F U M
ee; & les pailles me mettroîent en ctatde nourrir une plus grande quantité îlebétail : alors ma cùur se rempliroit defumiers, ft en peu d’années, mes terresseroient remises à ce degré de Féconditéfans lequel la culture est onéreuse. V.Prairies artificielles.
Les fumiers ont des qualités dont ladifférence est déterminée par l’espece deranimai qui les Faqonne. Le fumier devache est gras & Frais; il convient auxterres chaudes & sablonneuses : celui demouton a plus de chaleur ; il réuîîìt prin-cipalement dans les terres blanches &froides : celui de cheval a une Forte defé-cherest’equi le rend spécialement propreaux terres fortes. I 7 . Engrais.
Une partie des propriétés d u fumiertient, comme nous savons dit, à son étatde fermentation. 11 faut donc ne pas l'em-ployer avant que la fermentation soitbien établie: on doit même attendre quela putréfaction soit à un certain degré ; cedegré se reconnoît à la chaleur qui doitavoir précédé, & se faire encore sentirdans \t fumier , & à une odeur assez forted’alkali volatil qui s’en exhale. Si on lerépand trop tôt fur les terres, il n’a pasencore acquis l’activité qu’il doit leurcommuniquer. Si on le laisse fe consom-mer en terreau , ce ne sont plus que desparties friables qui s’interposent sanschaleur entre lès molécules de la terre;& l’alkali volatil est évaporé. II y a ce-pendant une remarque à faire, & nous ladevons à M. Tillet, à qui l’agriculturedoit tant: ses expériences fur la nielle luiont appris qneîcette maladie fe commu-nique par les fumiers composés de pail-les suspectes , à moins qu'ils ne soient ré-duits presque en terreau : il y a apparen-ce que la poussière noire qui perpétue cet-te contagion , contient tin acide , puis-que son effet est détruit par les lessives desoude, de cendre, esc. Voyez Nielle.Art. de M. le Rov , lieutenant des chajsesdu parc de Versailles.
FUMIGATION, s.s. Chymie, est fac-tion par laquelle une vapeur corrode ,dissout, ou pénétré un corps métalliquedans la cémentation. Voyez cet. article.On la distingue en seche & en humide;& quelques auteurs, comme Cramer,don-nent strictement le nom de Jùmigatiqn àcelle-là, & de vaporation à celle-ci. Lafumigation proprement dite ou fitmigct-
F U M U7
tion seche , est donc faction d’exposer àune fumée ou vapeur , comme menstruecapable de devenir concrète par elle-méme , le corps auquel on veut faire su-bir quelque changement ; comme quandon stratifié des lames de fer avec des ma-tières contenant du phlogistique (v. Feb.& Acier, & Trempe en paquet ) ;du cuivre avec de la calamine ou ses pro-duits (y. Cuivre & Laiton) ; du sou-fre & de f arsenic au fer & au cuivre (sz.Vaporation. )
Fumigation ,en latin moderne fu-migatio , fumìgìum , Jflédi thérap., médi-cament externe , appliqué sous la formede vapeur ou de fumée, à diverses par-ties du corps humain , pour la guérisondes maladies. II résulte de là , qu’onpeut distinguer deux sortes Ae fumiga-tions , les unes humides, & les autre*seches.
Les fumigations humides fe Font en ex-posant toute la surface du corps, ou feu-lement la partie malade, aux vapeurs d’uiímédicament qu’on fait bouillir fur le feu »telle est la vapeur des décoctions émol-lientes anodynes, que les médecins con-seillent de recevoir sur une chaise de com-modité, pour appaiser les douleurs hé-morrhoïdales. Telles font encore les va-peurs du vinaigre que l’on tient fur lefeu, & qui fe répandent dans f air, pouren purifier fathmofphere dans les mala-dies contagieuses & pestilentielles.
On conqoit déja que la matière àe% fu-migations humides est toute liqueur quipeut par faction du feu fe résoudre envapeurs; par exemple , seau , le lait, lspetit-lait, le vin, le vinaigre, l’esprit-de-vin, surine, les préparations officina-les , comme les eaux distillées, les tein-tures, les essences, les esprits, les infu-sions, les décoctions, &c. Les vapeurshumides fe tirent de toutes ces choses,ou en les enflammant, ou ce qui est lepins ordinaire , en les faisant bouillir surle feu. Ce seroit sans doute une chose ri-dicule , que d’employer pour fumigationshumides , des mixtes dont la vertu nepourroit se volatiliser par la chaleur de laliqueur bouillante. Par conséquent, lesastringens, les extraits épaiffis pat la coc-tion , les parties fixes des animaux & desFossiles, ne fauroient convenir.
S’il faut appliquer de fort pris la va-peur humide fur le corps, on a inventéK k 3