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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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boule de cire pour mettre à la place dupois. La vertu de ces médicamens rani-me les chairs , & pBpsltiit un dégorge-ment purulent: ces bons effets montrentla j n ft elle de ridée des anciens fur la qua-lité des remedcs détersifs qn’iìs appel-loienties purgatifs des ulcérés.. ( 2 'j

ICHOROIDE , f. m., Médecine , moi-teur, sueur, dite malsaine, & semblableà la fanie que rendent les ulcérés.

ICHTERSHAUSEN , Géegr. , villed'Allemague dans le cercle de haute Saxe,& dans le duché de Saxe-Gotha, fur lariviere de Géra. C’eít le siège d’un bail-liage , & celui d’uue surintendance ec-clésiastique. Le château de Marienbourg,qui en est Fort proche, étoit originaire-ment destiné à la résidence des ducs deSaxe Me ; nungen. (jD. G.)

ICHTHYOCOLLE , oucollt de poisson,Arts mécbaniquet, Commerce. Cette cotteprovient de poissons gluans , qui se trou-vent communément dans les mers de Mos-covie. C’cst de-là que les Hollandois nousapportent cette câ.

Maniéré de faire la cotte de poisson , oude Moscovie. On prend tontes les dé-pouilles du poisson nommé bufo ou exos-Jls , d’autres veulent qu’on pniíTe y em-ployer également les dépouilles, de Mo-rue , &c. c’est-à-dire , la peau , les na-geoires, les entrailles, les nerfs, & au-tres parties muqueuses. Après les avoircoupés en morceaux , ouïes mettiemperdr.r.' Peau chaude , & on les fait bouillirà petit rel), jusqu’à ce qu’ils soient fon-dus & réduits en câ, qui, se séchantsur des instrumens faits exprès où elleelt étendue , prend la consistance de par-chemin. Avant qu’elle soit entièrementserbe, on la roule tn cordons , ou on lamet en pains.

Celle qui est blanche, claire, transpa-rente , fans odeur, & en petits cordons,est la meilleure; car il arrive assez sou-vent que celle qui est en gros cordons estremplie d’une cotte jaune , sèche & demauvaise odeur. Cette substance s’hu-mecte à Pair; c’est ce qui fait qu’on doitla garder dans une boîte.

Suivant un mémoire envoyé de Péters-bonrg à M. Duhamel, la cotte de poijsonse trouve dans une vessie attachée inté-rieurement le long de l’épine du dos dedifférentes especes, d’esturgeons. La cottey est toute faite naturellement: on ex-

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pose ees vessies à Pair pour qu’elles sè-chent , & an ne donne aucune prépar*.tion à cette cette.

M. Hales dit avoir expérimenté quecette colle sait que Peau douce devientputride en peu de temps. Si on la dissoutdans de Peau très-pesante , elle tombe &entraîne avec elle un sédiment. Mêléeavec du sable, elle est très-propre à cla-rifier le vin. finaud on la met dans lestonneaux elle le fond , & forme fur lasuperficie du vin une peau qui venant àse précipiter, entraîne avec elle toutesles parties grossières , L clarifie la li-queur.

OnPemploie encore à donner du lus-tre aux rubans de foie , à blanchir lesgazes, à contrefaire ,jdit-on , les perlesfines, à éclaircir le café, Le.

Pour se servir de la cotte de poijson, àd’autres usages qu’à clarifier des liqueurspotables ; il faut la bien battre, L lafaire amollir pendant quelques jours dansdu vinaigre. O11 y ajoute ensuite de l’eaucommune, & on la fait bien bouillir; fil’on y mêle un peu de chaux d’étain,cette cotte sera plus forte. II faut remuer& mêler bien le tout ensemble, & s’enservir le plus chaudement qn’il fera pos-sible.

II est hon de la passer dans un linge,quand elle a bouilli un demi - quart-d’heure.

D’autres font tremper la cotte durantune mût, dans de Peau nette, un démi-se tie r d’eatt nour quatre onces de cotte ;puis la coupent en petits morceaux, lafont bouillir dans d’autre eau pendantun demi-quart-d’heure, en remuant bientandis qu'elle bout ; ensuite ils lapassentdans un linge, laissent reposer laliqneur,L Pécument. On remet l’écume avec lemarc, pour les faire bouillir avec un peud'eau : ce qui donne une cotte plus claire.

On fait un vernis, en mettant trem-per la cotte dans de Peau-de-vie , au lieud’eau commune : elle en est bien plusbelle.

II n’y a guere de drogue qui collemieux la porcelaine & la faïence , que lacotte de poison, détrempée dans de l’eau-de-vie ou dans de Pesprit-d vin. (-{-)

ICHTHYODONTES .f.s., His. nat .,nom donné par quelques auteurs auxdents de poissons que l’on trouve répan-dues dans l’intérieur de la terre, telles