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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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It y suroît encore bien des difficultésâ surmonter. Le sternum des fœtus àdeux poitrines reçoit généralement des■côtes des deux fœtus. II faudrost doncquC toutes les douze côtes des deux fœtusfe Fussent détachées de leur sternum avecleurs muscles, leurs nerfs & leurs vais-seaux, &qn’ellesfe fussent collées aaxcavités articulaires d’un autre sternum ,fans que dans cet échange réciproqueun bout d’artere intercostale eût man-qué le bout flottant & déchiré de la mam-maire étrangère, à laquelle il devoits’unir.

On a vu dans cette structuré de deuxéœurs, l’un donner toutes les artères desdeux fœtus, & i’autre réunir toutes lesveines de l’autre. On a vu une carotide separtager aux detix têtes, un œsophageavoir des muscles attachés âux deux la-rynx , & des muscles particuliers naîtrepour gouverner une structure née par lapression , suivant l’hypothese qûe nousexaminons.

On a vu encore dans la classe précé-dente les deux aortes réunies par un ca-nal mitoyen , une nouvelle artere trans-versale née de l’aorte, fournir Auxiliaire& la carotide , les artères pulmonairessortir de l’aorte.

On a fait voir dans nn grand détail,que quelle que fut la position de deuxfœtus, leurs épines dorsales & leurs poi-trines n’aurolent jamais donné par leurréunion , la structure qu’oia a trouvéedans ces fœtus.

Dans une autre classe d’enfaïis, quiasouvent atteint l’âge de raison , un fœtusimparfait fort de Vépigastre du fœtus lemieux fermé. Dans certe classe ónavule duodénum, les artères, les veines,les nerfs dupetitfœtus nés de l’inteftin ,des artères, des veines & des nerfs dufœtus le plus complet; & le canal cho-lédoque du petit fœtus le mieux formé.Ces observations ne permettent pas dedouter que la structure monstrueuse deces fœtus ne soit originale.

Dans la classe des fœtus qui fe ren-contrent par leurs bassins opposés l’un àl’autre, M.Duverney a trouvé des rai-sons favorables an système des monstresoriginaux. Les vaisseaux intestinaux desdeux frétas étoient sortis des mêmestroues. Un ligament particulier réunis-sait les os du pubis des dissérens fœtus,

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& produifoit des muscles nécessaires aabien-être de l’un &de Vautre.

La classe des fœtus à deux têtes, à qua-tre mains & quatre pieds, la plus fré-quente de tontes, ne paroîtpas pouvoirêtre rapportée d des causes accidentellespar les taisons que nous avons déja expo*fées. Chaque sternum y reçoit les Vingt-q u âtre côtes, non pas de l’un des fœtus,mais de l'un & de l’autre. Les veinespulmonaires îles deux fœtus nées d’tinemême oreillette , un canal de communi-cation entre les deux aortes , les deuxveines-caves , les deux oreillettes, 1#même artere pulmonaire fournissant desbranches aux poumons des deux fœtus;les veines pulmonaires nées de la vei-ne-cave ; toutes ces particularités dansla structure des organes les plus nécessai-res à la vie , démontrent que le plan deces fœtus étoit dressé dès leur origine, &qu’il n’a pu être VeS’et fortuit d’uneaveugle pression.

Les animaux à sang froid &à deux tê-tes , peuvent servir à faire rejetter toutsoupçon de l’influence de l’imaginationsur la Formation des deux monstres. Lamere pond les œufs avant qu’ils lòientfécondés, & après que ces œufs font sor-tis de son corps, fou imagination u’aplus d’itt'fluence fur eux. (//. D. <?.)

JfitJX DE la NATUB E , Infos nattse *,Sift. nat. Lithol. Les Naturalistes nom-ment ainsi les pierres qui ont pris pardivers accidens fortuits une forme étran-gère au régné minéral , & qui rassem-blent ou à des végétaux, ou à des ani-maux, on à quelques-unes de leurs par-ties, on ô des produits de l’art, &c. lansqu’on p disse indiquer la cause qui a puleur donner la figure qu’on y remarque.Ces pierres ainsi conformées ne diffèrentpoint dans leur eíîenc ; des pierres ordi-naires; ce font on des cailloux , ondesagates, ou des pierres à chaux, ou dugrès ; Sic. toute îa différence , s’il y ena , vient de la curiosité & de {'imagina-tion Vive de ceux qui forment des ca-binets d’histoire naturelle , & qui atta-chent souvent de la valeur à ces pierres,en raison de la bisarrerie de leurs, figu-res. Wallerius a raison de dire que dansces fortes d e pierres la nature n’a faitqu’ébaucher des ressemblances grossières,que rimagination des propriétaires sup-plée à a qui Unr manque, L qu’on pour-