FUG
á'écatterl’harmonie, de peur que les au-tres parties s’approchant trop de celle quichante ta fugue, ne se confondent avecelle , & ne l’empêchent de se faite enten-dre asse? nettement ; ensorte que ce quiservit un vice pat-tout ailleurs , devientici une beauté.
Unité de mélodie ; voilà la grande ré-glé commune qn’il faut souvent prati-quer pat des moyens différens. II fautchoisir les accords, les intervalles, afinqu’un certain son , & non pas un antre ,fasse l’esset principal; unité de mélodie.II faut quelquefois mettre en jeu des inf-trumensou des voix d’efpece différenteafin que la partie qui doit dominer fedistingue plus aisément ; unité de mélodie.Une autre attention non moins nécessaireest, dan« les diverscnchaìnemens de mo-dulations qu’amene la marche & le pro-grès de la fugue, de faire que toutes cesmodulations fe correspondent à la foisdans toutes les parties . de lier le toutdans fou progrès par nue exacte confor-mité de ton ; de peur qu'une partie étantdans un ton L ì’autre dans un autre ,J’harmonie entiere ne soit dans aucun, &ne présente plus d’effet simple à l’oreille,ni d’idée simple à l’efprit j imité de mélo-die. (ss)
Les habiles maîtres ont encore foin,pour iamême raison, de mettre enjeudes instrumens ou des voix d’especes dif-férentes , afin que chaque partie le dis-tingue mieux. En un mot, dans toutefugue , la confusion est en méme tems cequ’ily a déplus à craindre & de plus dif-ficile à éviter, & l'on peut dire qn’unebelle fugue bien traitée est le chef-d’ceu-vre du meilleur harmoniste.
11 y a eneore pluíieursautres maniérésde fugues , comme les fugues perpétuel-les , qu’on appelle canons, les doubles-fu-gv.es , les co/ilreftigues , ou fugues ren-versées ^ qu’on peut voir à leurs mots ,& qui fervent plus à étaler la science dury u si ci en qu’à flatter l’oreille de ceux quiécoutent.
Fugue , vient du latin fuga , Fuite ,parce que les parties partant ainsi suc-cessivement, semblent se fuir & se pour-suivre l’une s’antre. (Sj
FUIE, f. F. Econom. rustiq. petite vo-lière qu’on Ferme avec un volet, & oùchaque particulier peut nourrir des pi-geons doipeitiques. On appelle encore du
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noms de fuie des colombiers fans couver-ture. II y a des colombiers dans laBeauce.
Fuir , Gramm ., c’est s’éloigner aveevitesse , par quelque crainte que ce fuit :ce verbe est tantôt actif, comme danscette phrase , je fuis les ennuyeux : tan-tôt neutre , comme dans celle-ci, il vautmieux s'exposer à périr , que fuir. 11 cilpris au simple dans les exemples pré-cédons ; an figuré , dans celui-ci, le mé-chant fuit la lumière, \\ a quelques accep-tions détournées. Voyez les deux articlessuivans.
Fuir les talons , M Muge. 0 n désignecommunément par cette expression, Fac-tion du cheval qui chemine de côté j seshanches étant assujetties & forcées desuivre le mouvement progressif des épau-les,eu traçant & en décrivant une secon-de piste.
F utilité & l’avantage de cette action,relativement aux différentes manœuvresd’u 11e troupe de cavalerie, ne m’arrête-ront point ici; fe 11e l’enviíagerai qn’etiégard à la science du manege ; & eu mabornant à cet objet,je m’attacherai d’unepart à dévoiler les moyens mis en prati-que pour suggérer ce mouvement à l’a-nimal, & détailler de î’autre ceux quime paroissent les plus propres & les plusconvenables à cet effet.
De tous les tems, la plupart des maî-tres ont imaginé que l’intelligcnce de laleçon dont il s’agit dépend en quelquemaniéré de notre attention à profiter d’a-bovd de la facilité que la muraille semblenous présenter , lorsqu’il est question delimiter les actions du cheval. On l'a parconséquent conduit le long d’un des mursdu manege, droit d’épaules Kr déhan-chés. Là , dans ('intention de travaillerensemble l’une &l'autre extrémité, ona insensiblement engagé la croupe parl’approche plus ou moins forte de la jam-be ou du talon de dehors ; & tandis «quecette méme jambe étoit toute entiere oc-cupée du foin de fixer , de contraindre ,& de chasser le derrière en-dedans,lamain armée du caveçon , ou des rênes dela bride , entretenoit le mouvement del’épaule fur ce même côté où l’on fe pro-pofoit de porter l’animal. Si les aides dela jambe 11’avoient point d’cfficacité, onrecouroit à celle d u pincer; & dans le cas4e {'inutilité & de l’impuissançe de celle-