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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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Comme il est souvent question dans lemomie des marques des enfans, & quedans le monde les raisons générales &philosophiques font moins d’eft’et qn’unehistoriette , il ne Faut pas compter qu'enpuisse jamais persuader aux femmes, queles marques de leurs enfans n’ont aucunraportavec les idées, les fantaisies dontelles ont été frappées, les envies qu’el-les n’ont pu satisfaire. Cependant nepourroit-on pas leur demander, avant lanaissùice de Pensant, quels ont été lesobjets de ces idées, de ces fantaisies, deces envies souvent auísi respectées qu'el-les font impérieuses , & que l’on les croitimportantes , & quelles devront être parconséquent les marques que leur enfantdoit avoir. Quand il est arrivé quelque-fois de faire cette question, on a fâchéles gens fans les avoir convaincus.

Mais cependant, comme le préjugé àcet égard est très-préjudiciable au repos& á la santé des femmes enceintes, quel-ques sevans ont cru devoir entreprendrede le détruire. On aune dissertation dudocteur Blonde), en firme de lettres, àParis, chez Guérin , 1746 traduites del’anglois eu notre langue , qui renfermedes choses intéressantes fur ce sujet.Mais cet auteur nie presque tous les faitsqui semblent favorables à l’opinion qu’ilcombat. II peut bien être prouvé, qtt’ilsne dépendent pas du pouvoir de Vimagi-nation ; mais la plupart font des faitscertains. Ils serviront toujours à forti-fier la Faqon de penser reque , jusqu’à ceque l’on ait Fait connoître, que l’on aitpour ainsi dire démontré qu’ils ne doi-vent pas être attribués à cette cause.

Les mémoires de l’acadcmie des Scien-ces renferment plusieurs dissertations furle même sujet, qui sont dignes fans doutede leurs saváns auteurs, & du corps il-lustre qui les a publiés ; mais comme ony suppose toujours certains principes con-nus des seuls physiciens , elles paroissentpeu faites pour ceux qui ignorent cesprincipes. Les ouvrages philosophiquesdestinés à Pinstruction du vulgaire, &des dames sur-tout, doivent être traitésdifféremment d’une dissertation, & telsque légat ipfa Lycoris. C’est à quoi pa-roi t avoir eu égard Pauteur des lettres,qui viennent d’être citées, dans lesquel-les la matière paroît être très-bien dis-cutée , & d'uue maniéré qui U met à la

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portée de tout le monde : ce qui est d’au-tant plus louable, qn’il n’est personneeffectivement qui ne soit intéressé à ac-quérir des lumières à ce sujet, que l’ontrouve aussi très-bhn traité dans les com-mentaires fur les institutions de Boer-haave, § 694. & dans les notes de Hal-ler, ibid. où se trouvent cités tous lesauteurs qui ont écrit & rapporté des ob-servations fur les effets attribués à l’rma-gìnution des femmes enceintes. VoyezEnvie , Monstre.

Imagination maladies de l’ , voyezPassion Ue l’Ame , Mélancolie,Délire.

IMAL, f. m. Comm., mesure desgrains dont on sc sert à Nancy. La cartefait deux imcmx , & quatre cartes le réal,qui contient quinze boisseaux mesure dePavisi-ce qui s’entend de Pavoiiie. V.Boisseau. Diêi. de Comm.

IMAM ou IMAN, f. m. Ilifl. moi.,ministre de la religion mahométane , quirépond à lin curé parmi nom.

Ce mot signifie proprement ce que nousappelions prélats, autistes , mais les Mu-sulmans le disent en particulier de celuiqui a le soin , Pinreinlance d une mos-quée , qui s’y trouve toujours le premier,& qui fait la prière au peuple , qui la ré-pété après lui.

Iman, se dit aussi absolument par ex-cellence des chefs, des instituteurs oudes fondateurs des trois principalessectes de la religion mahométane, quifont permises. V. MahomÉtisme. Aliest l ’iman des Perses, ou de la secte desSchiaites : Abubcfeer , Viman des Sun-nietis, qui est la secte que suivent lesTurcs ; Saphii ou Safi-y, Viman d’uneautre secte.

Les Mahométans ne font point d’accordentr’eux fur Vìmanat , ou dignité A'iman.Quelques-uns la croient de droit divin,& attachée à une feule famille, commele pontificat d’Aaron ; les autres soutien-nent d’un côté qu'elle est de droit divin,mais de l’autre, ils ne la croient pas tel-lement attachée à nne famille, qu’ellene puisse passer dans une autre. Ils avan-cent de plus que Viman dev at être , fe-loh eux , exempt non-seulement des pé-chés griefs , comme l’infidelité, mais en-core des autres moins énormes, il peutêtre déposé , s’il y tombe, & fa dignitétransférée à un autr«,