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GANXUNG , Gíogr ., cité <le la Chi-ne , dans la province de Quiecheu ; elleest de 12. d. (>' plus occidentale que Pé-kin , & compte 25 d. 3?' de lut. ( D. J.)
GANYMEDE, Mytholog. Homere dé-clare que c’étoit le pins beau de tous leshommes, que les dieux le ravirent parcette raison ; fi l’on en croit les autrespoètes, il fut aimé du seul Jupiter, quien fit fou échanson, depuis le mariaged'Hébé avec Hercule. Un jour, dise ut-ils , que ce charmant Phrygien chassoitfur le mont Ida, l’aigle de Jupiter , ouJupiter lui - même fous la forme d’un ai-gle , l'enleva dans l'olympe pour lui ser-vir à boire, & le plaça au nombre desdouze signes du zodiaque , fous le nom deVerseau. Tel est l’usage des poètes, ditCicéron, de transporter aux dieux les pas-sions des hommes, au lieu qu’il seroit àsouhaiter qu’ils cuisent appliqué auxhommes les vertus des dieux.
La fable de Gatiymede paroît fondée furlin fait historique, mais qui est narrédiversement par les anciens. Les unsprétendent que Tros ayant envoyé "enLydie son fils Ganymede avec quelquesseigneurs de fa cour , pour offrir des sa-crifices dans un temple consacré à Jupi-ter , Tantale qui étoit souverain du pays,ignorant les projets du roi de Troie, pritcette troupe pour des espions, arrêta lejeune Ganymede , le retint prisonnier,ou peut-être le fit servir d’échanson à satable.
D’autres racontent que Ganymede futenlevé par Tantale , qui en étoit amou-reux ; qu’Uus marcha contre le ravisseurpour arracher son frere de ses mains ;qu’onenvint it un combat très - vif, oùles troupes de Tantale portoient un aiglefur leurs enseignes , & où Ganymede per-dit la vie ; son corps que l'on cheicha nes’étant point trouvé, on feignit que Ju-piter l’avoit enlevé.
Quoi qu’il en soit, la fable de Gany-mede brille dans un ancien monument quis'eil conservé jusqu’à nous : on y volt unaigle avec les aigles déployées , ravissantlin beau jeune homme qui tient de lamain droite une pique , symbole du dieu iqui l’enleve , & de la main gauche unelirne à yerser de l’eau , marque de l’officed’un échanson. Aussi le nom de Ganymededésignoit tout valet qui donne à boire ;tugetulum Ganymedem respice qitamJilies:
Tome XV. Partie U.
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mais ce même mot désignoit priticipak-ment un efféminé.
La statue de Ganymede fut transportéede la Grece à Rome, au temple de la paix;& Juvénal y a fait allusion : nuper eniittut repeto fanum JJidis , U Ganymedem pu-
cil. (D. ./.)
Ganymede, Aflronom , nom quequelques auteurs ontf-donne à la constel-lation d'Antinoûs, d’autres à celle dtiVerseau. ( M. de la Lande )
GAOGA , s. m. Géogr. Quelques-unsécrivent Kungha , province du désert, àl'extrêmité orientale de la Nigritie, qui apour ville unique connue Gaoga. Au nordde cette ville, on voie encore quelquesvestiges de l’ancienne Cyrene, capitaledelaLybie cyrénaïque, & qui étoit au-trefois une des villes principales de la fa-meuse Pentapole. Le lac de Gaoga est parle 43. de long. & le 16. de lat. septentrio-nale. ( D. J.)
GAONS , f. m. Théologie , nom q u'ondonne à ungsecteou ordre des docteursjuifs, qui parurent en orient après laclôture du Talmud. Le nom du gaons,signifie, excellent , sublime. Ils succédè-rent aux sébunéens ou opinans, vers lecommencement du sixième siecle, & eu-rent pour chef Chanam Mericbka. II ré-tablit l’académie de Pundebita , qui avoirété fermée pendant trente ans, vers l’att1 763. Judas l’aveugie qui étoit de cet or-dre, enfeignoit avec réputation. Les Juifsle l’urnonimoient plein de lumière , & ilsestiment beaucoup quelques leçons qu’ilslui attribuent. Sckerira , du même ordre,parut avec beaucoup d’éclat'à la fin dumême siecle. II fe dépouilla de la chargepour la cédera son fils Hai, qui fut ledernier des excellera. Celui-ci vivoitaucommencement du onzième siecle, & ilenseigna jusqu'à sa mort, qui arriva eu1037. L’ordre des gaons finit alors aprèsavoir duré 280 ans selon les uns, 330ou tnéme 448 selon d’autres. On a deces docteurs un recueil de demandes &de réponses, c’eft - à - dire de questions &de solutions au nombre d’environ 400.Ce livre a été imprimé à Prague en ,& à Mantoue en 1597. Wolf, Bittloth.,hebr. Caimet, Diéíionn.supplém. de Mu-rer ì. (G)
GAP, Vapincum , Gíogr. De Vapin-cum s’est formé Gap, comme gâter devustare. V alois, Notit. grill. p. 554, C’eitA a t