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lui offroit les motifs de consolation lesplus édifians. Charles VI répondit pluseffic «cernent, & promit un secours dedeux mille lances. Don Juan, roi dePo.tugal, se ligua avec l’Angleterre; &pendant (jit’il pénétroit luìmtme dansla Castille, & qil'il s’emparoit des p'acesfrontières les plus importantes, ls ducde Lancastre débarqua en Galice, & en-tra fans obstacles dans la ville de Saint-Jacques , on il fut reçu & proclaméroi de Casti'le, du chef de son épouse,d ma Constance. II envoya ensuite unhéraut d’arme, à Jean 1 , pour le som-mer de lui céder le trône de Castille.D ms toute autre circonstance , Jean eûtrépondu à cette sommation par les plusviolentes hostilités, mais il étoit fatiguéd’uue guerre meurtrière , mineuse , &dont le succès méme ne pouvoit qu’épui-íer inutilement f'S états. II envoya anduc de Laucastre le prince Jean Serrano,accompagné de deux favans jurisconsul-tes , qui défendirent avec la plus grandecliaíeur les droits dn roi de Castille; maisqui eussent fort inutilement plaidé la cau-se de leur maître, si dans une audienceparticulière, Serrano n’eût proposé au ducnn moyen de conciliation, qui parut très-propre à terminer cette contestation. Cemoyen fut de marier dona Catherine ,fiise du duc, avec l’infant don Henri,fils & héritier du roi de Castille. Le duede Lancastre se fût hâté d’accepter cetteproposition ; mais son alliance avec lePortugal, ne lui permettant point encorede se rendre à ces offres , il fit une ré-ponse hornète j & par laquelle il témoi-gnoit comhiën il desiroit de suivre cetavis de pacification. Cependant les hosti-lités eohtimierent encore quelque temps :les Auglois même j liés avec les Portu-gais, firent iule irruption en Castille jOù évitant de leur donner bataille Jean Iles harcela si vivement, & les fatigná sifort, qu'iìs fe retirerent en Portugal ,d’où le duc de Lancastre retourna en Gas-cogne , après avoir fait plier Jean 1 delui envoyer ses plénipotentiaires à Bayon-lie. lis s’y rendirent; & íe traité, tel; que Jeah Serranó en a volt formé le plan ,fut conclu: c 1> forte qu’il fut convenuque I'infant don Henri sefoit marié à do-ra Catherine ; que s’il mouroit avant lacelélìiátiofl dn mariage j don Perdiiiandíbnírere , laprendroit pour épouse; que
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la Castille céderoit cinq villes avee leursterritoires & leurs revenus à doua Cons-tance , duchesse de Lancastre , du chefde laquelie, le duc & ddna Catherineavoient des prétentions à la couronneCastillane ; & qu’au moyen de ces condi-tions , la duchesse & son époux se dépar-tiroient de tous les droits qu'iìs avoientfur ce royaume. Ce fut dans ce mêmetraité qu’il fut statué qu’à l'avenir l’héri-tier présomp tif de la couronne de Castilleporteroit le titre de prince des AJluriesVraisemblablement ce traité déplut auroi de Portugal, qui eut bien désiré decontinuer la guerre; & qui pourtant,ne pouvant seul en soutenir le poids,ne consentit qtl’avec beaucoup de peine,& après bien des difficultés , à renou-veller la treve qu’il y avoit eu entre lesdeux nations, & que cette contestationavoit interrompue. Cependant quelquesatisfaction que donnât à Jean I la paixqu’il venoit de procurer à ses sujets, ilne put songer sans douleur à l’énormítédes dépenses occasionnées par cette der-niere guerre; l’épuisement de ses coffres& les abus multipliés & toujours inévita-bles dâns les temps orageux, qui s’étoientintroduits dans l’administration des finan-ces , lui cauferent le chagrin le plusamer ; il compara la situation actuelledu royaume , avec son état florissant pen-dant les dernieres années dn régné deson pere , Si le résultat de ce parallèlel'affligea profondément, 11 devint triste& mélancolique : il áimoit ses sujets enperé > & n’ayant pu les rendte aussi heu-reux qu’il l’eût désiré & qu’il s’en étoitflatté, il convoqua les états ; & quoiquel’infant don Henri n’eut encore que dixans il fit part aux états du dessein où ilétoit d’abdiqiier la couronne, & de re-mettre le gouvernement à un conseil derégence dont la sagesse & les lumièrespussent rétablir les assures. Jean I neconfultoit, en fe déterminant à ce gé-néreux sacrifice , que sa tendresse pour ferpeuples ; & il ne eonnoissoit point la for-ce & l’étendue de rattachement que lessujets avoient pour lui. Les états refusè-rent de donner leut consentement à cet-te abdication! ils remercièrent le roi desmotifs qui lui 6n avoient inspiré le projet,& ils lui représenteront qu’une pareillerésolution étoit communément suivie desplus grands ineonvániens ; que la situa-