iz6 I C H
s’ils se visitent quelquefois , c’est tou-jours fous les yeux clés eunuques , quiles suivent par tout. Pendant la nuit,iion-seulement leurs chambres font éclai-rées ; mais les yeux de ces argus, qui necessent de faire la ronde , découvrent toutce qui se passe. De six lits en six lits , il ya un eunuque qui prête l’oreille au m vin-dre bruit.
On tire ds la troisième chambre les pa-ges du trésor, & ceux qui doivent servirdans le laboratoire, où l'on prépare IVjijum , le sorbet, le café , les cordiaux ,& les breuvages délicieux pour le serrait.Ceux qui ne paroissent pas assez propres àêtre avancés plus près de la personne dusultan , font renvoyés avec une petite ré-compense. On les fait entrer ordinaire-ment dans la cavalerie, qui est aussi laretraiie de ceux qui n’ant pas le don depersévérance, car la grande contrainte &les coups de bâton leur font bien souventpsssií la vocation. Ainsi la troisièmechambre est réduite à environ îco iebo-glans , au lieu que la premiers étoit de400.
La quatrième chambre n’efl que de 40personnes , bien éprouvées dans les troispremieres c'asses ; leur paye est double ,& va jusqu’à neuf ou dix a!prés par jour.On les habille de satin , de brocard , oude toile d’or ; & ce sont proprement lesgentilshommes de la chambre. Ils peu-vent fréquenter tous les officiers du pa-lais; mais le sultan est leur idole ; car ilsfont dans 1 âge propre à soupirer aprèsles honneurs. II y en a quelques-uns quine quittent le prince, que lorsqu’il entredans l’appartement des dames, commeceux qui portent son sabre, son manteau ,le pot à eau pour boire , & pour faire lesablutions, ceíui qui porte le sorbet,celui qui tient l’étrier quand sa hautesfemonte à cheval, ou qu’elle en descend.
C’efi entre ct* quarante icboglans de laquatrième chambre , que sont distribuéesles premier es dignités de l’empire, qniviennent à vaquer Les turcs s’imaginentque Dieu donne tous les talens & toutesles qualités nécessaires à ceux que le sul-tan honore des grands emplois. Nouscroirions nous autres , que des gens quiont été nourris dans l’eíciavage , qui ontété traités à coups de bâton par des eunu-ques pendant fi long temps , qui ont misiears études à faire les ongles, à raser,
I C H
à parfumer, à servir dans le bain , I la-ver du linge, à plier des vestes, des tur-bans , ou à préparer du sorbet , du café,& autres boissons, feroient propres à'detous autres emplois qu’à ceux du gou-vernement des provinces. On pense dif-féremment à la cour du grand-feigneur ;c’est ces gens-là que l’on en gratifie parchoix & par préférence ; mais comme ilsn’ontcnréalité ni capacité, ni lumières,ni expérience pour remplir leurs charges,ils s'en reposent sur leurs lieutenans, quisnntd'ordinaire des fripons ou des espionsque le grand vilir leur donne, pour luirendre compte de leur conduite, & lestenir fous la férule. (D. J.~)
1 CHOKEUX, EUSE, adj., terme deChirurg ., on appelle ìchoreuse , l’hnmeiirséreuse & acre qui découle de certains ul-cérés. Les parties exagues , telles que lesligameus. les membranes , les aponévro-ses , les tendons, ne fournissent jamaisune suppuration vraiment purulente; lesulcérés qui affectent ces parties donnentnnpus ichoreux, une espece de sanie : cemot vient d u grec ìscaqi, iebor , fanìes,sanie, ou sérosité acre.
On tarit la source de l’humeiir ichoreufedans les plaies des parties membraneuses&aponévrotiques , par l’u sage de l’efpritde térébenthine. Ce médicament dessè-che l’extrcmíté des vaisseaux qui four-nit l’icbor. Lorsque dans la piquure d’uneaponévrose ou d’un ligament, les ma-tières tchareuses & acres feront retenuesderrière , elles y produisent desaccidensqu’on ne fait cesser ordinairement qu’enfaisant une incision pour donner une issueà ces matières ; l’incision est d’ailíeursindiquée pour arrêter les suites funestesde l'étranglement que l'aponévrose en-,flammée fait fur les parties qu’elle em-brasse. V. Gangrené.
Si le pus est ieboreux parle défaut deressort des chairs relâchées & spongieusesd’un ulcéré , les remèdes détersifs corri-gent ce viceil’indication particulière peu tdéterminer à les rendre cathérétiques 011anti-putrides. V. DÉTERSIF. Les chairsmollasses d’un cautère forment quelque-fois un bourelet pâle dont il nefnrtqu’unpus ieboreux. On applique ordinairementde l’alun calciné pour détruire les chairsêxcédentes. Je nie fuis servi avec succèsdans ce cas de la poudre de fesmmonée &de rhubarbe; j’en ai même chargé une