166
I D E
oïl a a —— x x = (a + x) X ( « ■— r )sont des équations identiques. Dans ceséquations, íi on passe tous les termesd'un même côté , on trouve qu’ils se dé-truisent mutuellement, & qtie tout fé ré-duit à oz=o , ce qui n’apprend rien.Ces sortes d’équations ne fervent à rienpour la solution des problèmes, & il Fautprendre garde dans la solution de certainsproblèmes compliqués de tomber dans deséquations identiques ; car on croiroit êtreparvenu à la solution & l’on se troinpe-roit : c’est ce qui arrive quelquefois ; parexemple, on veut transformer une cotrbeen une autre, on croit avoir résolu ie pro-blème, parce qu’on elt parvenu à uneéquation qui en apparence différé de laproposée, & on n’a fait quelquefois qnetransformer les axes. (0)
IDENTITÉ , f. f. Métaphyjq. , Yiilcn-tìté d’une chose est ce qui fait dire qu’elleest la même & non une autre z il paraîtainsi qu 'identité & unité ne diffèrentpoint , sinon par certain regard de tempsfi de lieu Une choie considérée cn diverslieux, ou en divers temps . fe retrouvantce qu’elle étoit, est alors dite la mèmechoie, Si vous ! a considériez sans nulledifférence de temps ni de lieu, vous ladiriez simplement une chose i car par rap-port au mème temps & au même lieu , ondit voilà une chose , & non voilà la mimecV< /ç.
Nous emeevons différemment Viden-tité cn diffvrens êtres ; nous trouvonsune substance intelligente , toujours pré-cisément la même , à raison dc son unitçou indivisibilité, quelques modificationsrju’il y survienne, telles que ses penséesou ses sentiment. Une même ame n’en estpas moins précisément la même , pour.éprouver des changemens «Paugmenta-tìop ou de diminution de pensées ou deiuitimen' ; au lieu que dans.ies êtres cor-porels , une.portion -de matière n’est plusdite précisément la même , quand elle re-çoit continuellement augmentation oualtération, «lans ses modifications, tellesque fa figttíe & Ion mouvement.
Observons que l’usagc admet une iden-titédc ressemblance, qnî se confond sou-vent avço la vraie identité ; par exemple ,en versant d’une bouteille de vin en deux•-verres , on dit qne dans l’on & l’autreverve, c’est !e même vin ; & en Faisantdeux habits d’une même piece dc drap ,
I D E
on dit que les deux habits font de mêmedrap. Cette identité n’cTc ace dans la res-semblance . & non dans la substance , puis-que la substance de l’un peut se trouverdétruite, sans que la substance de l’autrefe trouve altérée en rien. Par la ressem-blance deux choses font dites aussi lamême, quand l’une succédé à l’autre dansun changement imperceptible, bien quetrès-réei , en forte que ce font deux subs-tances toutes différentes; ainsi la subs-tance de ia rivière dc Seine change tousles jours imperceptiblement, & par-là ondit que c’est touiours la même rivière,bien qne la substance de Peau qui formecette riviere, change &s'écou)e à chaqueinstant ; ainsi le vaisseau deThesée étoitdit toujours le même vaisseau de Thé-sée. bien qu’à Force d’être radoubé il nerestât plus un seul morceau du bois dontil avoit été formé d’abonl ; ainsi le mêmecorps d’un homme à cinquante ans n’a-t-il pins rien peut-être de la substance quicomposoitle mêmecnrpsqnand cet hommen’avoit que six mois, c’est-à-dire qu’il n'y-a souvent dans les choses matériellesqu'une identité de ressemblance , que Pé-quivoque d» mot sait prendre communé-ment pour m>e identité de substance.Quelque mince que paroisse cette obser-vation , on en peut voir Pimportance parune réllcxion de M. Bayle , dans son dic-tionnaire critique, «íí mot Spinosa, lettreL . I! montre que cette équivoque pi-toyable est le fondem.ent de tout le fa-meux système de Spinosa.
Séneque fait un raisonnement sophisti-que , en le composant des différentessignifications du terme d 'identité. P.outconsoler tin homme dc la perte de lesamis , il lui représente qu’on .péut en ac-quérir d’autres j mais ils ne feront, pas lesmêmes ? ni -vous non plus , dit-il, vous n'êtespus le même , vous changez toujours. Quandon.fe plaint que de nouveaux amis neremplacent pas .ceux.qu’on a perdus , cen’est pas parce qti.’ils ne font pas de iamême humeur, du même âge, fisc. casont - là des cltangemens par où nouspassons ; mais nous né devenons pas tious-| tnemes d'antrcs individus , comme lesi amis nouveaux font des individus, diffé-I rens des anciens.
j M. Locke me parois définir juste P iden-1 tité «Pline plante , en disant que l’orga-