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Tome XV. FORE - GENU
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Par un édit donné à Amboise au moisd’avril suivant, le roi érigea un état de

f arde dessceaux de France en titre d’of-ce, sans désignation d’aucune personne,avec attribution des honneurs Sí autori-tés appartenant à un chancelier de Fran-ce , méme de présider au parlement L augrand-conseil ; pour être ledit office sup-primé après la mort du chancelier Olivier& subrogé à icclui.

Cet édit fut vérifié contre les conclu-sions du procureur général, & publié enl’audience le 8 mai i;;,.

Bertrand fut pourvu de cet office degarde des sceaux par lettres du 22 du mê-me mois, vérifiées le 14 août suivant ;il fut archevêque de Sens, cardinal, &mourut à Venise , faisant la fonctiond’ambassadeur , le 4 décembre 1560.

II jouit paisiblement de son office degarde des sceaux , présida souvent ati par-lement de Paris, tant en la grand’-cham-bre , qu’aux grandes cérémonies des litsde justice & proceflìons générales, com-me il paroít par les registres de laditecour des is novembre, 12, i;, 16, 17& 18 février, 28 mars iz;i, 13 Juin1552 . & antres.

Durant le voyage du roi en Allema-gne, il demeura avec le conseil - privé•établi à Châlons, près de la reine régen-te , où il rendit pour elle en fa présenceL en plein conseil les réponses nécessai-res aux remontrances des députés du par-lement. II faisoit les mêmes fonctionsque fi le roi y eût été, comme il fe voitparles registres du parlement du iz juiniçj2 ; il exerça l’office de garde des sceauxjusqu’à la mort d’Henri II, arrivée le10 juillet i;;9-

Le roi François II remit alors le chan-celier Olivier dans l’exercice de son of-fice .■ mais étant mort le 30 mars 1560, &le cardinal Bertrand lui ayant donné fadémission de í'office de garde cl es sceaux ,le roi nomma pour chancelier Michel del’Hópital, auquel en 1568 il fit redeman-der les sceaux, attendu que le chance-lier étoit indisposé, & horsd’état de sui-vre le roi , qui se disposoit à faire ungrand voyage.

Les sceaux furent auflï-tát donnés iìJean de Morvilliers, évêque d’Orléans,auquel François II lesavoit déja offertsdès 1560; il les garda fans commissionjusques fur la fin dePannée 1570. JamaisTerne XV. FartieU.

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personne n’avoit gardé les sceaux fi long-tems fans aucun titré. II obtint, étantévêque d’Orléans, le 13 mai 1537, deslettres patentes portant qu'il aifroit séan-ce & voix délibérative au parlement,tant aux jours de plaidoicríe que de con-seil, comme conseiller d’état, en consé-quence de l’édit lait en faveur de tous lesconseillers du conseLl-privé, nonobstanSles modifications qui y avoient été ap-portées pour l’exclusion des jours de con-seil j lesquelles lettres patentes furentvérifiées au parlement le 13 janvier sui-vant, à la charge de ne pouvoir prési-der en l'absence des présidons. En 1570,étant accablé d’infirmités , il obtint lapermission de fe démettre des sceaux.

Charles IX les donna à René de Bi-ragues, président qui les conserva quel-ques aimées, fans avoir non plus aucu-nes provisions du roi ; & pendant cete m s, Jean de Morvilliers, qui s’étoitdémis des sceaux , retint toujours com-me plus ancien conseiller d’état, le rang& la préséance sur le sieur de Bíragues,,& présida au conseil en l’absence du roi »comme il avoit fait auparavant, quoi-que le sieur de Bíragues eut les sceaux ,& qu’il eût voulu tenir le rang de gardedes sceaux au-deffus du premier présidentdu parlement, à l’entrée du roi à Paris leL mars suivant. Ledit sieur de Morvil-liers continua d’avoir la principale di-rection des affaires, même après quê leprésident de Bíragues fut garde des sceauxen titre , & même depuis qu’il eut éténommé chancelier en 1573.

Le chancelier de Bíragues ayant obte-nu fa décharge des sceaux en 1573 , Phi-lippe Huraut, comte de Chiverny, com-mandeur de l’ordre du 8. Esprit, fut faitgarde des sceaux de France ; ses provi-sions furent expédiées en forme d'édit,portant création L provision en fa faveurde Poffice de garde des sceaux , aux mê-mes honneurs & préséances des autresgardes des sceaux de France, fous la ré-serve du titre de chancelier audit sieur drBíragues ; & à la charge que vacationavenant dudit état & titre de chancelier ,il seroit joint & réuni avec celui degar-de des sceaux. Ces lettres qui fout du moi*;de septembre, furent vérifiées au parle-ment le 9 déçembre de la même année.Le comte de Chiverny fut fait chancelieraptes la mort du cardinal dc-Bíragues, ilD d d