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tncncenient de U monarchie, nos rois,au lieu de souscrire ou sceller leurs let-tres. les scelloient ou Faisoient sceller deleur sceau, soitparce que les clercs & lesreligieux étoient alors presque les seulsqui enflent sillage de récriture, ou plu-tôt parce que les rois ne voulant pasalors s’assnjettir à signer eux-mêmes tou-tes les lettres expédiées en leur nom,chargèrent une personne de confiance dela garde de leur sceau , pour en apposerl’empreinte à ces lettres, au lieu de leursignature.
Celui qui étoit dépositaire dn sceau duroi, du te m s de la premiere race, étoitappelle grand référendaire , parce qu’onlui Faifoit le rapport de toutes les lettresqui dévoient être scellées ; & comme faprincipalefonction étoit de garder le l'celroyal qu’il portoit toujours fur lui, on ledéfignoit auiïi souvent sous le titre degarde ou porteur du scel royal : gerulusannuli r égalis , cujlos regii figìtti.
Le premier qui soit désigné commechargé du scel royal, est Amalsindon ,lequel se trouve avoir scellé du sceau deThierri, premier roi de Metz, la charteportant donation du monastère de Flavi-gny , au diocèse d’Autun : Jìgillante , est-il dit, perillustri -vira Amalfindon? Jigittorégis. Le titre de perillustris que l’ondonne à cet officier, marque en quelleconsidération étoit dès-lors celui quiavoit la garde du sceau.
Grégoire de Tours, li<v. V. ch. 5, faitmention de Siggo référendaire qui gai-doit l’aiineau de Sigebert premier, roid’Austrafie, qui annulant Sigiberti tenue -rat; & que Chilpéric roi de SoilTons,sol-licita d’accepter auprès de lui le mêmeemploi qu’il avoit eu près de son Frere.
Sous Clotairell, Ansbert archevêquede Rouen Fut chargé de cette fonction ,ainsi qu'il est dit en fa vie, écrite par An-gradeou Aigrade, religieux bénédictin,qui Fait mention que ce prélat étoit con-Aìtor regalìttm prìvìlegiorum , Çj’ gerulusannuli regalis, quo eademJtgnabantur pri-vilégia.
Surins en la vie de S. Onen, qui futgrand référendaire de Dagobert premier,& ensuite de Clovis II son fils, dit qn’ilgardait le scel ou anneau du roi pour scel-ler tontes les lettres & édits qu’il rédi-geoit par écrit : ad ohfigmnda jeripta veledicía regia quab ìpso conscribcbantur ,
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figitlum vel omnium régis cuflodiebat. Ai-moin, liv. IF, ch. 41, & le moine Si-gebert en fa chronique de Tannée 637 ,Font aulfi mention que 8. One n avoit lagarde de l’annean 011 scel royal, dont ilscclloit toutes les lettres du roi qui dé-voient être publiques.
On lit en la vie de 8. Bonit évêque deClermont en Auvergne, qu’étant aimétrès-particulíerement de Sigebert IIIroid’Austrasie, il Fut pourvu de Toffice deréférendaire, en recevant de la main duroi son anneau , anmtlo ex manu régis ac-cepta .
Du terris de Clotaire III, la même fonc-tion étoit remplie par un nommé Robert:quidam ittujlris Robertus nomìne , genero-saex fiirpe proditus, gerulus suer atannul-li regii Clotarii; c’est ainsi que s’expliqueAigrard qui a écrit la vie de Ste. Angra-desme sa fille.
II paroi t par ces dissérens exemples,que tous ceux qui rempliffoient la Fonc-tion de référendaire fous la premiererace de nos rois, étoienttous en mêmeteins chargés du scel ou anneau royal.
II en fut de même sous la seconde ra-ce, des chanceliers qui succédèrent auxgrands-référendaires ; quoiqu’on n’aitpoint trouvé qiTaucun d’eux prît le ti-tre de garde du scel rotai , il est néan-moins certain qn’ils étoient tous chargésde ce scel.
Sous la troisième race de nosrois , lagarde des sceaux du roi a aulfi le plus sou-vent été jointe à Toffice de chancelier,tellement que la promotion de plusieurschanceliers des premiers siécles de cetterace, n’est désignée qu’en disant qu’onleur remit le sceau ou les sceaux, qnoi-qu’ils fussent tout à la fois chanceliers &garde iessceaux.
On voit aussi dans les historiens de ceteins, qu’en parlant de plusieurs chan-celiers qui se démirent volontairement deleurs Fonctions, soit à cause de leur grandâge 011 indisposition , 011 qui furent desti-tués pour quelque disgrâce , il est dit sim-plement qu’ils remirent les sceaux ; cequi dans cette occasion ne signifie pas sim-plement qu’ils quittoient la fonction degarde des sceaux, mais qn’ils fe démet-
I toient totalement de Toffice de chance-lier, que l’on défignoit par la garde dusceau, comme en étant la principalefonc-tion. Aulfi voit-on que les successeurs df