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Tome XV. FORE - GENU
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îabours répétés qu’il a reçus le disposentmerveilleusement à toutes sortes de pro-ductions.

On pourroit néanmoins continuer à yremettre de h garance , après savoir bienfumé.

Selon M. Miller,un fable léger ne peutfournir une seconde récolte de garanceqn’au bout de huit ou dix ans.

fa culture de ìagarnnce , aux environsde Lille, différé peu de la méthode quenous venons de détailler. Après avoir fu-mé la terre au mois de novembre , onla laisse reposer jusqu’au mois de tnarsde l'année suivante, que l'on donne un la-bour avec les charrues du pays ; & quandle guéret est un peu hâlé , on le hersepour briser les mottes. En mai, on donneun fécond labour très-profond ; I on her-se , puis on plante- Ayant arraché le plantdans un champ de vieillegwímce, voisinde celui qu’on plante, on l'enterre dansCelui-ci avec une pioche ou espece debeche , observant que les tiges qui ont or-dinairement un pied de long, soient in-clinées à l’horison sous un angle d’envi-ron quarante-cinq degrés, & qn’il ne pa-reille dehors que le premier nœud oul’cxtrêmité de la plante. Les sillons degarance font à quinze pouces les uns desaunes , & il y a trois polices de distanceentre chaque tige. On laisse, de dix en dixpieds , douze à quinze pouces vuides degarance. Les plantes s’alongent beaucoupjusqu’au mois de juillet, que l’on donnelin léger labour à toute la garanciere avecun instrument Fort étroit, ayant foin decoucher les nouvelles pousses, & de les•ouvrir d’un peu de terre.

M. Miller ditqu’à Schowen , en sep-tembre ou octobre de la premiere année,on étend avec soin la fane sur les plan-ches , fans rien couper, & qu'en novem-bre on jette trois ou quatre pouces deterre par-dessus; ce qu’on exécute à lacharrue ou à la beche.

Au mois de mars de la seconde année ,les cultivateurs de Lille fouillent à unpied & demi ou deux pieds de profon-deur , les espaces vuides dont la terre sertà couvrir les nouveaux jets jufqu’auprèsde leur extrémité. On arrache , au moisde mai suivant, le plant dont on a besoinpour former de nouvelles garancieres.Les jets qu'on n’arrache pas, fe fortifientjusqu’au mois d’août. On cu fauche l'her-

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be alors, & en octobre on en arrache lesracines.

En Hollande & en Zélande , les plan-ches n’ont que deux pieds de large & con-tiennent quatre ou cinq rangées.On a soind’arracher souvent les mauvaises her-bes. La garance reste en terre communé-ment deux années, quelquefois trois ouquatre. Ou a soin aú commencement dechaque hiver , de répandre de la terre furles plantes, ensorte qu’elles en soient biencouvertes.

MM.de Corbeil, qui ont apportébeau-coup d’attention & d’intelligence à la cul-ture de cette plante , ptès de Montargis ,ont trouvé une épargne considérable, endonnant une partie des labours avec lacharrue à une roue , qui n’h pasl’incon-venient d’endommager la garance pár letrépignement des chevaux, & par lesrouelles, comme les charrues ordinaires.Suivant cette pratique , le champ étantbien labouré & hersé, il faut le diviserpar planches de deux pieds de large. Unede ces planches servira alternativementaux plantes, & l’antre aux plates-bandes.On forme avec la petite charrue , an mi-lieu des planches, un sillon unique, lar-ge de quatre pouces ; & si on laboure avecdes bœufs, le joug doit avoir assez delongueur pour que les bœufs, éloignésl’un de l’autre de deux pieds & demi, nemarchent point fur les planches. On cou-che le plant dans ces sillons, ne mettantque deux pouces de distance d’un plant àl’autre, & les posant alternativement,l’un sur la droite, l’autre sur la gauchedu sillon : puis on les couvre de terreavec la houe; ne laissant paroître quedeux ou trois doigts de l’extrémité de cha-que provin. Au bout de quinze jours outrois semaines , quand il y a des pousseshautes d’uu pied , on passe un trait decharrue de ehaqlie côté du plant, pourmettre la terre en faqon , &on couche àla main les tiges de droite & de gauchepour garnir la largeur de la planche ,ayant soin que l’extrêmité soit hors deterre. On pourroit, dans une année sé-ché , labourer les plates-bandes à la char-rue , renverser la terre du côté des plan-ches & ensuite en jeter fur ses mêmesplanches avec une houe; ou même, enFaisant passer sur le tout une herse dontles dents fussent assez courtes pour ne pastirer de terre les brins couchés, on por-