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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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il’employer des mots fans y joindre!à'idées précises; ou même aucune idée , jde les employer tantôt dans un sens,tantôt dans un autre , ou de les lierà d’autres, qui en rendent la signifi-cation indéterminée , & de supposertoujours comme ou le fait, que lesmots excitent chez les autres les mêmesidt'eí que nous y avons attachées. Coin-,ment fe faire des iiévs distinctes avec dessignes auffi équivoques? Le meilleur con-seil que l’on puisse donner contre cetabus, c’est qu’après s’êíre appliqués àn’avoir que des id/c; bien nettes & biendéterminées, nous n’employonsjamais,ou dû moins le plus rarement qu’il nousiera possible, de mots qui ne nous don-nent du moins une idee claire , que noustâchions de fixer la signification de cesmots ; qu’en cela nous suivions autantqu’on le pointa l’ufage commun , &qu’enfin nous évitions de prendre le mê-me mot en deux sens différons. Si cetteregie générale d lésée par le hon sens ,ctoit suivie & observée dans tous ies dé-tails avec quelque foin, les mots bienloin d’ctre un obstacle , deviendroient unaide , un secours infini à la recherchede la vérité , par le moyen des idées dis-tinctes , dont ils doivent être les signes.C’est à l’article des définitions & à tantd’autres , fur la partie philosophique dela Grammaire que nous renvoyons. Quel-que étendue que l’on ait donné à cet ar-ticle , il y auroit encore bien des cho-ses .à dire fur nos idées, considérées rela-tivement aux facultés de notre, a.me , furleurs usages, comme étant les sourcesde nos jugemens, ct les principes de nosconnaissances. Mais tout cela a été dit ;& fe trouve dans un fi grand nombre debons ouvrages fur l’art de penser & decommuniquer nos pensées, qu’il servitsuperflu de s’y arrêter davantage. Qui-conque voudra méditer sur ce qui fe passeen lui, lorfqu’ií Rapplique à la recher-che de quelque vérité , s’inftruira mieuxpar lui-niême de la nature des tirées , îleleurs objets, & de leur utilité.

IdBF, , f. f. Antìq. grecq. ejf rom.ldaa ,surnom de Cyibele,. qu’on adorait parti-culièrement fur lé mont Ida ; par la metneraison ses ministres ies dactyles, ou lescorybantes, étoient appelles Iiêens , maisjls ne tenoient cette qualrfica ion que itel'honneur .qu’,ij.s.avoient de l'ervir lá mere

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des dieux; on la nommoit par excellenceIdica magna mater , &- c’est elle q-'.le re-gardent les inscriptions avec ces trois let-tres I. M. M- Idca magna matrì. Onoélébroit lblemneilement dans toute laPluygie la fête sacrée de la mere Idéeifnè,parités sacrifices & des jeux, L on pro-menait fa statue au Ion de la flûte & dittympannn.

Les Romains lui sacrifièrent à leurtour, & instituèrent des jeux à fa gloire,avcc les cérémonies romaines ; mais ilsy employer.cnt des Phrygiens & ilesPhrygiennes , qui portoient par la villela statue de Cybele , cn fautant, dansant,battant de leurs tambours , & jouant deleurs crotales. Denys d’Haíicarnassa re-marque qu’iln'y avoit aucun citoyen deRome qui fe mêlât avec ces Phrygiens-,*& qui fût initié dans Ies mystères de ladéesse., (D./.) i

IDREN , DactYi e , Littérat. , prê-tre de Jupiter , fur le mont Ida en Phry-gie, ou dans l’isle dc Crete. On n’eft d’ac-cord ni fur l’originc des dactyles ìiée'ns ,ni fur leur nombre, ni fur leurs fonctionsiO» les confond avec les cnret.es , les co-ryfcantes , les telchines, & Ies cabyves;on peut consulter fur cet article , parmiles anciens, Diodûre de Sicile , lìb. V. UXVII. Strabon, lìb. X. p. 473. le Srho rliaste d'Apollomus de Rhodes, lìb. 1. Eu-stathe fur Homere , Iliad. z. p. 353. &Pausinias, lib. V. cap. xvii.

Ce furent les daclyles iiéens de Cretaqui les premiers fondirent la mine de fer,après avoir appris dans l’incendie'des fo-rêts ilu mont Ida que cette mine étoit fu-sible. La chronique de Parns ( Epo(h-, 1 r.Marin. oxon. p. 163.) met cette décou-verte dans saunée de cette chronique11ÍÍ8 , fous le régné de Pandión â Athè-nes, ct Pattrilme aux deux duflyles Héeiif,nommés Celnns & Dawnacé ,* voyez iesmémoires de tacad. des Infcr. tom. XIV.■&JemotDâoa-vtE. - >

> IDENTIFIER , V. act. & neuf.. (îitwkv,de deux ou plusieurs choies différé n tesli’en f?.ir.e:qu'nne ; on dit anils Wdentift'ei;.

IDENTIQUE, adj. ^qy. son substan-tif ítîENTl'TÍi

Idextique , Alg ., on appelle équa-tion sdenHq::c celle dont les deux mem-bres font b s mêmes, ou contiennent lesmêmes quantités; feus le même 011 fousdifférentes formes-; par exemple,oL 3