partie qui la fuit immédiatement , & quidoit en rendre le chant à la quinte ou àla quarte, & par mouvement semblable,le plus exactement qu’il est possible; pro-cédant de la dominants à la tonique ,quand le premier chaut a procédé de latonique à la dominante , ou vice versa.Une partie peut ausiì reprendre ce mêmechantaprèsl'autre,à l’octaveo» Punissonsmais alors c'elt plutôt répétition qu'unevéritable réponse.
III. Comme l’octave se divise cn deuxparties inégales, dont l’une comprendquatre degrés en montant de la tonique àla dominante , & l'autre seulement trois,en continuant de monter de la dominanteà la tonique; cela ohlige d’avoir égard àcette différence,& de faire quelque chan-gement dans la réponse , pour ne pasquitter les cordes essentielles du mode :-c’est autre chose quand on se propose dechanger de ton.
IV. II faut que la fugue soit destinée detelle sorte que la réponse puisse entreravant la fin du premier chant. C’est lemoquer, que de donner ponr fugue unchant qu’on ne fait qne promener d'unepartie à l’autre, sans autre gène que deraccompagner ensuite à sa volonté : celamérite tout au plus le nom limitation.Voyez Imita tion.
Outre ces réglés d’harmonie , qui fontfondamentales, pour réutlìr dans ce gen-re de compolitiou , il y en a d'autres qtlí,qui recueillis tantôt par í’avarice, tantôt I pour n’être pas de goût, n'cn font pas
par le bon goût, font ou ('honneur ou lahonte de celui qui les a composés. Rienne peint fi bien la vie & le caractère d’unauteur, que ses piecesfugitives : c’est làque se montre l’bomme triste ou gai,pesant ou léger, tendre ou sévere, sageou libertin , méchant ou bon , heureuxou malheureux. On y voit quelquefoistoutes ces nuances se succéder; tant lescirconstances qni nous inspirent sont di-verses.
FUGUE, f. f. Musque , est un chantrépété successivement & alternativementpar deux ou plusieurs parties, selon cer-taines réglés particulières qui distinguentìn fugue de l'imitation , & dont voici lesprincipales.
I. La fugue procede de 1a dominanteà la tonique, ou de la tonique à la domi-nante, en montant ou en descendant.
ïí. Toute fugue a sa réponse dans k
moins essentielles. Les fugues en généralfervent plus à Faire du bruit qu'à produi-re de beaux chants: c’est pourquoi ellesconviennent mieux dans les chœurs quçpar-tout ailleurs. Or comme leur princi-pal mérite est de fixer toujours ('auditeurfur le chant principal , qu’on fait pasterpour cela incessamment de partie en par-tie & de modulation en modulation, lecompositeur doit mettre tous ses foins àrendre toujours ce chant bien distinct ,& à empêcher qu’il ne soit étouffé ouconfondu parmi les autres parties. 11 ya pour cela deux moyens; l’un est dansle mouvement qu’il Faut fans cesse con-traster ; de forte qne si la marche de lafugue est précipitée, les autres partiesprocedent posément par des notes lon-gues ; & au contraire , si !a fugue marchegravement,que les accompagnemens tra-
vaillent davantage. Ee second moyen est.