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Tome XV. FORE - GENU
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dans du petit lait, qu’on fait prendre aumalade; ou bien on en donne le suc ex-primé & clarifié , à la dose de 2, 3,4onces : elle procure de très-bons effetsdans toutes les maladies de la peau ; elleest auffi réputée fébrifuge , & on la mêle«vec les autres remedes de cette classe.Lc suc exprimé de cette plante se prescritsouvent & avec succès dans le scorbut ;on le mêle avec celui de cresson, de coch-léaria, çf c.

L’extiaitest très-souvent employé dansles opiates apéritives, antictériques & fé-brifuges.

La fumeterre nous fournit, commenous lavons dit, plusieurs bons remedes,son suc , son extrait, fisc. Outre cela, onprépare avec son suc un firop qu’on peutfort facilement faire prendre aux enfansauxquels on croit cette plante nécessaire.On distilloit autrefois cette plante; &l’eau que l’on rctiroit passoit pour êtrediurétique & fudorifique: mais cette eau11a se fait plus ; & en effet, la fumeterren’estpasd'une nature à être distillée. V.Eau distillée.

La fumeterre entre dans le sirop de chi-corée composé ; le suc de cette plante en-tre dans l’électuairq de psyllium , dansles pilules angéliques: son extrait estprescrit dans la confection hamech &dans les pilules de Stahl. (b)

FUMEUX , adj. Grairnn. , épithetequ’on ne donne guere qu’à certains vinsmal-faisans qui portent à la tête, avecquelque modération qu’on en boive.

FUMIER , f. f. Econ. rujliq. , c’est unmélange des excrémens du bétail avec lapaille qui lui a servi de litière. Ces ma-tières étant foulées par les animaux, &macérées dans leur urine , font dans uneétat de fermentation dont la chaleur secommunique aux terres fur lesquelles onles répand: déplus, elles contiennent unsel alkali qui fe combine avec l’acide ré-pandu dans Pair, & forme avec lui dessels moyens, dont les plantes tirent unepartie de leur nourriture.

kes fumiers font le principal ressort del’agriculture ; & ce mot, par lequel ondésigne métaphoriquement ce qu’on jugeméprisable, exprime réellement la vraiesource de la fécondité des terres & desrichesses fans lesquelles les autres ne fontrien. Tout système d’agriculture dans le-quel ks fumiers ne seront pas misau pre-

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mier degréd’împortancc, peut être à bt»Hdroit regardé comme suspect.

Quelques personnes ont blâmé les vueséconomiques de M. de Sully , & accuséde petitesse supposition qu’il marquoitpour rétablissement des manufacturesde foie. Cette accusation pourroit êtreregardée comme faite au moins légère-ment & fans assez d’examen. Sans adop-ter aucun système exclusif, nous osonsdire qu'il est à craindre que l’ufage tropmultiplié de lafoie n’avilisse le prix deslaines, & ne décourage fur l’entretietides troupeaux. II est certain que notreagriculture étoit beaucoup plus active &plus florissante du teins de M. de Sully ,qu’elle ne l’est aujourd’hui : or l’état del’agriciilture défend de la quantité du bé-tail. Les terres ne peuvent emprunter quedes fumiers cette fécondité non interrom-pue qui enrichit les propriétaires & lescultivateurs. Quand on compare attenti-vement le produit général des arts aveccelui des terres, il est ailé de voir com-bien le dernier l’emporte fur l’autre parl’importance & par la sûreté. F.G &ain S,économie politique.

Les laboureurs n’ignorent pas quePemploi continuel des fumiers est d’unenécessitéabsolue pour le succès de leurstravaux ; mais il en coûte pour nourrirdes troupeaux ; & quelques - uns font re-tenus fur cette dépense par Pavarice ,d’autres font arrêtés par l’impuissance :les premiers méritent de n’étre corrigésque par la pauvreté, & ils doivent s’y at-tendre ; avec quelques efforts, les ancresont un moyen de fe relever. Si je me trou-vois chargé d’une ferme dénuée de fu-mier, &peu fournie de paille , voici ceque je ferois.

Je femerois en herbe, trefle, sain-foin , £jfc. une partie de mes terres, & jene réièrverois pour le grain que cellesqu’il me feroit possible de fumer : dèslors moins de dépenses en labours,

Ces herbes artificielles, semées dans uneterre ma! préparée, ne produiroieat pasde grandes récoltes; mais elles fourni-roient à la nourriture de quelques bes-tiaux , nurs. fumiers defquets je devroispeu à peu la fertilité de mes terres : tesprés factices feroient eux - mêmes défri-chés au bout de trois ou quatre ans ; amé-liorés par le repos, ils feroient devenuspropres à porter des grains en abondait-