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Tome XV. FORE - GENU
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seule action su vent, ainsi qtieles Leván*tins le pratiquent. Ce seroit peut-être unava:ita,;e de l’arrachis qti’on seroit auprintems, saison de hâle; tandis qu’enFrance l’air n’est pas communément assezsec dans le reste de Tannée , pour bien des-sécher la garance. Le principal est de fai-re sécher lentement le parenchyme de laracine, en prenant des précautions pourl’empêcher de moisir avant qu’il soit par-faitement sec.

Selon M. Miller, la garance de Scho-Aven , en Zélande, demeure vingt, ouvingt-une heures dans une tout ai Ile ;puis on la change de place, pour qu’ellesubisse un moindre degré de chaleur, ceque Ton fait successivement pendantquatre ou cinq jours,après lesquels, quandelle t-it assez seche , on la bat sur une aire ,pour óter toute la poudre & la terre , &os> i'étend sor une toile de crin, où ellereste environ vingt heures exposée à lachaleur de T étuve , qu’on proportionne àla grosseur des racines & au froid qu’ilfait dehors.

Le bon degré d’exsiccation est, lorsquela garance se rompt net après avoir unpeu plié. Mais il esta propos de retendreencore à une petite épaisseur dans tin gre-nier sec , au sortir de l’étuve ; Thnmiditéachevé de s’y dissiper d’elle-même en va-peurs.

Quand les racines font presque refroi-dies, on les pose sur des claies fort fer-lées, & on les bat à petits coups avec unfléau léger. On les vanne ensuite, pourenlever aux grosses racines le chevelu ,une partie de í’épidertne, & une terre si-ne que faction de l’étuve rend aisée à dé-tacher. Toutes ces matières, qui altére-Toient la qualité des bonnes racines, eiirendant les teintures moins brillantes,restent fous les claies ou au fond du van.Les petites racines , nettoyées de la terre& d’uoe partie de l’épiderme, se nom-ment le billon, qui peut être rejette com-me inutile, quoiqu’on remploie en Hol-lande à des teintures communes.

_En Zélande, les étuves font fi échauf-fées, que les ouvriers font obligés ri’ctrepresque nus. Quand les racines font bienfeches , on les moud & on les tamise pouren séparer la pellicule grise; & le pluspur est entassé dans des doubles sacs, oudans des futailles, pour êtrejvendu fousle nom de garance grappe.

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Si les récoltes font petites, on peht ftservir d’nn four, dont la chaleur ne soitque de trente-trois ou tfente-cìnq degrésdu thermomètre de M. de Réaumur : maiscette opération est fort longue.

Lorsque la garance est suffisammentdesséchée & mondée de son billon, ellepeut être vendue en cet état aux teintu-riers. Le moulin n’est nécessaire quequand on veut la réduire en poudre , ou ,comme disent les teinturiers , la grappes.

Malgré tens les foins que Ton peutprendre pour bien sécher la garance, sile brouillard pénétré dans le moulin ouantre lieu où elle est à découvert, on s’ap-perqoit qn’elle commence à devenir hu-mide. II faut alors renfermer prompte-ment, & la garder dans un lieu sec. Simême le moulin ne communique pasavec l’étnve , ensorte qu’il en reqdive dela chaleur, la garance reprend aisémentde rhumidité, & s’empâte fous les cou-teaux: ce qui lui fait beaucoup de tort.tomme ces travaux se font presque tou-jours en hiver , on ne sauroit trop se pré-cautionner contre les brouillards de cet-te saison.

En employant la garance avánt qu’ellesoit seche, on économise au moins cinqhuitièmes.

Un arpent bien cultivé suivant la non.velle méthode, peut produire endix-hnitmois , pour le moins deux mille cinqcents livres de racines fraîches , qui ren-dront environ trois cents livres de ga-rance seche. Ce seroit même une mau-vaise récolte pour un terrein médiocre,dont le produit, année commune, doit êtresûrement évalué à quatre ou cinq centsUvres de garance seche. Cette récoltedoit beaucoup varier, suivant la natureries terres & la circonstance des saisons.

Dans la culture que nous avons ci-de-vant décrite , comme celle que l’expc-rience a fait voir être plus avantageuse ,lorlque les planches d’une récolte fontentièrement voiries , on laboure tout leterrein pour y remettre de la garance, ob-servant de placer les planches au milieude l’efpace où étoient les plates-bandes.Du reste on se conforme à la pratique ci-dest’us. Dix-huít mois après, quai-ui cetteseconde garance est récoltée, on disposela terre à porter du grain , & on peut êtreassuré d’abondantes récoltes, vu que lagarance n’épuise pas le terrein, & que les