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taillées au mot Jardint, font jugerqu’nn jardinier ne peut guere les pos-séder toutes j l'inclination, le goût l’en-traìrte Vers celle qui lui plaît davantage :ainsi on appelle celui qui cultive lesfleurs un jardinier - fleuriste , celui quiprend foin des orangers un orangìste (Da-viìer,) des Fruits un fruitier, des lé-gumes & marais un martchais , des sim-ples un simplicité ( Furetiere, ) des pé-pinières un pépinerijií ( la Quintinie &J)aviler. )
On ne donnera point le détail des tra-vaux á' un jardinier dans chaque mois del’anne'e. 11 suffit de dire qu’ils doiventêtre continuels, qu’ils se succèdent, &sont presque toujours les mêmes. Lasaison de l’hiver, qui en paroît exempte,peut être utilement employée à retour-ner lés terres usées , à les améliorer,& à faire des treillages , des caisses &autres ouvrages.
JARDINIERE , f. F. , Brodeur , pe-tite broderie étroite & légere an fil, exé-cutée à l’e'xtrémité d’tme manchette dechemise ou de quelqn’autre vêtementsemblable.
JÁRDON ou JARDE, s. m. , Mar(-thaScrie , tumeur calleuse & dure qui•vient aux jambes de derriere du cheval,& eftsituée au-dehors du jarret, anlièuque l’eparvin vient en-dedans. VoyezEvarVin.
Les j ardons estropient lé cheval lorf-qu’on n’v met pas le feu à-propos. Ce■mot signifie auffi l’errdroit da cheval oùcette maladie vient. Soleifel.
JARENSK, Géogr ., ville de la RutCe européenne , dans le gouvernementd’Arch'angel, fur la rivière de Wytsohe-ga, c'est le chef - lien d’un grand districtassez mal peuplé. ( D. J. )
JARETTA, la , Géogr. , rivière deSicile dans la vallée deNoto, ou pourmieux dire, cé font diverses petites ri-vières réunies dans un même lit, quiprennent le norti de la Jaretta , laquelleva so perdre dans le golfe de Catane.
C D.J. '•
JARGEAU ou JERGEAU , G«rgo-
lium , Jorgoilum , Jurgolium , Géogr. ,petite ville de l'Orléanois sor la Loire,à quatre lieues d'Oléans , connue désle IX e siécle fous Charles le Chauve , fousle nom de Cergofilum. L’évêque d’Orléansen est seigneur. Charles VII y tint les
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1 grands jours eu mai 1450, & Louis Xïy maria la fille, Anne de France , avecPierre de Bourbon, comte de Beaujen,en 1473. II y a une collégiale sous lenom .de 8. Umin.
Cette ville fut prise par les Angloislorsqu’ils assiégèrent Orléans en 1428 ,reprise en 1429 , par Jean , duc d’A-lenqon , & la Pucelle d'Orìéans.
C’est ía patrie des trois freres Gaignie-res qui, quoique de baffe naissance , s’é-leverent par leur mérite dans le dernierfiecie aux premiers honneurs de la guer-re : ils mirent le comble à leur gloireen ne rougissant jamais de la pauvretéde leurs parens. La Martini-ere. Diction-naire de la Croix, tome s, page 152 , édi-tion 1766. Long. 19. 4; ; lut. 47, ço. C C)
* JARGON , f. m. , Gmm. , ce mota plusieurs acceptions. II se dit 1°. d’unlangage corrompu , tel qti’is se parledans nos provinces, s". lPnne languefactice , dont quelques personnes con-viennent pour se parler en compagnie& n’étre pas entendues. 3 0 . D’un certainramage de société qui a quelquefois sonagrément & fa finesse , & qui supplée àl’esprit véritable , au bon sens, au ju-gement, à lu raison & aux connoissancesdans les personnes qui ont un grandusage du monde , celui-ci consiste dansdes tours de phrase particuliers , dansun usage singulier des mots, dans Partde relever de petites idées froides, pué-riles , communes par une expression re-cherchée. On peut le pardonner aux fem-mes : il est indigne d’un homme. Plusun peuple est futile & corrompu , plusil a d e jargon. Le précieux , ou cette af-fectation de langage fi opposée à la naï-veté , à la vérité , au bon goût & à lafranchise dont 1» nation étoit infectée, &que Molière décria en une soirée, futune espece de jargon. On a beau corri-ger ce mot jargon pat les épithètes dejoli , d’oblígeant, de délicat, d’ingé-nieux, il emporte toujours avec lui uneidée de frivolité. On distingue quelque-fois certaines langues anciennes qu’onregarde comme simples , unies & pri-mitives, d’autres langues modernes qu’onregarde comme composées des premiè-res, par le mot de jargon. Ainsi l’on
Ì dit que ('italien, l’espagnol & le fran-çois ns sont que âesjargons latins. Ence sens , le latin ne fera qu’un jargon