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«irien met dans l 'Myrte dix-sept provin-ces j & celle de l’empire , depuis Cons-tantin jusqn’à Arcadius & Honorius, par-tage toute XlOyriee n trois diocèses, celuide la Macédoine, celui delaDacie, & ce-lui de XÎUyrie propre.
Arcadius retint pour lui tout ce quiétoit soumis an préfet du prétoire d’Ita-lie; savoir la Macédôine & la Dacie,ce qui formoit deux diocèses , l’empired’Occident eut pour fa part le diocèse déXIUyrie propre, qui comprenoit les denxPannonies, la Pavie, la Dalmatie, laNorique Méditenance, & la NoriqueRi pense.
Chacun de ces trois diocèses avoit sonmétropolitain ; celui de X'IUyrie propreou occidentale étoit l’évèque de Sirmich ,le second dioeese , ou la Dacie , qui com-prenoit les pays situés entre la Macédoi-ne & le Danube, avoit pour métropoleSardique; le troisième diocèse, qui por-toitle nom de Macédoine, comprenoittoute la Grece, & avoit pour métropo-litain l’évéquede Thefsalonique.
La connoissance de XIUyrie, prise danstoute son étendue, eil très-nécessairepour l'intelligence de l’histoire ecclésias-tique, car fans cela on ne concevroitpoint quel rapport il y avoit de la Thes-salie , de l’Achaïe & de l’isle de Crete,avecl 'IByrie, fi on fe figuroit seulementsous le nom á'IByrie , un petit canton,tel que Ptolomée le représente dans uncoin du golfe Adriatique. (_D- J.)
ILM, Géogr. rivière d’Allemagne,qui prend fa source dans le comté de Hen-neberg , & qui se jette dans la Sala au-dcísus de Naumbonr;».
II y a une aut re rivière appellée 11m oulime, qui arrose le duché de Brunsivich,& qui se jette dans la Leiue.
ILMEN/acd', fíéop;., lac de l’empireRussien, dans le duché de la grande No-vogorodjila prés de soixante werstesoulieues Ruísiennes dans fa longueur dusud an nord, & environ quarante dans falargeur, qui est en général assez égale.(■D. 7)
ILMENAU , Géogr., petite ville d’Al-lcmagne, dans la Thuringe , & dans laportion du pays deHenneberg, qui ap-partient aux électeurs de Saxe. Elle estfur la rivière d’iîm , & préside à un bail-liage , considérable par ses mines d’ar-gent & de fer. Elle renferme u;.e école
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latine; & avant l’incendie qu’elle essuyal’an ijrçi, renfermoit un arsenal & unchâteau. (D. G.)
ILMENT, Géog. grand fleuve d'A-sie, a u royaume de Perlé , qui se jettedans l’Océan.
ILOIRES, Marine , Voy. HilOIRBS.
ILOTES , s- m. pi. Ifìft. anc. , nomdes esclaves chez les Lacédémonîens.Quand ceux-ci commencèrent à s’empa-rer du Péloponuese, ils trouvèrent beau-coup de résistance de la part des naturel*du pays, mais sur-tout des habitans d’E-los qui, après s'être soumise , se révoltacontr'eux. Les Spartiates assiégèrent cet-te place, la prirent à discrétion , & pourfaire un exemple de sévérité, en rédui-sirent en esclavage les habitans , eux &tous leurs descendans à perpétuité. LesIlotes , ou comme d’autresles appellent,les Helotes étoient donc à Lacédémone desesclaves publics , employés aux ministè-res les plus vils & les plus pénibles, &traités avec une extrême rigueur; maisles magistrats les accordaient quelquefoisaux particuliers, à condition de les ren-drè à la ville quand elle les redemande-roit. On les employoità la culturellesterres & aux autres travaux de la cam-pagne. Dans des besoins pressans on s’enservoit à la guerre, & plusieurs y ontmérité leur liberté parleur service. Dansles cotnmencemens on avoit fixé leurnombre , de peur qu’en se multipliant ilsne fussent tentés de se révolter; L parcette raison l’on exposoit les enfans quinaissoient d’eux au-delà du nombre fixé ;mais cette loi inhumaine dura peu ; dureste on en nsoit très-rigoureusementavec les Ilotes ; on les fustigeoit cruelle-ment & fans raison en certains temps del’année, feulement pour leur faire sen-tir le poids de la servitude ; on alloit mê-me jusqu’à les tuer quand ils devenoienttrop gras, & on mettoit leurs maîtres àl’amendtf , commme les ayant trop biennourris, & trop peu surchargés de tra-vaux. Par une autre bisarrerie aussi con-damnable , on les obligeoit às’enivreràcertains jours de fêtes, afin que les en-fans fussent! par ce spectacle détournésdu vice de l’ívrognerie. Quelques-uns deces Ilotes étoient pourtant employés àdss occupations plus honnêtes , comme àconduire les enfans aux écoles publiquesou aux gymnases, & à les ramener. Ceux»