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lien r & leur donner des preuves de fa 'tendresse. II demanda l’infante donaLéo-nore , fille dodon Ferdinand, roi d’Ara-gon, en mariage pour le prince Edouard,héritier présomptif de la couronne ; il Ob-tint cette princesse qui apporta en dot àson époux deux cent&mille florins d'or,ce qui dans ce fiecle étoit la dot la plus !tífche qu’une princesse pût" avoir. Dona■Isabelle d’Aragon', fille du comte d’Ur-■gël‘; fut mariée à Vinfant don Pedre:Jean maria ahilì sa fille dona Isabelle àrPhllippe-le-Boife , duc de Bourgogne -, &cé fut encore lui qui fit le mariage deTinfaní don Juan avec dona Isabelle deiPoriiugal * fille de don Alphonse frereíftaturel du roi>& de la filtedn■connétable.■Ce connétable, -don 1 Nngiiò-Alvarcz-Pe- t•jeysta, respectable vieillard, ancien amiHdu'roi, & qúi Stmit rendu à l'état les■ptus'importans- services s-vivoît dans la.tîtraite depuis quelques années f il mou- !vus, & cette' perte -fit "ftir 'Jean,- dont lasSqtá s’affoibliflùít depuis quelque teins, >dtt pìus forte impreffiôn Pli Cacha son état.•"d’áffoíblissemént, polir ne poinfalarmerïës’ënfans qu’il-aimoit comme ltìi-mëme, ••■Sr ses sujets‘qu’íl éliéríiRiit áiitaut quelssès ; ènfaná : ìífàij il sentit'bientôt que fe:tfin'ápprobhífit,- ôVapà avoir donné Ibs■Plus sages <$MëVpFus‘Utiles confeîìs'à:■Edouard ? ik ffisffihjt' , le li T4'août -1433 ,:Sgi de foixantéà'die ans'H dans-là qua-^fflote-huitiëmssdtsotiregWe.' Sa mort’ré-s pandit la'conftei'nation dans "te royaume«Hui lui avoit lés pKis'gtan'dêS obligations..’Ea veilléffiefa'mbrtf'iVybûlut être traiif-;•porté à L?sbónfiï S , v fifsWdb 3 móurq-dàhs leSínême Héû bu kl- étsss né tant' fl fut' a t-;Hen.tif jufqû’.a’û deínser'irtomerìt d’e fa vie, -/àtà'Kver'Ia bfeVrveiHànòésifes' Portugais. ;Cét‘árt paroît-famiv; céfp'endanf peu de.
' ftíîs lé possèdent,-' & fuKttítit à vn degré,■'aussi'émiberif ijlié h*p«ŒêÌa'Jeeà-I. "•
• t ' l Jêah H sufn«mmé' r L l É ; P-ASFaiT, roi’dé Portugal, MJl'M 'Portugal. 'La íeve-:ïité-portée júsqssâ la plus inflexible;liguentpeut devenir atìffî Pune' dés'perfections hûnjaines; caries Pormgais,«Ux-mêmet dônhént à Jean 77, le- fur-;nom 4e forfait f & cependant if-'ínt 1 ’ti-'n’des rois les plus sévères nui eussent en-eb're occupé le trône. 'Sa justice n’épar-gnoit aucun coupaple, S: on le vit por-ter ce zele pour la justice, jusqn’à exé-'enter lui-même l’arrêt de mort qu’il
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dvoit prononcé. Toutefois, il me sem-ble qtie quand même Jean II n’eût pointrempli la fonction de bourreau, il n’eneût pas été moins parfait. H est vraique ce furent parmi les grands, les fac-tieux ; & dans les derniers rangs, lesbrigands & les scélérat 1 ! qui eurent le| plus à souffrir de son inflexibilité. Dureste , il ne s’oecupa que du foin d’assu-rer le bonheur de la nation, & il miten usage des moyens qui lui réussirent :il fut prudent , très-éclairé ï il fit desloîx très-sages , veilla à leur observa-tion; & ce fut vraisemblablement â rai-son de cette conduite , qu’on lui donnale surnom de parfait: mais encore unefois, moins dé rigueur en lui n’eût pasété', à mon avis, une imperfection: car,je me trompe fort , oú l’extrême sévé-rité touche de bien près à la cruauté;& ce roi, ne fnt rien moins que doux',& indulgent. Redouté avant que de mon-ter fur le trône, par la dureté de carac-tère dont il avoit donné des preuvespendant l’absencedu ròi Alphonse V sonpete', .il ne démentit point Vidée qu’ônaVoit de lui, quand,• possesseur de lacouronne , is jouit seul de la souverainepuissance. Fils d’Alphonse V, St de do-fia Isabelle, fille de don Pedre duc de'Coniníbre , il suivit '■& seconda son peredané la' guerre d'Afriqûe, & fe signalapar fa valeur, autant qu’il faifoit crain-dre les devoirs de la discipline mili-taire; soumis lui même anx ordres' deson pere , il punissoit la plus légere'in-fraction aux loix- de la subordination.Apres îa mort d’Alphoníë V, peu con-tent d-exécuter l'e testamentdé ce souve-rain V il récompensa tons ceux d’entreles-officiers-& les domestiques de sonprédécesseur', dont il n’avòit pas été faîfcmention dans ce testament ; soit pactmt-bíi:, soit qu’on leUr eût rendu dé mau-vais offices. II déclárâ ensuite que e’é-toit moins fui que les foix qui aîlnient■ régnér, & qu’il ne cesseroit de veiller àlest r observation. Dans fà jtunesse, ilavoit témoigné la plus vive amitié à unhomme, & lui avoit même promis parécrit de le créer comte atiffi-tôt qii’il lé-sois élevé fur le trône. Cet hommecomptant fur cette promesse, s’empressacValler la présenter au nouveau souve-rain , qui la lut, &'la déchirant, ditque tout ce qu’il pouvoìt faire étoit