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La baguette d u fusil de munition está’acier, depuis l'extrêmité qui est tarau-dée pour recevoir un tire bourre, jufqu'àla ttle,qu’on fait de fer à dessein. Si cettetète étoit d’acier, elle gáteroit en peu detems & refouleroit le bouton de la culassenui est de fer , & fur lequel elle est pous-sée fréquemment & avec violence, lors-que le soldat fait l’exercice : il pourrait■ «bailleurs, en campagne, fe trouver quel-que petit gravier dans le canon, qui, fai-sant feu , si la tête de la baguette étoitd’acier , pourroit le communiquer à lacharge & occasionner des accidens.
La baguette est trempée & recuite: onlui fait subir des épreuves violentes : ilfaut qu’eile plie fur les quatre faces oualternativement, quatre fois en sens con-traire, enfortequ’elle fasse à chaque foisun arc dont la fléché ait huit à neuf pou-ces , &qu’eliefe rétablisse parfaitementdroite. Si la trempe en est feche, elle cas-sera à cette épreuve, ou bientôt après àun léger effort. Si la trempe est molle ,elle pliera & restera courbée. L’art con-fifteroità saisir un juste milieu entre cesdeux extrémités. Une trempe un peumolle me paroít cependant toujours pré-férable : la baguette, à la vérité , pour-roit se fausser; mais on la redreíferoit ai-sément , au lieu que , lorsqu’tlle est cas-sée, le soldat ne peut plus faire usagede l'on fusil.
La plaque de couche doit être forte &épaisse ; car cette piece fatigue beaucouplorsque le soldat, dans les exercices, s’ap-puie brusquement sur la crosse du fusil:!» plaque est contenue par deux vis enlrois, l’une dessus & l'autre fous la crosse.
La piece de détente est une petite pla-que de fer percée d'une mortaise , par oùpasse la détente, qui va rencontrer la gâ-chette en-dedans du bois du fusil. Enpressant la détente avec le doigt, elle ap-puie fur la gâchette, laquelle pressant àson tour te ressort qui la contenoit , sonbec sort du cran du bandé , Sc le chiens’abat for la batterie. La détente est per-cée pour donner passage à une goupillequi la fixe à fa place & fur laquelle elletourne. L’extrêmité arrondie de la piecede détente en-dedans est une élévationde fer que les ouvriers appellent unehoutralle , dans laquelle est pratiqué fle-uron où la vis de la culasse vient s’en-gager.
FUS
La sous-garde a trois parties : la feuillepostérieure , fixée par une vis en bois j lafeuille antérieure, fixée par le bouton dela grenadiere d’en-bas, qui la traverse& est arrêté par une forte goupille ; & lepontet qui est arrondi, pour couvrir ladétente & donner passage au doigt, qu’onappuie dessus lorsqu’on veut faire partir1 1 fusil.
La grenadiere du milieu est un anneauqui embrasse le canon & le bois , il porteen-dessous un battant en forme de trian-gle, ferré aux deux côtés d’un boutonqu’il traverse par te sommet d’un de sesangles : ensorte qu’il peut s’élever & s’a-battre fans pouvoir tourner. Le boutonde U grenadiere d’en-bas, porte un pa-reil battant: on passe dans l’un & l’autreune courroie qui s alonge & s’accotircitpar le moyen d’une boucle, suivant lebesoin, lorsque le soldat porte \efusil enbandoulière & sur l’épatile.
L’embouchoir embtaífe le bois & flex-trêmité supérieure du canon , par deuxviroles qu’on appelle Us barres de Vem-bauchoir : il est suffisamment évasé en-dossons , en forme de bec de pot à eau,pour faciliter l’entrée de la baguette. IIest placé à l’extrêmité du bois, à troispouces trois lignes du boutdu canon,afinque la douille de la baïonnette, qni atrois pouces deux lignes de longueur, nesoit pas gênée par le bois, lorfqu’on lamet au bout du canon. L’embouchoir Lla grenadiere du milieu fout fixés dansleur poiition par un petit crocheta res-sort , portant 1a goupille : ces deux pie Tces concourent, avec la capucine, à fixerle canon dans une position constante furle bois.
La capucine prend son nom de la res-semblance qu’elle a avec un capuchon;elle est placée à Aendroitoù le canal dela baguette est couvert par le bois : c’eftune efpece d’anncau qui, serrant le ca-non fur le bois, l’arréte, le fixe & le con-tient à fa place, enlorte qu’il ne peutpas tourner.
Le porte-vis a la forme d’une 8. Lesouvriers appellent souvent cette pieceune ejfe : les deux extrémités font per-cées , pour donner passage à deux gran-des vis qui tiennent la platine à fa place,& qui vont trouver leur écrou dans lecorps même de la platine : s’il n’y avoirpoint de porte-vis, Us têtes de ces gran-