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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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de Dieu , du vin de Dieu , une moijsnn ieDieu. pour dire un très honnête-homme ,dic vin très - bon , une moijfon trìs-abon-dante y ou , en rendant par-toutle mêmesens par le même tour, nn homme parfait,du vin parfait , une moijfon parfaite : l'esHébreux imliijiiarit la pers. ctirm par lenom de Dieu , qui est le models & ksource de tonte pets ctt n. C’est cetteespeçe á'hébraïfme qui se trouve au Pf.3 V v. 7. jufìitìa tua Jìnit montes Bei ,pour Jìcut montes altijjbnì ; & au Pf 64.v. [o. fume n Deì pour fiumeii maximum.

Malgré leb héllénismes reconnus dansle latin, on a cru assez légèrement queles iùiatifines étoient des locutiom pro-pres & incommunicables . & en consé-quence on a pris & donné des ide'cs faus-ses ou louches ; & bien des gens croientencore qu’«n ne désigne par ce nom gé-néral , on par quelqu’un des noms spé-cifiques qui y font analogues , que deslocutions vicieuses imitées mal-adroite-ment de quelque autre langue- VoyezGallicisme. C’est une erreur que jecrois suffisamment détruite pat les ob-servations que je viens de mettre fousles yeux du lecteur : je passe à une autrequi est encore plus universelle '& qrjiii’cst pas moins coníiaire à la véritablenotion des idiotism.es.

On donne communément à entendreque ce font des maniérés de parler con-traires aux loix de la Grammaire; géné-rale. II y a en effet des ìàìótìfmes q ni fontdans ce cas; & comme ib sónt’par-làmême les plus frappans & les plus aisésà distinguer , on a cru aisément que cetteopposition aux loix immuables de laGrammaire , faisoit la nature communede tous. Mais il y a encore une autre«sspece A'idiotismes qui fout des façonsde parler éloignées feulement des usagesvrdiu'aités,' mais qui ont avec les prin-cipes fondamentaux de tá Grammairegénérale toute la conformité exigible.On peut donner à ceux Ci ké riom d-Vdis-tif nés réguliers, parte que lesrncglcs ìm-ni'ables de la parole y sont saisies;. & 1qu’il n’y a de violé que lés institutionsarbitraires & usuelles : les anttetz an con-traire prendront la dénoíniivatibu t 'dVdk-.tismes irrégulsers, parc? que tes réglés'immuables de la parole y font yidlées.Ces'deux efpeces sent comprises dans la:définition que j’-ai donnée: (sabord ; &

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je vais bientôt les rendre sensibles pardes exemples; mais en y appliquant lesprincipes qu’il convient de suivre pouren pénétrer le sens , & pour y décou-vrir., s’it est possible, les caractères dugénie propre de la langue qui les a in-troduits.

I. Les idiotìfnes réguliers n’ont besoind’aucune autre attention , que d’étre ex-pliqués -littéralement pour-être ramenésensuite autour de la langue'naturelleque l’on parle; !

Jé ’ trouve' par'exemple que les Alle-mands disebt , diefe gelehrten AfUuner ,Comme en latin , hi doéli viri , 011 enfr a n cois ces Ja vans hommes j & i'adjec-tif gelehrten S'accorde en toutes manié-rés avec le nom Alarmer-, Je nom com-me l’adjectif latin âoeli avec viri , ou['adjectif franqois savans avec le nomhommes i ainsi les Allemands observenten cela, & les loix générales & les usa-ges communs. Mais ils. disent, diefe Mdn-ner Jìnd geleh'rt » & pour le rendre lit-téralement en latin , ’il faut dire ki vì-rì fiait doclì , & en François ,.ccs hommesfont savamment , ce qui vent dire indu-bitablement "ees hommes fonts savans : ge-lehrt ést donc Un adverbe , & l’on doitrecoiutoìtre- ici'qoe les Allemands s’é-cartent des usages communs , qiii donì.lient la préférence 3 ['adjectif en pareilcas. On volt donc en quoi consiste le ger-manisme. lorfqusil s’agit d ! exprímer nuattribut ; mais quelle peut- être la causedé cet idiotisme■} le verbe exprimêTeXif-tënce-d’un sujet fous un attribut. VoyehVeìibe.' L'attribut n’est qu’une maniéréparticulière d’étrte ; & c’est aux adver-bes à exprimer simplement les manié-rés d’être , & conféquement les attri-buts : voilà le génie allemand. Mais cont-inent pourra-t-011 concilier ' ce raisonne-ment avec sillage presque universel, d’ex-primer l’attribut" par un adjectif mis enconconlaiïce avec le sujet du verbe ? Jeréponds -qu’il. n’y a peut-étre entre lamaniéré ■eoHHnurte & la manière alle-mande d’-diítr* différence que celle qu’ily-iaíidoît entre deux tableaux, où l’onadroit saisi deux momens différons d’uiremême action : le germanisme saisit l’ins-tatit ‘qúi précéds immédiatement sactede juger, où l’esprit considéré enconc■S’áttribnt d’une maniéré vague & sonsapplication stu sujet : la phrase commis.