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du gree&d'une autre langue; &il n’yen a pas une dont on n’en pût dire au-tant. Ainsi cette distinction des languesen langues primitives & en jargons, estfans fondement. U. Y article Langue.
JARGON, f, m., Belles Lettres, Foi-Jìt. li );’« manqué à Mulier t que d'éviterle jargon Sis d'écrire purement, dit la Bruyè-re : & il a raison quant à la pureté du sty-le. Mais quel est le jargon que Molièreauroit dû éviter ? Ce n’est certainementpas celui des précieuses & des Femmessavantes : il est de l’essence de son sujet.Ce n’est pas celui d’Alain & de Georget-te : il contrihue à caractériser leur naï-veté villageoise , & à marquer la précau-tion ridicule de celui qui en a fait les gar-diens d’Agnès. Ce n’est pas non plus ce-lui que Molière fait parler quelquefoisaux gens de k cour & du monde, car iln’imite les singularités teclierchées deleur langage que pour tourner en ridiculecette même affectation. Nulle recherchedans le langage du Míl'antre.pe , ni duChrisale des femmes savantes, ni de Cléan-te dans le Tartuffe -, Site qu’on appelle lejargon du monde , il le réserve à ses mar-quis.
Scarron , dans ses pieces bouffonnes ,employait un burlesque emphatique duplus mauvais goût. Ce jargon fait rireïin moment par fa bisarre extravagance ;mais on a honte d’avoir ri.
Le jargon villageois a été heureuse-ment employé quelquefois par Dufreni& par Dancourti il est tiès-bien placédans le jardinier de VEsprit Ae contradic-tion i mais Dancourt, dont 1* dialogueest si vif, fi gai, si naturel, s’eft éloi-gné de la vraisemblance en entremêlantfans raison dans les personnes du mêmeétat le jargon villageois & le langage dela ville: dans le t trois Cousines, ses pay-sannes parlent comme des demoiselles;& leurs pères & meres comme des pay-sans.
Le jargon villageois a quelquefois l’a-vantage de contribuer au comique de si-tuation , comme dans Y Usurier gentil-homme ; c’est là fur-tout qu'il est pi-quant. Quelquefois il marque une nuan-ce de simplicité dans les mœurs, & Mo-lière s’en est habilement servi ponr dis-tinguer la simplicité grossière de Geor-gette , de la naïveté d’Agnès. Mais si lejargon villageois gi’a pas í’un de ces deux
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mérites, on fera beaucoup mieux de met-tre un langage pur dans la bouche despaysans. L’ingénuité, le naturel . la sim-plicité même n'a rien d'incompatible avecla correction du langage. Mais ce qu’ily a de plus incompatible avec le jargonvillageois , c’est un raffinement d’expreC-sion , une recherche curieuse de tourssinguliers on de figures étudiées ; & c’estce qui gâte le naturel des paysans de Ma-rivaux.
Dans la langue italienne , les différentidiomes font annoblis , parce qu’il n’ya point de ville principale qui donne ex-clusivement le ton & parce que de bousécrivains les ont tous employés & quel-quefois mêlés ensemble, nen-siuilementdans la comédie, mais dans des poèmesbadins.
Le jargon du monde & de la cour a faplace dans le comique : Molière en adonné l’exemple ; mais on eu abuse sou-vent ; & parce que dans une piece mo-derne d’un coloris brillant & d’unc vé-rité de moeurs très piquante, ce jargonemployé avec goût, & semé de traits &de saillies, a réussi au théâtre, on n’acessé depuis d’écrire d’après ce modelé& de copier ce jargon. Les jeunes gensne parlent plus d’autre langage fur la scè-ne comique ; aux personnages mêmequ’on ne veut pas tourner en ridicule ondonne, fans discernement ce ridicule del’exprqffion , L cela, faute de cannnîtrele ton du monde & de la cour, dont levrai caractère est d’être uni & simple.QM. JUarmontel.j
Jargons , s. m., Hifi. aat. Zdtha .log. , nom que donnent quelques auteursà un diamant jaune, moins dur que lediamant véritable. On appelle auíiì jar-gons des crystallisations d’un rouge-jan.nâtre , & qui imitent un peu ics hya-cinthes ; elles viennent d’Espagne Sid’Auvergne.
JARÎBÛLQS , f. tu., Antiq ., divinitépalinyréniennc , dont ie nom se lit dansles inscriptions des ruines de Palmyre.Elle avoit, selon îes apparences, les mê-mes attributs que le dieu Limas des Phé-niciens, je veux dire une couronne futla tête, & un croissant derrière les épau-les ; car jari lignifie le mois auquel !a lu-ne préside. J.atìholus n’est peut-être queBaal OU Belus. Le soleil qui tourne en,différentes maniérés , à cause de la djík