J E A
de madame Deshoulieres: d’où il est aiséde conclure que l’íiiy/epourroit admettreun peu plus de force & d’élévation quel’églogue , puisque fous ce rapport ellesuppose un homme qui vit au milieu dumonde, dont il reconnoít les dangers &les abus : son esprit peut donc être plusorné, plus vif, moins simple & moinsuni que ne seroit celni des bergers, prin-cipalement occupés d’idées relatives àleur condition. Princip. pour la lecl. dexfo'it. tom. i.
, , J E
JÉ ou GE, f. m. Commerce, mesuredes longueurs dont on se sert en quelquesendroits des Indes. V. GE.
Jè , mesure des liqueurs dont on sesert en quelques lieux d’Alìemagne, par-ticulièrement à Augsbourg. L ejé est dedeuxnuids, ou de douze besons , le be-son de douze masses ; hnii/éxfont le se'o-der. P'. Eeson, Masse, FÉodee.Pics. de Commerce.
JEAN-LE-BLANC , f. m. Hijl. nat.ûrnìthol., oiseau de S. Martin , pigar-gus, oiseau d u genre des aigles. Wil-lughbi a donné la description d’un jean-le-blanc qui étoit mâle , de la grandeurd'un coq-d’inde , & qui péfoit huit livres& demie; il avoit six piés quatre poucesd’envergure, & environ deux piés Ldemi de longueur depuis l’extrémité dubec jui'qu'au bout de la queue. Le becctòit crochu ; & la membrane qui recou-vrait fa base avoit une couleur jaune ;les yeux étoient grands & enfoncés, lespiés avoient une couleur jaunâtre , lesongles étoient courbes, celui du doigtde deniers avoit un pouce de longueur ;lá tète étoit blanche, le commencementdu cou avoit une couleur roussatre, leCroupion étoit noirâtre; au reste, lecorps avoit une couleur obscure de rouil-le de fer. II y avoit dans chaque ailevingt-sept grandes plumes noirâtres,elles font bonnes pour écrire ; les bordsdes petites plumes étoient de couleurcendrée ; la queue étoit composée de dou-ze plumes, en partie noires & en partieblanches. Cet oiseau différé de celuiqu'Aldrovande a décrit sous le nom depigargus. Willugli. Omit. Voyez OI-SEAU.
Jean de gand, Hijl. ttat., -nomdonne' par les navigateurs Hollandois àun oiseau qui se trouve dans le nord, fur
J E A i8ï
les côtes du Spitzberg; il a la grosseur Lla forme d’une cigogne , ses plumes fontblanches & noires comme les Sennes jmais il a les pattes fort larges. II vit depoissons, fur lesquels il s’élance avec unedextérité linguliere : cet oiseau habiteles mers du nord, où se font les pèchesdu hareng.
JEAN , Evangile de S. Jean , nomd’un des livres canoniques du Nouveau-Testamer.t, qui contient l’histoire de Iavie & des miracles de Jésus - Christ,écrite par l'apòtre N. , fils deZébé-dée & de Salomée.
On croît que cet apôtre étoit dans uneextrême vieillesse , lorsque vers l’an dusalut 97 les évêques & les fiieles d’AGelui ayant demandé avec empressementqu’il leur écrivit l’histoire de ce qu’ilavoit vu & ouï de notre Sauveur, il serendit à leurs delirs. I! s’appiiqua prin-cipalement à y rauporter ce qui sert à éta-blir la divinité du Verbe, contre «ertainshérétiques d’alors qui la nioient. La subli-mité des connoissances qui régné ailcommencement de cet évangile , a faitdonner à S. Jean le suniom de théologien.
Outre cet évangile, & l’apocalypsedont nous avons parlé sons son titre , cetapôtre a composé trois épîtres que l’Eglifereconnoít pour canoniques. On lui àsupposé quelques écrit» apocryphes, parexemple, un livre de ses prétendus voya-ges ; des actes dont se servoient lesEncra-tites, les Manichéens & les Priseiliianif-tes; un livre de la mort & de l’assomptionde la Vierge ; un symbole , que l’on pré-tendoit avoir été donné à S. Grégoire deNéocésarée par la sainte Vierge & par S.Jean. Ce symbole fut cité dans le cin-quième concile écuménique ; mais lesactes & l’histoire dont nous venons deparler , ont été de tout temps générale-ment reconnus pour apocryphes. Cal-mer , Dicl. de la Bible.
Jean, S., Hift. eccléf. , il y' a ungrand nombre de communautés ecclésias-tiques & religieuses instituées fous le nemde S. Jean. Les unes subsistent encore;d’autres se font éteintes. L'histoire ecclé-siastique fait mention des chanoines hos-pitaliers de S. ,/ean-Baptiste de Coven-try,en Angleterre. Honorius III. lesapprouva; ils portèrent une croix noirefur leurs robes L fur leurs manteaux ,qui les lit nommer porte-croix. II y av.>.;