184 I D Y
/damée , d’nne beaucoup plus gratideétendue, car elle comprenait toute cetterégion qui fus appelle Arabie Pétrie dePétra fa capita'e. Tout ce pay« ayant étéhabité par ies defccndans d’Eiiom ou d’E-siru, fut de-!à nommé \e pa^.s d'Edorn.
Dans la fuite rit s temps une sédition , àce que prétend Strabon , s’éta'nt élevéeparmi eux, une partie ; e sépara dn reste,& vint s’ctablir dans les contrées méri-dionale? de la Judée , qui fe trouvoitalors comme déleste , par l’ablence deses habitans captifs à Babylone j ceux-ciconserve'eut le nom à'IAmnécns , &
le pays qu’ils occupèrent prit celui d’/-dmnéc.
Les Idumécns qui ne suivirent pas lesautres, í'c j •ignirent aux Ismaélites, Lfurent spuellés connue eux Nabathéens ,deNébajoth on .N a bat b fils d’ïsrnaël , &le pays qu’ils possédèrent A r abathée ; c’estsous ce nom qu’il en est souvent parlédans les auteurs, tant grecs que latins.
Lf* IJmnérns furent premièrementgouvernés par de? chefs ou princes, &puis par des roi? ; N'bii 'hodonofor, cinqans aoi ès la priée de Jérusalem , subjuguatoutes ies puissances voisines de la Judée,& eu particulier les iduméèns ; JudasMaccabée leur fit la guerre, & les battiten plus d une rencontre: enfin, Hircanles dompta & les obligea de recevoir lacirconcision ; dès-lors ils demeurèrentassujettis -ux derniers rois de la Judée,jusqti’à la ruine de Jérusalem par ies Ro-mains. (D. J,')
IDYLLE, terme de Poésie, petit poè-me champêtre qui contient des descrip-tions on narrations de quelque* aventu-res agréables. Voyez EgloGUE. Ce motVient du grec ei<ìvM.tov, diminutif d’sicio; ,figure, représentation, parce què le pro-pre de cette poésie est de représenter na-turellement les choses.
Théocrite est le premier auteur qui aitfait des idylles J les Italiens l'on t imité,& en ont ramené 1 usage. Voyez PAS-TORALE.
Les idylles de Théocrite, fous une sim-plicité toute naïve & toute champêtre,renferment des agrément inexprimables ;elles paroissent puisées dans le sein dela nature, & dictées par les grâces eilcs-mêmes.
C’est nus poésie qui peint naturelle-ment les objets qu’elle déeritj au lieu
I D Y
qúé se poème épique les raconte , & ledramatique les met en actiqn. On ne s’entient plus dans les idylles à la simplicitéoriginale de Théocrite : notre siecte nesouffrirent pas une fiction amoureuse quireílennilcroit aux galanterie? grossières deims paysans. Boileau remarque que lcSidylles Ies plu? simples font ordinairementles meilleures.
Ce poète en a tracé te caractère dans cepende vers, par une image empruntéeelle-mêtne des sujets fur lesquels rottleordinairement V idylle.
Telle qu'une bìrgerc nu plus beau jour desite
De superbes rubis ne charge peint fa tète f
Et fans tníler n l'cr l'éclat des diumans,
Cueille eu tus champ voisin ses {lits beauxerneutens.
Telle aimable en son air, mais humbleàiât son style,
Doit éclater sans pompe une éléganteidylle í
Sc n tour fimple & naïf n'a rien de fias-tlll ux.
Et n aime point l'orgueil d'un vers pré-somptueux.
Art poëtiq. chant If.
S’il y a quelque différence entre lesidylles <£ les églogues, elle est fort lége-re ; les auteurs les confondent souvent.Cependant il semble què l’usage veut plusd’action , de mouvement dans Péglogue,& que dans YidyUe on se contente d’ytrouver des images, des récits, ou desléiitimens seulement. CowA dc belles-let-tres , iom. I.
Un autre auteur moderne y trouvecette différence, qui n’est pourtant pasabsolument générale. Dans Péglogue,dit-il, ce font des bergers qu’on fait dia-loguer entr’enx, q U! racontent leurs pro-pres aventures, leurs peines L leurs plai-sirs, qui comparent la douceur de la vieiju’ils ruenent avec les passions L lesfoins dont la nôtre est tiaverfée. DansYidyUe, au contraire , c’est nous quicomparons le trouble & les travaux denotre vie avec la tranquillité dc celle desbergers, L la tyrannie de nos passionso» de nos usages, avec la simplicité deleurs mœurs & de leurs sentimens. Celle-ci même peut rouler toute entiere fur uneallégorie soutenue , tirée de l’instinct desanimaux ou de la nature des choses ina-nimées j tel est le ton de quelques idylles