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Une ancienne ville de Franse en Dauphi-ne capitale d u Gapençois , avec unévéí.hé suffragant d’Aix. Le Gapenqois ,Vuppsíicenjtspagus , a titre de comté , &î’nn tait que le parlement de Provence ainutilement réclamé cette petite contrée,comme usurpée par le parlement de Gre-noble. Gap est an pied d'une montagne,sur la petite rivière de Beny, à A'lieuesde Sifteron , 7 d’Embrun , 20 de Greno-ble. Imgit. -Z. 44- rz. lutit. 44. 3S. 9.CO. J.)
Cette ville a peine à se rétablir du sacqn’elle souffrit en 1692. Le quatrième deses évêques, nommé Constantin, assistaau premier concile d’Orauge.
Les peuples de ce pays s’appelloientautrefois Trìcorii. Annibal entra dans leterritoire des Trirattins, de là il s'avan-qa dans celui des Voeontiens. Les Bour-guignons , ensuite les rois Charlovin-giens, & après eux , les comtes de For-calquier , ont possédé ce pays. Louis XI& Ion fils Charles VIÍI en cuvent la sou-veraineté après la mort de Charles duMaine, neveu du roi René comte de Pro-vence.
Les évêques de Gap , dont la ville étoitde la seconde Narbonoife ont toujours re-connu les archevêques d’Aix pour métro-politains.
Des comédiens , en quittant cette villeeu s 772 . offrirent de revenir, 15 on leuraffuroit 3000 livres : comme on travail-îoit à rassembler cette somme, M. deNar-bonne, évêque de Gap, depuis nommé àrévèché d’Evreux , proposa aux notablesde change- la destination de ces souscrip-tions en mont de piété pour un grenierd’abomlance , en faveur duquel il promitd’ajouter pareille somme; ce qui a étéexécuté. Quel exemple pour les âmesbienfaisantes ! Quelles flatteuses espéran-ces pour le diocèse d’Evreux ! (C)
GARAC , Géog ., isle du golfe Périr-que, à peu près également éloignée descôtes de Perle L de l’Arabie , à 18 lieuesou environ de l’embauchure de l’Euphra-te. On y Fait la pêche des perles. Long. 67.ly. lai. 28.4Ç- (D.,/.)
GARAMANTES, llìst. Les Gara-mantsscpn les anciens regardoient com-me une tribu numide, habitoient un paysqui étoit tout en longueur , & qui confi-noit à l’Ethinpie proprement dite : c’étoitpour ainsi dire la patrie rie toutes les es-
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peces de bêtes Féroces qui sembloíent dis-puter aux hommes l’empire de cette con-trée. La guerre continuelle que les habi-tans avoient à soutenir contre ces ani-maux , auroitdû élever leur courage au-dessus des périls ; & comme ils ne su b si s-toient que du produit de leur chasse , ilsvivoient dans un état rie guerre j maismalgré cet exercice qui suppose du cou-rage, ils étoient si pusillanimes, qu’ilstrembloient à la vue d’un étranger désar-mé ; & eussent - ils été vingt contre unseul aggresseur, ils n’auroient opposé au-cune résistance. Telle fut la lâcheté despremiers Garamantes , mais leurs des-cendans donnerent dans la fuite plusieurstémoignages d'íntrépidíté ; & comme lavie nomade endureissoit leur corps , onles compta au nombre des nations néespour la guerre. Les déserts qu'il saiioittraverser pour aller jusqu’à eux, assurè-rent leur indépendance. Leur pauvreténe pouvoit allumer l’avarice d’un con-quérant i & les brigands qui infestoientles routes, étoient autant de remparts quiles défendoient contre les incursions Aeleurs voisins ; ainsi ils eurent peu d’oeca-sions d’exercer leur courage. Les Ro-mains qui vouloient avoir des sujets par-tout où il yavoitdes hommes, en firentla conquête. Cornélius Galba obtint leshonneurs du triomphe pour les avoir sub-jugués ; mais trop farouches pour se Fa-miliariser avec le joug, ils r.entrerentbientôt dans la jouissance de leurs droits,& ne voulant obéir qu'àleur chef, ils sechoisirent un roi qui embrassa la querel-le de Tacfarinas,contre les Romains. Pto-lomée assure qu’ils étoient nombreux &puissans, & que ce Fut leur attachementpour la vie sauvage qui les empêcha de fi-gurer parmi les peuples les plus célébrésde la terre. Le mariage n'étoit pas un con-trat civil qui engageât leur liberté. L’u-nion du sexe étoit autorisée par le besoinmomentané rie se reproduire. L’amourchez eux n’étoit qu’un appétit brutal.Le culte d’un peuple qui n’a point de de-meures fixes, doitêtrefimple; ses autels& ses temples ne pourroient être trans-portés dans les différentes contrées qu’ilparcourt : les Garamantes, quoique tou-jours errans, avoient consacré un templeen Phonneur de Jupiter Amman , objetparticulier de leur culte. Ce dieu y étoitreprésenté avec ries cornes rie bélier ,