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quitta les sceaux en i;88 :_mais il_ futrappelle à la cour par Henri IV qui luiTendit les sceaux en 1590, & il les tintjusqu'à sa mort arrivée en 1599.
François de Montholon II cîu nom,avocat au parlement, fils de François deMontholon qui av oit été gslrde dessceauxde France sons le régné de François pre-mier , fut nommé pour remplir la mêmefonction par des lettres du 6 septembreIÇ88, par lesquelles le roi le commit à l’e-xereíce de ta charge & état de son chance-lier , sons le nom & titre toutefois de gar-de dcsfiemx, aux honneurs & préroga-tives des précédens gardes des sceaux, Laux gages de quatre mille écus par an ;■& ce par commission feulement, & pourtant qu’il plairoit audit seigneur roi.Avant de procéder à 1 a vérification de ceslettres, la cour députa vers le chancelierde Chiverny, pour lui en donner com-munication ; ces lettres furent présentéesà l’audience de Fontenay, avocat, le 29novembre suivant , & registrées oui Síconsentant le procoreur-géncral dn roi.Le garde des sceaux de Montholon ha-rangua au lit de justice que le roi HenriÏII tint à Tours le 23 mars i;89, poury rétablir son parlement & interdire celuide Paris.
Henri IV étant parvenu à la couronnepar U mort d’HenrillI, arrivée le pre-mier août IS89, Montholon se démit vo-lontairement des sceaux entre les mainsde Charles de Bourbon, cardinal de Ven-dôme , qui se trouva alors ehef du con-seil du roi ; il revint ensuite au palais, oùil continua fa profession d’avocat, com-me il saisoit avant d’être garde dessceaux.
Le .cardinal de Vendôme garda lessceaux jufqit’au mois de décembre sui-vant, tems auquel le roi les lui fit rede-mander & retirer de ses mains par lefieur de Beaulieu Rusé, conseiller d’état& secretaire de ses commandemens, quiporta ies sceaux au roi à Mantes.
Le roi tint pendant quelque tems lesceau en personne, ou le fit tenir parson conseil, auquel présidoìt le maré-chal de Biron. Quand le roi saisoit scelleren sa présence, il mettoit hu-même levisa sur les lettres, ou le saisoit mettrepar le fieur de Lomenie, conseiller d’é-tat, secretaire des eommandemans deNavarre & du cabinet, qui avsit la gar-ée dss clefs duseeau.
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Quand le roi avoit d’autres affaires, ÏIlaiffoit à son conseil le soin de tenir lesceau, ou bien >1 saisoit commencer àsceller en sa présence, & laiísoitconti-nuer le sceau pàr son conseil. Quoique lemaréchal de Biron y présidât, il ne met-toit pourtant pas le visa fur les lettres»c’étoit le sieur de Loménie qui y demeu-roit pour cet effet; & après que le sceauétoit levé, il retiroit les sceaux, lesre-mettoit dans le coffre & en gardoit lesclefs. L'adresse des lettres qui a coutumede se faire au chancelier, se saisoit alorsaux conseillers d’état de S. M. ayant iagarde des sceaux près de fa personne, &les fermens so- Faisoient entre les mainsdu plus ancien conseiller. Cet ordre futgardé jusqu’au mois d’août IÇ90, que leroi rendit les sceaux au chancelier de Chi-verny, qui les garda jusqu’à son décès.
Du tems du chancelier de Bellievre,le roi créa à fa prière, par des lettres euforme d’édit du mois de décembre 1604,vérifiées au parlement le 14 mars 160;,un office de garde des sceaux de France ,en faveur de Nicolas Brulart, seigneurde Sillery, aux mêmes honneurs & pré-rogatives , autorités & pouvoirs des au-tres gardes des sceaux de France , pour lestenir & exercer en cas d’abscnce, ma-ladie, ou autre empêchement dndit chan-celier, à condition que vacation adve-nant de Toffice de chancelier, il demeit-reroit joint & uni avec celui dégante dessceaux, fans qu’il fût besoin de prendrede nouvelles lettres de provisions ni deconfirmation.
Le fieur Brulart de Sillery prêta ser-ment le 3 janvier 160; : on vit alors unechose qui n’avoit point encore eu d’exem-ple ; c’eft que le garde des sceaux fut qua-tre ou cinq mois fans avoir les sceaux,parce que le chancelier les retint jus-u’au voyage que le roi fit eu sa provinceeLimoufin-Cependant legarde dessceauxfiégeoit dans le conseil au-deffous duchancelier , quoiqu’U n’eût point lessceaux. Mais le roi étant arrivé à Tours ,fit retirer les sceaux des mains du chan-celier, pour les mettre en celles du gardedes sceaux , lequel les garda toujours de-puis , & en fit la fonction tant que lechancelier vécut , fans souffrir mêmequ’il reçût les fermens des officiers, niqu’il disposât des offices & antres droitsdépendansdela chargeáe chancelier; te