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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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xAÓ? ; /SxfSxfíëfctv , de Bzfâxplç, (f c.La terminaison ÍÇuv potirroit bien venirelle-méme de sadjectif iVcç, pareil , sem-blable , qui semble se retrouver encore àla terminaison des noms terminés en «r-fiéí , que les latins rendent par ismus , &nous par ifme, comme archaïsme ,, néo-logisme, hellénisme, Ne. I! me semblepar cette raison même , que l’on pourroitles appeller aussi des noms imitatìfs.

Nous avons conserve en François lamême terminaison imitative , en l’adap-tant seulement au génie de notre langue,tyranniser , latiniser , franciser. Ancien-nement on écrivoit tyrannizer , latinizer ,fremeiter , comme on peut le voir autraité de la Grammaire française de R.Etienne, imprimée en 1569 (page 42.):& cette orthographe étoit plus consonneque la nôtre, & à notre prononciation &à sétymologie. Par quelle fantaisie l’a-vons-nous altérée ?

Les Latins ont Fait pareillement unealtération à la terminaison radicale , dontils ont changé le z en js; attìcijsare , fi-riiijsare , patrijsarc. Voilà us f tìratnm. lat.de derivaiis) remarque que les Latinsont préféré la terminaison latine en urì àla terminaison grecque en ijfare, &qu'enconséquence ils nnt mieux aimé dire grte-«arì que gracijfare.

Si i’osois proposer une conjecture con-tre saffertíon d’un si savant homme, jcdirois que cette différence de terminai-son doit avoir un Fondement plus rai-sonnable qu’un simple caprice ; & la

réalité.de l’existence des deux mots latinsgrœcifare N gr&cari est une preuve demon opinion d’autant plus certaine , quel’on lait aujourd’hui qn’aucune languen’admet une exacte synonymie. 11 meparoît assez vraisemblable que la ter-minaison ijfare n’expriine qu’une imita-tion de langage, & que la terminaisonari exprime une imitation de conduite,fie mœurs : atticijfare (parler comme lesAthéniens), patrijfare (parler en pere),grtecari (boire comme les Grecs), vul-pinari ( agir en renard , ruser. ) Lesverbes imitatìfs de la premiere especeont une terminaison active , parce qneLimitation de langage n’est que momen-tanée, & dépendante de quelques acteslibres qui se succèdent de loin à loin,ou même d’un seul acte. Au contraireles verbes mitatifs de la seconde espece

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ont une terminaison passive; parce queLimitation de conduite & de mœurs estplus habituelle, plus continue, & qu’ellefait méme prendre les passions qui ca-ractérisent les mœurs , de maniéré queLe sujet qui imite est pour ainsi dire trans-formé en l’objet imité : grœeari ( êtrefait grec ) , vidpinari (ê-re fait renard). :de forte qu’il est à présumer que.cesverbes, réputés déponens à cause de lamaniéré active dont nous les traduisons ,& peut-être même à cause du sens actifque les Latins y avoient attaché , fontan fond de vrais veibes passifs, si onles couíi (e e dans leur origine & selon!e véritable sens littéral. Dans :a réalité ,les uns & les autres , à raison de leursignification usuelle, sont des verbes ac-tifs , absolus; actifs, parce qu’ils ex-priment faction d’imiter ; absolus, parceque le sens en est complet & défini etifoi, & n'exige aucun complément ex-térieur.

Remarquons que la terminaison latineen ijfare ne suffit pas pour en conclureque le verbe est unit at if l’assonancc Seulen’est pas un guide fur dans les recher-ches analogiques ; il faut encore s ureattention au sens des mots & à leur vé-ritable origjne. G est en quoi il me sem-ble qu’a manqué Sçaiiger. (De cuuf. iìng.lat. cap. cxxiij.)., lorsqll’il compte parmiles verbes imitatìfs le vetbscyctkijfare :ce n’est pas qu’íl ne fente, qu’it n’y apoint ici de véritable imitation : nequeenini-, dit-i! , aut imitamur ,.aut fequìuturCyathnm : mais il aime pourtant mieuximaginer une métonymie, que d’aban-donner l’idéed’imitationqu’i! .sroyoitvoirdans la terminaison- Le verbe grec quicorrespond à cyathijfure, o’est xnxivÇisv,& non pas «cscítÇu», comme les vraisimitatìfs ,. ce qui prouve, que l'aîsonancade cyathijdre avec les verbes iniìtatifsest purement accidentelle, & n’a nul, traità Limitation.

» IMITATION, f. f. Gramm. N Phi.lofopk. , c’eít la représentation artificielled’un objet. La nature aveugle n’imitepoint; c’est sart qui: imite. Si sart imitepar des voij^ articulées, l'imitation s’ap-pelie discours, & la discours est oratoireou poétique. Voyez Eloquence NPoésie. S’ii imite par des ions, >««,'-talion s’a pjp e 11 e, ufq 11 e. Voyez lartìcleMusique. S’iì imite par des couleurs ,A a z