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3 e la droiture & de ì’équîté. Quelques*uns veulent cependant que les fusées enblason soient des marques de flétrissurepour ceux qui les portent, ils en donnentpour raison,qu’après que les croisades eu-rent cté pubíiées, nos rois condamnèrentles gentils - hommes qui se dií'peoferentd’ailer rt la guerre contre les infidèles, àchanger ieurs armes, & à charger leursécus ie fusées ,comme reconnoissant qu’ilsméritaient d'être mis an nombre des fem-mes. Dicí. de 'l'rêv. if Cbttmb.
FUSELÉ, adj., Blason , se dit d’unchamp ou d'une piece tonte chargée defufées. soyez Fusée.
Du Bec de Vardesj/q/Wé d’argent &de gueules.
FUSER, v> n. , Chymìe, se dit duphénomène que présence le nitre qu’ondétonne sur les charbons ardens, parcequ’il ressemble à peu près à l’eftet d’unefusée. 11 seroit cependant bien singulierque ce fût là l’origine du mot fuser en cecas, & que ce ne fut pas ce mot au con-traire qui nous eût donné ceiuidê fusée ;car celle-ci nefuse un’à raison du nitrequi est sa base. Cependant cela ne paroitque trop vrai. Voyez Nitre. Article deJdí. de- Vuhcrs.
FUSEROLLE , f. F., Drap, brochettede fer qui traverse l'espoljn , & qu’onplace avec l’espolin dans la poche de lanavette.
FUSIBILITE , f. f. c’est cette qua-lité qui se rencontre dans les métaux &minéraux, qui les dispose à la fusion. V.Fusion,
L’or est plus fusible que !e fer ou leCuivre , mais moins que l'argent, l’étain,ou le plomb. Voyez O ft, Argent, fisc.
On mêle ordinairement du borax avecles métaux pour les rendre plus fusibles.Voyez Borax, Flux noir (f Fon-dant.
FUSIL , f. m., Art milit. , c’est unearme à feu, quia succédé a ('arquebuse& au mousquet, montée, ainsi que cesdeux armes, fur un fût de bois qui estordinairement de noyer.
Fusil, avec sa baïonnette á douille.Art milit. Le fusil est une arme très-moderoe. 11 fut inventé en France en1630, pour substituer au mousquet quiétoit alors Larme ordinaire de Linfante-rie i mais on ne ('adopta que quSrante-uu ans après.
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L’inventìon de !a baïonnette a suivi deprès celle du fttfil j mais elle n’avoit d'a»bord qn’un manche de bois. M. de Puy-ségur Fut un des premiers officiers quimit cette arme en usage -, c’est lui quinous Rapprend." Pour moi, dit-il,quand je commandois dans Bergaes ,Jans Ypres , Dixmude, & Laquenoc,tous les partis que j’envoyois passoiencles canaux de cette façon. 11 est vraique les soldats ne portaient point d’é»pées, mais ils avoìenc des baïonnettesqui avoient des manches d’un pied d Llong, & les lames des baïonnettes étaientauili longues que les manches, dont lesbouts étaient propres à mettre dans lescanons des fusils, pour se défendre quandquelqu’un vouloít venir àcuï après qu’ilsavoient tiré Infiruólions iliiliSairSS ,chapitre 8-
Le premier corps qui ait été armé d Sfusils avec la baïonnette , a été le régi-ment des fusiliers , créé en 1671, Lappelle depuis régiment Royal - Artille *rie. II y avoit alors un tiers de piquieïs.En 1699 & en 1700 , on quitta les mous-quets , qui étaient d’un se t vice difficile,d’un transport pénible , d’un feu fortlent & sujets à plusieurs inconvéniens ,& on leur substitua les fusils. Trois au*après, Louis XIV, par Lavis du maré-chal de Vauban , ordonna que les piques,qui étaient réduites au cinquième, sus-sent entièrement supprimées, & qu’ondonnât la baïonnette à douille à toute Lin-sauterie.
Le fusil a l'avantage d’être à la foisarme de jet & arme de main, & par cetteraison il est propre à l’attaque & à la dé»fense de loin comme de près : son Feu vif,promptement redoublé & bien distribué ,peut incontestablement donner de l’avan-tage , & être d’unetrès-grande ressourceen beaucoup d'oceafions ; mais c’est sur-tout par fa baïonnette qu’il est très. re-doutable.
Le maréchal de Puységur, qui a faitun chapitre en faveur du fusil, conclutque de toutes les armes dont Linfanteries’est servie jiifqu’à présent, celie-ci aveusa baïonnette à douille est celte qui doitêtre préférée , L que l’on doit s’y arrê-ter jnfqu’à ce qu’on en ait inventé nueautre que l’on prouve être plus avanta-geuse. Si l’on avoit besoin d’autres au-torités ) sn n’su mânquefoit tiertairiè*N n à