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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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captiva Platanefepicntiz , tantaque kporiselcqiicutite ditlcedo , ut parum abfuerit ,

, qui» dr ■ viélorîbiis , triumpho ipfe acius,triumphsrct. -Nant, ut à priniis noftrorutnputrunt proeérihus exordiar , J? CleinentemÂlexandrinnm infpicitnus, quutìti illi Pla-tonemfecerit, plusquamsexcentis in lacis,■dumlibet, videre Hcet , tanquam verìv.uuitorem 17 prima fcre juorum librorttmlinrìnejalutavit. Si vira etiam Qrigentm ,quum fréquenter in ejufism fenicnihimiverit , magna quidam ftd N chrìftiantsreifubiiete docìtmevto experimur. Si Justi-niens , gavifus ipfe òìim rjl , fe in P late-nts docÍYÌnain ìncidijje. Si Eufebìuni, nostrailíe ad Plátoneiss cuníta fere ad Çuiictotesnusqve yètulit. Si Tkeodoretum , itdeo ìllìusdoHrinaperculfuseJl, ut-cura tìrtecos af-feilus Curasse tcsttaffìt , medhamenta nonJine Platane prœparunte , illi s ndtìbere Jìtaufns. Si vero tandem Augufiinitm , dissi-mulent ne pro inìUibus unum , quod réser-vé piget. Platonis iíle quidem , jatte , w ondicta -, ver usn décréta , U eadem sacra-'fantia ctppellare hon ieebitav.it. Vide igi-tur qtumtos , qualesqne viras visites illegrœctis ad fui bcnevolentiam de fe irisent- -f hantes pettexerit ", ut nec-aliis díinde ar-tibus ipfemet Plato in multerv.m animisjije veluti hostis deterrimus injìnuavetit ; 'queni tmnen vel egregie-corrigi , vel adhi-bitu potius Cautìone legs, quam veluticaptivmnfervari.priejlitijset. fom. Bapt.t'rifpin.

Je, rte vois píts pourquoi le Platonismeà été reproché aux premiers disciples de■ Jésus-Christ , & pourquoi l'on s’est don-né la peine de les en défendre. Y a-t-il ■eu aucun système de Philosophie qui necontint quelques vérités ? & les chré-tiens desvoient-ils les rejetter parcequ’el- ;les avoier.t été connues , avancées ouprouvées par des Payens ? Ce n’étoit.pas l’avis de saint Justin , qui dit desPhilosophes , qiuecunque apud oinhes rec-te dilia fimt , ncflra Christìanormn funt ,& qui retint des idées. de.'Platon toi tceqn’ilén put concilier avec la morale& les dogmes du'Christianisme. Qu’irn.porte en effet an dogme de la Trinité,qn’un métaphysicien,-à force de subti-liser ses idées, ait ou non rencontré jene fais ouelle opinion qui lui soit ana-logue? Qu’tn conclure -, sinon, que cemystère loin d’être isnpeísible, comme

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l’iínpie lê prétend , 11’est pas tout à-faitinaccessible à la raison.

2°.Qli’ emportés par la chaleur de la dis-pute , nos premiers docteurs i’e font quel-quefois embarrassés dans des paralogis-mes, ont mal choisi leurs argumens,& montré peu d’exactitude dans leur lo-gique.

g". Qu’ils ont outré le mépris de laraison & des sciences naturelles.

4 0 . Qti’en suivant à la rigueur quel-qu’un de leurs préceptes, la religion quidoit être le lieu de ia société, en devien-droit la destruction.

i°. Qu’il 'faut attribuer ces défautsaux circonstances des temps & aux pas-sions des hommes, L non à la religionqui est divine, & qui montre par toutce caractère.

Après ces observations fur la doctrinedes Pères en général, nous allons par-courir leurs fentimens-particuliers selonl’ordre dans lequel i’histoíre de l’Egiisenous les présente.

Saint Justin fut un des premiers Phi-losophes qui embrassèrent la doctrineévangélique. II reçut au commencementd 11 second siecle, & signa de son sangla foi qu’il'avoit défendue par ses écrits.II avoit d’abord été stoïcien , ensuite pé-ripatéticien, pytagóricien , platonicien,lorsque la constance avec laquelle leschrétiens alloient au martyre , lui fitsoupçonner l’imposture des accusationsdont on les noirciffoit. Telle fut l’ori-gine de fa conversion. Sa nouvelle fa-çon de penser ne le rendit point into-lérant; au contraire, il ne balança pasde donner le nom de Chrétiens & de sau-ver tous ceux qui avant & après Jefiv.s-'Christ, avoient su faire un bon usagede leur raison. Quicumque , dit - il,fecundum ratt-neui & verbum vìxere ,Cbriftianì fimt , quamvts « ib«ì , -id cil,nullités numinis cultores hahitifitnt , qaa-les inter grtccos sites e Sncrate's, Heracli.tus , Jf bis Jìtniles , inter barbares autemAbraham p J A tanins cf Azarias pff Ali-fae 1 & Elias. & alii complurts’, & celuiqui me la conlcquence que nous venonsde tirer de ce passage & que nous pour-rions inférer d’un grand nombre d’au-tres , est , selon Erucker , d’auífi mau-vaile foi que s’il dispnroit en plein mi-di contre la lumière.du jour.

Justin peníoit encore, & cette spi-