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Tome XV. FORE - GENU
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yírazíXjd’antres sceaux plus grands, poursceller les lettres qui dévoient être publi-ques , & que par cette raison l’on en-voyoit ouvertes, ce que l’on a depuis ap-pelle lettres patentes. ,

Le premier exemple que j’aie trouvéde ces grands sceaux, est dans une char-te du teins de Louis le Gros, datée del’an 1106, pour l’églisede 8. Eloide Pa-lis ; elle est scellée de deux grandssceaux appliqués fur le parchemin de lalettre : dans l’un le roi est astis fur iontrône, dans l’autre il est à cheval, & àl’entour font écrits ess mots, l’bilippus'gratia Dci Frcmcorum rex; ce qui prouveque ces sceaux étoient en usage dans letems de Philippe I.

Depuis que l’on se servit ainsi de plu-sieurs sceaux, il étoit naturel que celuiqui en étoit dépositaire fût appel! é gardedes sceaux ; cependant on continua encorelong-tems à l'appeller simplement gardedu scel royal , comme si le scel du roiétoit unique 5 ce qui feroit croire que lesecond sceau dont on a parlé, représen-tant le roi à cheval, n’étoit autre choseque le revers du premier sceau : mais onn’étoit point encore dans l’usage d’appli-quer ce second sceau par forme de con-tre-scel, c’est-à-dire, derrière le pre-mier.

Le scel fabriqué du tems de Philippe I,étant beaucoup plus grand que le sceauou anneau dont on s’étoit servi jusqu’a-lors, fut surnommé le grand scel , & ce-lui qui en étoit chargé étoit quelquefoisappellé le porteur du grand scel du roi.

Cette distinction dn grand scel futsansdoute établie , tant à cause du cachet ousceau privé d n roi, qu’à cause du contre-scel ou scel secret, qui fut établi sousLouis Vil, & qui étoit porté par le grandchambellan.

La chancellerie étoit vacante en tisg,suivant une charte de Louis le Gros pourS. Martin-des-Champs, à la fin de la-quelle il est dit, cancellario nullo; ce quipeut d'abord faire penser qn’il y avoitalors quelqu’un commis pour tenir legrand scel du roi: mais il n’en est pointfait mention , & il est plutôt à croire quependant cette vacance le roi tenoit ltii-méme son sceau, comme plusieurs de nosrois l’ont pratiqué en pareille occasion.On trouve plusieurs chartes du douzièmesiécle, que les rois faisoient sceller en

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leur présence, L à la fin desquelles il ya ces mots, data per mannm regiam , va-cante cancellarìai ce qui fait de plus enplus sentir la dignité attachée à la fonc-tion d égards des sceaux, puisque nos roisne dédaignent point de tenir enx-mêmesle sceau en certaines occasions.

La chancellerie étoit dite vacante lors-qu’il n’y avoit ni chancelier, ni garde dessceaux.

Hugues de Chamfleuri fut nomméchancelier de France en 1151. mais fadisgrâce le fit destituer de cet office ; desorte que la chancellerie vaqua durant lesannées 1172, 1173, 1174,117? , 1176 L1177. II paroît néanmoins que Hugues futrétabli dans les fonctions en U75 ,qui estTannée de fa mort.

La chancellerie vaqua encore en 1179,comme il paroît par un titre du cartulairede S. Victor.

' Elle vaqua pareillement durant toutle régné de Philippe Auguste, fi Ton enexcepte les années 1180 & Ti85, où ilest parlé de Hugues de Puiseanx en qua-lité de chancelier, Tannée 1201, où Guid’Athies vice-ehancelier pendant la va-cance de la chancellerie, fit la fonctionde garde des sceaux , & les années 1203 ,1204 j 120; & 1207, où frere Guérin,chevalier de Tordre de saint Jean de Jé-rusalem, fit la même fonction de gardedes sceaux, vacante canceUaria; il futdepuis élevé à la dignité de chancelier ,dont il releva beaucoup l’éelat.

II paroît par une charte de TannéeIiz6, qui est la premiere du régné de S.Louis , que frere Guérin faifoit encoreles fonctions de chancelier : mais depuisil n’y en eut point pendant tout le régnéde saint Louis, il fe contenta de commet-tre successivement différentes personnesà la garde du sceau.

Suivant une cédule de la chambre descomptesau mémorial A, qui est fans da-te , & nne autre cédule au mémorial E ,fol. 132, Philippe d’Antogny portoit legrand scel du roi 8. Louis : il prenoitpour foi, ses chevaux, & valets à che-val, sept fous parisis par jour pour l’a-voine & pour toute autre chose, exceptéson clerc, & ion valet qui le fervoit en lachambre, qui mangeoient à la cour; &leurs gages étoient doubles aux quatrefêtes annuelles.

La derniere des deux cédilles dont oa