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Tome XV. FORE - GENU
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roiTiridate. Saper, roi des Perses, en-tra dans ia Syrie, oìi tienne résida à sesarmes.Tandis qu’on dépouilioit i’empirede ses pins riches provinces , Gailttsabruti dans les voluptés, associait sonfils, encore au berceau, à l’empire ; com-me si I’ombre d’ini collègue lui cùt donnéla réalité dt; pouvoir. ílfitbattre des man-noies avec cette inscription, Tìrtus Au-gujht um. I.e fléau des guerres ne fut pasle seul qui affligea P empire. í.a peste cau-sa plus de ravages que les armes des bar-bares. La contagion éclose dausl’Ethio-pie se répandit dans tontes les provinces ;la mort exerça tant de ravages que lemonde fut menacé de rester fans hahitans.Enfin le régné dc Galius ne Fut mémora-ble que par des désastres. Les peuples quilui attribuaient toutes ces calamités ,étoient prêts de palier du tumulte à larévolte. Gailtts sortit de son sommeil ; &pour ménageries esprits irrités, il adoptale fils de Décius , que quelque tems aprèsil fit emprisonner. Ses fureurs s’étendi-rent for les chrétiens qui eurent à essuyerles plus cruelles persécutions. Tandisqu’il se livreit anx plus sales voluptés,& íur-toiit au plaisir de répandre le sanginnocent, il reçut la nouvelle qu’Emilienavoit été proclamé empereur parles lé-gions de M ésie : il se mit à la tête de sonannée pour aller étouffer cette rébellion;mais il essuya une honteuse défaite qu’onattribua à son incapacité. Les soldats,honteux d’obéir à un chef trop lâche &trop ignorant pour leur commander, lemassacrèrent avec son fils Volusien quin'avoit point participé à ses désordres. IIfut tué à Page de cinquante-sept ans ,dont il avoit régné deux. Ce fut moinsun tyran qu’un prince fans vertus. Sonmalheur fut de naître dans imíiecle où ilfalloit de grands crimes ou dc grandesvertus pour se maintenir sur le trône.

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GALOCHE , s. f. Cordonn. Ce nom adifférentes significations: c’est une chaus-sure de cuir qui couvre 'e soulier, qui letient propre & le pied sec ; c’estune es-pece de sandale à semelle de bois. Toyezles Descriptions des arts U métiers , in-4°. tome Ut, p. $03, ç 17, S4i.

Galoche , Marine , c’est unepoulie dont le mouffle est fort plat ,fur-tout d’un côté : on rapplique furlî grande vergue & fur la vergue de mi-

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sene, asm d’y passer des cargncs-boti»lines.

On appelle auili galoche une piece debois en forme de demi-rond, qui sert àporter les taquets d’éeoutes.

On donne encore ce nom à un trou àdemi couvert par une petite piece de boisvoûtée qu 011 fait dans le panneau d’u-

j ne écoutille , pour faire passer lîn cable.

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. GALOIS , f. m. pi. Hijl. dc la cheval.,nom que les historiensdonnent aux mem-bres d’une efpece de confrairie qui partiten Poitou dans le quinzième siecle, &qu’on pouvoit appellcr la confrairie despénitens d'amour. Les femmes, auili bienque les hommes , entreront dans cetteconfrairie , & se disputèrent à qui sou-tiendroit Icplus dignement l’honneur dece fanatisme d’imagination, dont l’objetétoit dc prouver ì’excès de son amourpar une opiniâtreté invincible à braverles rigueurs des saisons. Voici ce qu’a-joute M. de Sainte-Palaye , dans son cu-rieux Traité de la chevalerie.

Les chevaliers, les écuyers, les da-mes & demoiselles qui embrafl'oient cetteréforme, devaient, suivant leur institut,pendant les plus ardentes chaleurs de Pé-té , se couvrir chaudement de bons man-teaux & chaperons doublés, & avoir degrands feux auxquels ils se chaufFoícntnomme s’ils en eussent eu grand besoin :enfin ils Faisoient en été tout ce qu’oufait en hiver; peut-être pour faire allu-sion au pouvoir de P amour , qui, sui-vant nos anciens poètes, opéré les plusétranges métamorphoses. L’hiver répan-doit-il ses glaces & ses frimats fur toutela nature : P amour alors char.geoit Per-dre des saisons ; il brûloit dc ses feux lesplus ardens les amans qui s’étoient ran-gés fous ses loix ; une petite cotte simpleavec une cornette longue & mince, com-posoit tout leur vêtement; c’eútété uncrime d’avoirfourrure, manteau, hous-se , ou chaperon double, & de porter unchapeau , des gants , & des mouffles;c’eút été une honte de trouver du feudans leurs maisons ; la cheminée de leursappartemens étoit garnie de feuillagesou autres verdures, fi Pon pouvoit enavoir , & Pon en jonchoit aussi les cham-bres. Une serge légere étoit toute cou-verture qu’on voyoit sur le lit.

A P entrée d’un galois dans une maison»