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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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terre} elle a été apportée da cap deBonne-Espétance en Hollande , où on la cul-tive depuis plusieurs années ; les autresespeces, qui étoient autrefois comprisesfous ce genre, appartiennent à celui <lecelastrus, (M. h Baron ie Tschoudi.)

JASON, Myth. & FUI. tic r m ., selonla fable , étoit 81 s (t’Eson & de Polymede,fille d’Autolicus. II eut Créthée pouraïeul, Eole pour bisaïeul ; qui étoit fils deJupiter. Eson avoit pour frere un nomméFélins, s] u s la tutulle duquel il mit Ja-son ; mais la mere de celui-ci le mit entreles mains de Chiron pour y apprendre lamédecine. Etant devenu grand & bieninstruit, il redemanda à Pélias le royaumeque son pcre Eson lui avoit laissé en mou-rant. Pélias ne voulant consentir à cetterestitution, qu’à condition que Jason iroitpréalablement faire la conquête de la toi-son d’or. Ce que mason exécuta, aprèss'être associé cinquante braves compa-gnons , presque tous descendus des dieuxcomme lui. Ayant donc préparé tout cequ’il crut nécessaire pour cette expédi-tion, Pallas lui conseilla la construction& la forme d u navire, dont le mât futd’un chêne pris dans la forêt de Dodone.Il aborda à Lemnos pour se rendre Vul-cain propice, puis à Marsias, à Cius , enIbérie , àBébrycie & vers les Svrtes deLybíe , où ne pouvant passer, ses com-pagnons & lui porterent le navire Argofur leurs épaules pendant douze jours, &le remirent en mer ; & après avoir vaincutous les obstacles qui s’oppofoient à leurdessein, ils arrivèrent enfin à Colchos,où par l’art de Me'dée, ils vinrent à boutd’enlever la toison d’or.

Si peu que l’on veuille faire attentionà cette histoire fabuleuse, & que l’on soitinstruit des mystères de l’art chymique;fi peu même que l’on ait lu les livres desauteurs qui en traitent, l’on reconnoîtraaisément que cette prétendue histoiren’eft qu’nne allégorie dn grand œuvre,comme on va le voir par l’explication sui-vante.

Jason tire son étymologie du grec , &ne veut dire autre chose que ì'art Ae guf.rir. Jason ne fut jamais médecin ou chi-rurgien , puisqu’il n’a jamais existé enréalité; mais la fable dit qu’il fut ins-truit par Chiron, le même qui instruisitauffi Hercule & Achille. Chiron lui ap-prit doue l’expérience manuelle, MédéeTomt XVIII, Part, /,

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la théorie nécessaire pour la perfection del’œuvre. Jupiter étoit un de ses ancê-tres ; & Médée, femme de Jason , étoitpetite - fille du soleil & de 1 Ûc^an , Sífille d’ïEéte , dont les soeurs étoient Circél’enchanteresse, & Pafìphaé qui engendrale Minotaure. La mere de Médée futIdie, auffi enchanteresse: par où l’on peutjuger que cette parenté, ne pouvoitpasmieux convenir qu’à Jason , qui devottêtre un grand médecin & un grand scru-tateur des choses naturelles. II f* choisitcinquante compagnons de voyage , tousissus des dieux. On en peut voir les nomsdans l’histoire de la fable. Le navire Argofut construit des chênes de Dodone, quídonnoient des oracles. Cette grosse &grande masse fut portée par cinquantehommes dans les déserts de la Lybíe pen-dant douze jours; Orphée, son pilote,ne la gouvernoit que par fa musique Scson chant; enfin ce navire périt de vieil-lesse, ensevelit Jason sous ses débris, Scfut mis au rang des astres. Que veulentdire tous ces lieux où aborda le navire ?Pourquoi d’abord à Lemnos pour fe ren-dre Vulcain favorable? Pourquoi Euri-pyle donna-t-il de la terre en présent àJason ? C’est qu'Eutïpyle étoit fils deNeptune , que de l’eau on fait de laterre, & que de cette terre il faut fairede l’eau ; c’est auffi de cette terre queMédée augura bien de l’explication. Cen’est pas auffi fans' raison que Phinéefut délivré des Harpies par Calais &Zetès , tous deux fils d’Eole ; puisqueBasile Valentin dit dans fa sixième clef,que deux vents doivent fèuffler , Puale vent d'orient , qu’il appelle vultur.nus , Sc l’autre le vent du midi ou no.tus. Après que ces deux vents aurontcessé, les Harpies seront mises en fuite ,c’est-à-dire, les parties volatiles devien-dront fixes.

Ils trouvèrent auffi fur leur route lesdeux rochers Cyanées, dont il faut évi-ter l’écueil au moyen d’une colombe ! cet-te colombe que signifie-t elle autre chossque la matière parfaite du blanc ? Ce quimarque infailliblement que l œuvre tendà la perfection , & n’a presque plus d’é-cueils à craindre.

Ceux qui désirent une explication chy-mique plus détaillée , trouveront de quoife satisfaite amplement dans le chap. i, ùtuct