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îimt ; on dit encore , tel qu'un lien altérédestine ;, stfc. 11 rugit suppose la compa-iaison c'est un lion , l’indiquo ( telqu'uniion Is développe.
On demandera peut-être: qu’elle res-semblance : peut-il y avoir entre une idéemétaphysique, ou un sentiment moral,& un objet matériel?
1 °. Une ressemblance d’effet dans leurmaniéré d’agir fur l ame. Si par exemplele génie d’un homme ou son éloquencedébrouille dans mon entendement le ca-Jios de mes pensées, en dissipe l’obscurité,les rend distinctes L sensibles à mon ima-gination , m’en fait appercevoir & saisirles rappors; je me rappelle l'effet que lesoleil en se levant produit sur le tableaude la nature , je trouve qu’ils font éclor.te , l’un à mes yeux , l'autre à mon es-prit , une foule d’objet nouveaux ; &je dis de ce génie créateur L fécònd,qu’il est lumineux, comme je le dis dusoleil. Lorsque je goûte de l’absynthe, lasensation d'amertume que mon ame enjreqoit, lui déplaît L lui donne pour lamême boisson, tine répugnance pref-qu’invincible. S’il arrive dònc que le re-gret d’un bien que j'ai perdu me causeune sensation affligeante & pénible , &.«ne forte répugnance pour ce qui peutme rappelles le souvenir de mon mal-iieur., je dis de ee regret, qu’il est amer,Ai’analogie de l’expression avec le sen-timent est fondée sur la ressemblance desaffections de l ame. L’effet naturel despallions est en nous bien souvent le mê-me que .celui des impressions des objetsdu dehors: l’amour, la colere, le désir■violent fait fur le sang l’effet d’une cha-leur ardente; la frayeur, celui d’ungrand froid. De-là toutes ces métapho-res de brûler de colere, d’impatience &d’amour, d’être glacé d’effroi, de fris-sonner de crainte. Voilà ce qnej’entendspar la ressemblance d’effet. C’est fous cerapport, que me semble aussi juste qu’in-génieuse la réponse de Marius , à quil’on reprochoit d’avoir, dans la guerre<les Cimbres, donné le droit de bourgeoi-sie à Rome, à mille étrangers, qui s’é-toient distingués. Les loix, lui difoít-on,défendent pareille chose. II répondit quele bruit des armes l'avoit empêché d’en-tendre cequedisoientles loix,
a". Une ressemblance de mouvement,ton vient de voir que U ptemiere ana-
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logis dès images porte fur le caracterfcdes sensations. Celle-ci porte fur leurdurée , & leur succession plus lente ouplus rapide. Si nous observons d’aboriune analogie naturelle entre la progres-sion de lieu & la progression de temps ,l’étendue successive & l’étendue perma-nente , l’uoe peut donc être l 'image del’autre, & le lieu nous peindra le temps.Un sourd & muet de naissance , pourexprimer le passé montroit l’espaee quiétoir derriere lui j & l'espace qui étoitdevant, pour exprimer l’avenir. Nousles désignons à-peu-près de même : lestemps reculés , savanes en âge , les annéess'écoulent. Quoi de plus clair & de plusjuste que cette image dont se sert Mon-tagne pour dire qu’il s'oecupe agréable-ment du passé fans s’inquiéter dc l’a-venir , les ans peuvent m'entraîner , maisà reculons ?
Cette analogie est dans la nature par-ce que les objets se succèdent pour moidans l’espace comme dans lit durée , &que ma pensée opéré de même pour lesconcevoir dans leur ordre, soit qu’ilsexistent ensemble en divers lieux ; ousoit que dans un même Heu ils existenten divers temps,
11 y a de plus une correspondance na-turelle entre la vitesse ou la lenteurdes mouvemens du corps, & la vitesseou la lenteur des mouvemens de l'ame,& en cela le physique & le moral, l’in-tellectuel & le sensible ont une parfaiteanalogie entr’eux , L par conséquent mrrapport naturellement établi entre lesidées & les images. Voy. ANALOGIE.
Mais souvent la facilité d'anpercevoírune idée sous une image est nn effet del’habitude , & suppose une convention.De-là vient que toutes les images ne peu-vent ni ne doivent être transplantéesd’une langue dans une autre langue ; &lorfqu’on dit qu’une image ne fauroit sotraduire , ce n’est pas tant la disette dsmots qui s’y oppose , que le défautd’exercice dans la liaison de deux idées.Toute image tirée des coutumçs étran-gères , n’est reçue parmi nous que paradoption; & les esprits n’y sont pashabitués, le rapport en fera difficile àsaisir. Hospitalier exprime une idé« clai-re en français comme en latin, dan*son acception primitive : on dit , lesdieux hospitaliers , un feuple kospitaliír f