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Tome XV. FORE - GENU
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touche dans le fourneau de fusion , aavili une ouverture qu’on ferme encoreexactement lans doute : on met des char-bons artlens dessus <S’ dessous. Líbaviuscroît trouver des vestiges de la descrip-tion de ce vaisseau dans Diofcoride ; maisreste à lavoir 11 cet appareil peut aller,& s’il ne faut point quelque issue au potîle terre qui rcqoit les fleurs, pour le jeude l'air. Si l’on veut savoir en quel étatest cette chaux d’antimoine , on peut con-sulter la section antimoine diaphorétìque,à V article Fondant de Rotrou. V.Or,Affinage, Purification, Pré-cipitation éf Antimoine. Articlede M. de Filìòers.

FUMER , Chymie , Métallurgie , se diten ce sens faire fumer une coupelle , oul’évaporer. V. Essai Ls Evapores.

Fumer. , Jardinage est engraisserles terres. Voyez Engrais.

Fumer, Boucaner, Soreter ,SORIR E , des harengs , sardines , &c. ter-mes synonymes de pêche. V. SORRER.

FUMET, s. m. Vénerie cuisine,vapeur particulière qui s’exhale de l’ani.mal crud ou cuit, & qui désigne fa bonté ,à l’odorat du connoifleur en gibier.

FUMETERRE , s. f. fumaria , Hist.nat. bot ., genre da plante à fleurs poly-pétales , anomales , ressemblantes auxfleurs légumineuses, & composées dedeux pétales qui ont en quelque façon laforme de deux levres ; celle du dessus estterminée par une forte de queue, & estunie à la sevré dn dessous, à l’endruitdupédicule. Le pistil est enveloppé d’nnegaine & situe' entre ces deux ievres , com-me une forte de langue: il devieutdausla fuite un Fruit membraneux , qui estplus ou moins alongé, & qui renfermeune semence arrondie, Tournefort, Insi.rciherb. Voyez Plante. (/)

On compte dix à douze especes de fu-tneterre , entre lesquelles il suffi t a de dé-crire ici la principale , fumaria vulguriseffic. C. Bauh. pinac. 143. Tournefort,infl. 422 Boerhsed. A Park. 287. J.Bauh. 301. Ray , hisi. 40 sfynop. 2. 304.

Sa racine est menue , blanche , peu■fibreuse , plongée perpendiculairementdans ta terre : fa tige ou ses tiges fontpartagées en plusieurs branches anguleu-ses , creuses, lisses, de couleur en par-tie purpurine & en partie d’un blanc ver-dâtres ses feuilles inférieur et sent alíer-

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nés, postées fur de longues queues, unpeu larges & anguleuses , d’un verd demer, & finement découpées, comme lesfeuilles de quelques plantes à fleur enparasol. Ses fleurs font ramassées en unépi qui ne fort pas de faisselle des seuil-. les , mais du côté opposé -, elles sontpeti-■ tes,oblongues; de plusieurs pieces irrégu-lieres , semblables aux fleurs légumineu-ses. Elles font composées feulement dedeux feuilles, qui forment une maniéréde gueule à deux mâchoires, dont la supé-rieure finit en derniere par une queue ,& l’inférieure est articulée avec elle dansl’endroit où Pline & sature tiennent aupédicule. On trouve dans le palais quiest le creux d’entre ses deux mâchoires,un pistil enveloppé d’une gaine , & ac-compagné de quelques étamines garniesde sommets. A chaque fleur succédé unfruit membraneux , arrondi, qui renfer-me une très petite graine ronde , d’unverd foncé, d’une saveur amers & désa-gréable. Cette plante vient naturellementdans les champs, les terres labourées, &dans les endroits cultivés. Elle fleurit estmai, & est toute d’u sage , sur-tout lors-qu’elle est fleurie. V. Fumeterre, mut.méd. ( D. J. )

FUMETERRE , Pharm. mat. méd. Cet-te plante est une de celles qui font appel-iée-. amer es par excellence. Eafimctervefraîche entte dans les infusions, les dé-coctions, & les bouillons appelles amers Sou en exprime le suc , que l'on clarissepar ébullition ou par défécation. V. SuC.

On tient auffi dans les boutiques Pex-trait de cette plante, qui se prépare eflfaisant évaporer an bain marie le sec ex-primé & clarifié jufqn’à la consistance re-quise. Voyez Extrait,

La fumeterre est une plante à laquelseon attribue de grandes vertus; elle estrecommandée dans ies obstructions, dansla rétention des réglés & des urines ; ellepasse pour fortifier Pcstomac & les vis-cères : elle est presque toujours un deiingrédiens des remedes qu’on prescritdans la cachexie , ies maladies chroni-ques , hypochondriaqnes, scorbutiques ,la mélancolie , ta jaunisse, Sise. Riviere& Ettmuller la recommandent beaucoupdans la cachexie & la mélancolie.

Cette plante est vantée comme un spé-cifique pour guérir la gale’. même la pluâinvétérée ; on en fait infuser une poignes’Kk »