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hommes avec zele, ignorance St succès. 'jllème ouvrage.
Le fut en 1538, sur la fin du carême,qli’ìl rassembla à Rome les dix compa-gnons qu’il avoir choisis selon ses vues.
Après divers plans formés & rejettes,Ignace & ses collègues sf vouèrent deconcert à la fonction de catéchiser les en-fans, d’éclairer de leurs lumières les in-fidèles , & de défendre la foi contre lishérétiques.
Dans ces circonstances , Jean III roide Portugal, prince zélé pour la propa-gation du christianisme , S’adressa à Igna-ce pour avoir des missionnaites, qui por-tassent la connoissanee de t’Evangile auxJaponnoís fè aux Indiens. Ignace luidonna Rodrigucs i£i Xavier ; mais ce der-nier partit seul pour ces contrées lointai-nes , où il opéra une infinité de choiesmerveilleuses que nous croyons, & que\c jésuite Acofta ne nroit pas.
Rétablissement de la compagnie de Jé-sus souffrit d’abord quelques difficultés jmais fur la proposition d’obéir au papeseul, en toutes choses L en tons lieux,pour le salut des âmes & la propagationde la foi ; le pape Paul III conqut leprojet de former. par le moyen de ces re-ligieux , une espece de milice répanduesur la surface de la terre , & soumise fansréserve aux ordres de la cour de Rome ;L Pan 1540 les obstacles furent levés; onapprouva (‘institut d’Ignaee , & la com-pagnie dc Jésus fut fondée.
Benoit XIV qui avoit tant de vertus,Sí qui a dit tant de bons mots ; ce pon-tife que nous regretterons long-temps en-core, regardoit cette milice comme lesjanissaires du saint siégé ; troupe indocile& dangereuse . mais qui sert bien.
Au vœu d’obéissance fait au pape & àun général représentant de Jésus - Christfur la terre , les Jésuites joignirent ceuxde pauvreté & de chasteté , qu’ils ont ob-servé jusqu’à ce jour , comme on sait.
Depuis la bulle qni les établit, L quiles nomma Jésuites , ils en ont obtenuquatre-vingt-douze autres qu’on eonnoit,& qu’ils auroient dû cacher, & peut-étrrs autant qu’on ne eonnoit pas.
Ces bulles appelíées lettres apostoli-ques , leur accordent depuis le moindreprivilège de l’état monastique , jusqu’àî'indéperrdanca de la cour de Rome.
Outre ces prérogatives, ils ont trouvé
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íifi mSyen singulier de s’en créer tous lesjours. Un pape a-t-il proféré inconfideJrément un mot qui soit Favorable à Tor-dre, on s’en fait auífi-tôt un titre, &il est enregistré dáns les fastes de la so-ciété à Un chapitre , qu’elle appelle lesoracles de vive voix , vivœ vocis orU-cula.
Si un pape ne dit rien : il est aisé de lefaire parler. Ignace, élu général, enttaen fonction le jour de pâque de Tannéei;4i- , ,
Dc géneralat , dignité subordonnéedans son origine, devint sous Lainès &fous Aquaviva un despotisme illimité &permanent.
Paul III avoit borné le nombre desprofès à soixante ; trois ans après il an-nulla cette restriction, & l’ordre fut aban-donné à tous les accroissemens qu’il pou-voìt prendre & qu’il a prit.
Ceux qui prétendent en connoitre Té-conomie & le régime , le distribuent ensix classes , qu’ils appellent des profit,dos coadjuteurs fpirìtuels , ' des écoliersapprouvés , des frères lais ou coadjuteurstemporels, des novices, des affiliés oi\ ad-joints , ou Jésuites de robe - courte. Ilsdisent que cette derniere classe est nom-breuse , qu’etle est incorporée dans toitsles états de la société, & qu’elle se dé-guise sons toutes sortes de vêteniens.
Outra les trois vœux solemnels de re-ligion , les profès qui forment le corpsde la société font encore un vœu d’obéif-fance spéciale au chef de i’églisë, maisfeulement pour ce qui concerne les mis-sions étrangères.
Ceux qui n’ont pas encore prononcéce dernier vœu d’obéissance , s’appeltentcoadjuteurs spirituels.
Les écoliers approuvés font ceux qu’ona conservés dans l’ordre après deux ansde noviciat, & qui se sont liés eu parti-culier par trois vœux non solemnels,mais toutefois déclarés vœux de religion,& portant empêchement dirimant.
C'est le temps & la volonté du généralqui conduiront Un jour les écoliers' au*grades de profès ou de coadjuteurs spiri-tuels.
Ces grades , sur-tout celui de profès,supposent deux ans de noviciat , sept artsd’êtíides , qu’il n’eft pítá koiijotîrs néces-saire d’avoir fàices dans la société; septarts de régence, une troisième année de