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Tome XV. FORE - GENU
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L que «Tailleurs le libertinage du cœurest assez répandu pour qu’il y ait peud’hommes qui ne préviennent même cesoulagement naturel par Tabusde loi-mê-me,au défaut de l'ulage des femmes, dansle cas où il ne peut pas être recherché ,par bienséance, ou par tout autre empê-chement. F. Génération, Pollu-tion, Mastupration. Enforte qu’ilpeut y avoir à la vérité dans les hommes«omme dans les femmes, une dispositionà Tappétit vénérien, augmentée outremesure, ainli qu’ils réprouvent dans lepriapisme , le satyriasis : mais elle n’estjamais portée jusqu’à dégénérer e n fu-reur, parce que le besoin est satisfait d’u-ne maniéré ou d’autre, avant que ce der-nier excès puisse avoir lieu. F. Salaci-te , Priapisme , Satyriasis.

La mélancolie erotique n’a pas pourtfcjet immédiat l’acte vénérien en géné-ral , mais le defir d’y procéder avec unepersonne déterminée que Ton aime éper-dument. V. Erotique.

II ne faut pas non plus confondre leprurit du vagin avec la fureur utérine ;celni-là peut être une disposition à celle-ci , mais il n’en est pas toujours suivi ; ilexcite, il force à porter les mains auxparties affectées , à les frotter pour feprocurer du soulagement, comme il ar-rive à l’égard de la démangeaison danstoute autre partie du corps, que l’on grat-te dans la même vue, c’est-à-dire, pourenenlever les causes irritantes.Mais dansle cas dont il s’agit ici, les attonchemensfe font fans témoin, fans indécence (d.VAGIN) , en quoi ils diffèrent de ceuxqu’occalionne \z fureur utérine ; ou s’ilsfont faits avec affectation & par desmoyens contraires à Thonnêteté, c’estl’esset de la corruption des mœurs, nonpas un délire.

L’appétit vénérien , tejlunt venereum ,(dont il a été omis de traiter en son lieu,à quoi il va être un peu suppléé ici , par-ce que le sujet l’exige; voyez (TailleursGénération) ce sentiment qui porteaux actes nécessaires ou relatifs à la pro-pagation de l’cfpece , peut être excité,en le comparant à celui des alimens (voy.Faim) par Timpression que reçoiventles organes de la génération, transmiseSU cerveau , avec des modifications pro-pres à affecter i'ame d’idéeslascives; oupar i’influence fur ces mêmes parties ds

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I’ame affectée d’abord de ces idées , indé-pendamment de toute impression dessons; par laquelle influence elles sont mi-ses en jeu , & réagissent fur le cerveau :d’où ils’eufuit que I’ame est de plus enplus fortement occupée de sensations vo-luptueuses qui ne peuvent cependant passubsister long-tems fans la fatiguer,; quila portent en conséquence à faire cessercette inquiétude attachée à la durée detoute forte de sentitnens trop vifs ; à em-ployer les moyens que Tiustinét lui ap-prend être propres à produire ce derniereffet. F. Sens , Plaisir , Douleur,Instinct.

Si Tappétit vénérien est modéré, onpeut suspendre les effets des sontimensqu’il inspire , des desseins qu’il suggérépour se procurer te moyen de le satisfai-re 5 comme on ne fe porte pas à mangertoutes les fois qu’on en a envie ; commeon fe fait violence pendant quelque temspour supporter !a faim, lorsqu’on ne peutpas se procurer des alimens, ou qu’on ades raisons de s’en abstenir, enfin lorlquela faim ti’est pas canine. Voy, Faim ca-nine.

Maisainli que, selon le proverbe ven-tre assumé n’a point d’oreilles, St qu’on n’é-coute plus la raison qui exhorte à ne pasmanger ou à prendre patience, dans lescas où Ton ne peut avoir des alimens à fildisposition , le sentiment du besoin pres-sant de nourriture Temportant alors furtoute autre considération, & rechargeantsouvent en fureur : de même en est-il dubesoin de satisfaire Tappétit vénérien;ce-lui ci comme sensitif, Tem porte sur Tap-pétit raisonnable : enforte que , commedit le poète,

Fertur cquis auriga , ne c audit currushabenast

C’est ce qui a lieu sur-tout dans les fem-mes qui sont douées d'un tempéramentplus délicat & plus sensible , dont la plu-part des organes sont aussi plus irritables,tout étant égal, que ceux des hommes ,sur-tout ceux des parties génitales.

Ainsi cet exeqs (Tappétit vénérien quiest à cet appétit réglé ce que la faim ca-nine , la boulimie, sont au désir ordinai-re de manger , forme une vraie ma-ladie ■. la falacité immodérée , dont ledegré extrême dans les femmes , lors.qu’elle va jufqu’à déranger Timagination,êc porte à des actions violentes, est, ainsi