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GALLON , s. m. Cumin ., meiìtre desliquides en Angleterre, hc gallon contienthuit pintes de Londres, ce qui revient àquatre pintes de Paris : 6 q gallons font iemuid on la barrique ; 126 la pipe, & 152le tonneau. Les gallons pour le vin fontd’un cinquième plus petits que ceux quifervent à l’aile ou à la bierre; ensorte quequatre gallons de l’une ou de l’autre deces liqueurs en font cinq de vin. Les 63gallons angloisfont douze steckansteshol-landoises ; l’huile se vend anffi au gallonà Londres, hs gallon pesant environ septlivres & demie. Dans la province de Cor-nouailies , c’cft mi gallon que lesétamiersmesurent leur étain noir , c’est-à-dire lapierre de mine réduite en poudre. Le gal-lon en cette occasion est une efpece deboisseau: un pied cube cì’ctain noir faitdei ìxg illons. Cette sorte de gallon dont ense sert pour les grains, graines , légu-mes , & antres corps solides , est plusgrand que le gallon de vin , mais plus pe-tit que celui de l’aile & de la bierre. Cedont il surpasse le premier, est commede 33 à 27 ; & ce qu’ii a de moins que lesecond, est comme de 33 à 3; ; 11 pelé en-viron huit livres poids detroy. Deux decesgíi//««î sont un peck on picotin; qua-tre pecks Font un boisseau, quatre bois-seaux un comb ou carnok, deux earnoksune quarte , & dix quartes un lest quitient cinq mille cent vingt pintes, ou au-tant de livres pesant poids de troy. M.Chambers remarque fur la contenancedes différentes sortes de gallons , que legallon de vin contient 2ZI pouces cubi-ques, & huit livres avec du poids d’eaupure ; que le gallon de bierre & d’aiiecontient 282 pouces cubiques, & que iegallon dc grain & de farine contient 272pouces cubiques , & neuf livres treizeonces d’eau commune.
Gallon se dit encore en quelques lieuxde France, mais particulièrement enNor-mandie, du côté de Caen, d’une mesuredes liqueurs contenant deux pots ou lamoitié d’un scptier. Cc gallon n’estgueredifférent de celui d’Angleterre, &ilyàmémo de l’apparencs qu’il y a passé dcNormandie avec Guillaume le Conqué-rant. V. C article précédent. Gallon , boiteou petit boisseau qui sert en Touraîncpour mettre les prunes secb.es qn’on ap-pelle pruneaux. Onn’y met ordinairementque ceux qui font les plus beaux, L qui
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soirt réíìte de ccs fruits secs. V.oyeï PB.V-n eau gallon. Les épiciers appellentaussi gallons , certaines boites rondes &peintes de diverses couleurs , qui vien-nent de Flandres, dans lesquelles ils ren-ferment plusieurs fortes de marchandi-ses, fur-font les drogues & épiceries*Chaque gallon a une cartouche Su étiquet-te , qui marque en gros caractères la dro-gue ou marchandise qui y font. Dlílicttn,île commerce N de Chambers..
GALLOWAY, Gallovidia , 'Gatíia,Gíog ,, province considérable dé l'Ecosseméridionale, a vec titre de comté , furlamerd’Irlande, qui la baigne au sud Kà l’ouest; cils est bornée à l’estpSr le Ni-thardale ; au nord, par les provinces deKyle & de Carrick : ion terroir est toutcultivé ; on en tire quantité de laines &de chevaux petits, trapus,courts, softs &estimés. C'est un pays montueux, & par-lé plus propre à nourrir des bestiaux qu’àrecueillir des grains. Cambdcu croît quele Gallenvay est uuc partie du pays des an-ciens No vantes , & c’est pour cela quequelques-uns l’ont appelle Novantmntk,Cberfotserus. Witheru est la capitale dacette province. {p.J.')
GAL LUS (Vi b : u s Ho m t iliA Vsts)Hist. des empereurs, étoit d’unc familledes plus distinguées de Rome. Après lamort dc Décius, qui l’avoit comblé debienfaits, il fut proclamé empereur parles légionsl’aii 232 de l’crë chrétienne.11 ne monta fur le trône que pour désho-norer le nom romain. Les Goths qui ra-vágeoient ics plus belles provinces del’empire, lui tirent acheter ignominieu-sement la paix. Use soumit-à leur payerun tribut annuel qui ne fit qu’,allumerleur avarice. L’argent qu’il leur donnaleur fournit les moyens de lever des ar-mées plus nombreuses; K plus ils rece-voieirt, plus ils devenoïent redoutables.Cc fut dans la Thrace, la Méfie,la Thes-salie & la Macédoine , qu’iís commirentle plus de ravages. Différeus peuples sor-tis des bords de la mer Glaciale, insul-tèrent impunément à l’indolence «ìë Gai-ius qui aimoit mieux acheter la paix Iprix d’ítrgeut qiie d’en prescrire les con-ditions après des victoires. L’iiitérét cidses plaisirs lui failoit oublier ceux ds1’cmpire. Les Parthes, encouragés paffou indifférence stupide, entreront dans,la Mésopotamie, d’où ils chasseíent lá
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