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Tome XV. FORE - GENU
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íi q n’ïl a été dit ci-devant, la fureur uté-rins.

Les ancieas attribuoient la cause del’appétit vénérien excessif dans les deuxsexes, à une vapeur qu’ils imaginoients’eltver en grande abondance de la li-queur séminale trop retenue & corrom-pue dans les testicules, qu’ils croyoientêtre portée pír la moelle epiniere dans lecerveau, & y troubler les esprits ani-maux ; d’oùdoit, selon eux, s’ensuivrele désordre des idées, le délire relatif àcelles qui font dominantes.

Mais comme il n’est plus question de-puis long-teins de vraie semence par rap-port aux femmes, ou au moins d'aucuneliqueur vraiment analogue à la liqueurséminale virile, on a cherchéailleurs lacause prochaine commune aux deux se-xes , du sentiment qui les portent à l’actevénérien; il paroi t que l’on ne peut enconcevoir d’autre que l’érétisme., la ten-sion de toutes les fibres nerveul'esdespar.ties génitales , qui les rend plus suscep-tibles de vibration , par les contacts phy-siques on méchaniques ; ensorte que cesvibrations excitées par quelque moyenque ce soit , transmettent au cerveau desimpreíìions proportionnées , auxquellesil est attaché de représenter à famé ondelui faire former des idées relatives auxchoses vénériennes; d’où s’ensuit une sor-te de réaction du cerveau sur les organesde la génération , vers lesquels il se faitune nouvelle évasion de fluide nerveux ,comme il arrive à l’égard de toutes lesparties où s’exerce quelque sentiment sti-mulant, de quelque nature qu’il soit;de sorte que par cette émission l’érétismese soutient & augmente au point que fa-mé , toujours plus affectée parla sensa-tion qui en résulte , semble en être uni-quement & entièrement occupée, & n’ê-tre unie qu’aux parties dont elle éprouvede si fortes influences.

Telle est l’idée générale que l’on peutprendre decequi produit immédiatementle désir des actes vénériens ; il reste à dé-terminer les différentes causes occasion-nelles qui établi(Tent l’érétisme des par-ties génitales dont il vient d’être parlé;l'observation constante a appris qu’ellespeuvent consister dans l'effet des doucesirritations procurées à ces organes, & àceux qui y ont rapport, par les attonche-tnens, par le coït, on par faction

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lante de quelques humeurs acres, jlontils font abreuvés , humectés , ou partoutautre effet externe ou interne qui peutexciter forgasme; tout cela joint à la sen-sibilité habituelle de ces mêmes organes.

Ainlì ces causes peuvent avoir leursiégé dans les parties génitales même, ouelles consistent dans îa disposition desfibres du cerveau relatives à ces parties ,indépendamment d’aucune affection im-médiate de celles- ci ; dans la tension do-minante de ces fibres excitée par tout eequi peut échauffer f imagination & laremplir d’idées voluptueuses, lascives »ainlì que la fréquentation de personnesde sexe différent, jeunes, de beîle figu-re , qui font profession de la galanterie,les propos, les conversations , les lectu-res, les images obscènes, la passion del’amour, les caresses de f objet aimé ; &toutes ces choses établissent, augmententd’autant plus cette disposition , qu’ellesconcourent.avec un tempérament natu-rellement chaud , vif, entretenu parlabonne chere & l’oisiveté , dans sage oùl’inclinatisn aux plaisirs des sens est danstoute fa force.

Toutes ces causes morales & ses con-séquences qu’elles fournissent, regardentautant l’homme que la femme ; elles pro-duisent des effets , elles font des impres-sions proportionnées à la sensibilité res-pective dans les deux sexes: il ne peuty avoir de la différence entre les diffé-rentes causes procatartiques , qui vien-nent d’être rapportées, que par rapportaux causes physiques; il faudroit doncà présent voir de quelle maniéré celle-cisont appliquées à produire les effets danschacun d’eux ; mais quant à l’homme ,ce n’eft pas ici le lieu , voyez Peiapis-me, Satyriasis. Afégarddela fem-me , dont il s’agit expressément dans cetarticle, on peut dire encore que la plu-part des causes physiques, ses attouche-mens, les frottemens, le coït, opèrent lesimpressions de la même maniéré dans lesdeux sexes , en tant qu’ils ébranlent leshouppes nerveuses des parties génitales ,y causent des vibrations plus ou moinsfortes, produisent des chatouillements*des sensations délicieuses plus ou moinsvives.

Ainsi ce n’est pas dans ces fortes decauses de ['orgasme vénérien que l’ontrouve uue autre maniéré if affecter dans