Band 
Tome dix-huitieme. I - JOM.
Seite
375
JPEG-Download
 

I 3VÍ I

que toujours un écolier eu «imposition.

- Imitation, Musique. ' Va musiquedramatique oïl théâtrale concourt à I'jjhî-tatìon , ainsi que la poésie & la peinture :c’est à ce principe commun que se rappor-tent tous les beaux arts, comme l’amontré M. le Batteux. Mais cette imi-tntion n’a pas pour tous la même étendue.■Tout ce que 1 imitation peut se représen-ter est :iu ressort de la poésie. La pein-ture , qui n’offre point ses tableaux à l’i-ma-ginatíon , mais aux sens L à un seulsens, ne peint que les objets soumis à la♦ne. La Musique seinbleroit avoir lesmêmes bornes par rapport à l’ouie, ce-

I M I 37f

pendant elle peint tout, même les objetsqui ne font que visibles : par un prestigepresque inconcevable, elle semble met-tre l’ceil dans l’oreìlle, L la plus grandemerveille d’un art qui n’agit que par 1* *mouvement, est’d’en pouvoir formerjusqu’à l’image du repos; La nuit, lesommeil, la solitude & le silence entrentdans le nombre des grands tableaux dela musique. Ou fait que le bruit peut pro-duire l’effet du silence, & le silence s ef-fet du bruit: comme quand on s’êridortà une lecture égale & monotone, & qù’orçs’éveille à l’instantqu’elle ceffe. Maista musique agit plus intimement fur nous

piece. II en est de Limitation comme du contre point double ; fans elle , on ne peutguere faire une piece à plusieurs parties récitantes , car chaque partie rie périt pastoujoursannoncer un motif nouveau ; & si l'on fait répéter le même trait successive-ment à chaque partie &. dans la même harmonie , l’emiui s’en mêlera bientôt.

L'imitation fournit auffi le moyen de reproduire souvent le rriême motif î’ous ,u®aspect nouveau, & en diminuánt ou augmentant son effet, suivant l'exigenee Uwcas. Car, par exemple, si l’on veut augmenter Peffet du motif, ori l’armoncere dansle premier dessus, on l imitera dans les antres parties, en lui donnant,un accoropag-ne ment foible, & d’un chant peu marqué. Mais fi l’on veut faire ressouvenir fautifteurdu motif fans l’en occuper entièrement, on l’annoneèra daris Iei parties m sé-rieuses ; on l'imitera dans'une de ces mêmes parties, tandis que le dessin hura potiraccompagnement uri chant plein & bien marqué j il est clair que pour que cela féipuisse , il faut que le trait de chant imité soit simple. :

Je né vois pas comment les duo, lesíWo, &c. pourront avoir lien fur le théâtrefans imitation. Ferat-on chanter les deux parties ensemble à la tierce ou irlafrxte ?Quel ennui, pour peu què la piece soit longue ! Bailleurs ce que j'aidit ^ VartickFttGUErevient encoveicr. Eft-ii plus naturel que deux trois ou pîusde person-nes commeneent à chanter tòutès ensemble les mêmes paroles, sur lemêmeair;ou qu’etlès commencent à -quelque distance Tune de l’autre, & en mettant dansleur chant d es différences analogues à leur caractère, fans que pour cela le chantd’une des personnes contredise ceiui de l'-autre ? Or voilà précisément ce que fait 8c.enseigne Limitation-, par elle ou apprend jusqu’à quel point on peut changer ua•chant, 'faire qu’il perde entièrement sa physionomie.

• II y a différentes (unes d'imitations. -

L'imitation renversée ou í>« rétrogradant , lorsque la pàltic imitante répeteà recu-lons les notes de Ix partie principale , c’est-à-dire en commençant par la derniere,:L fi instant par la première.' î ■ - ;

L'imitation liée ou contrainte , lorsque la partie imitante répete exactement &note pour «ot'e le même'trait de chant, mais une seconde, tierce, L c. plus haut,cu plus bas.

h‘imitation par mouvement contraire , que quelques-uns appellent renversée!,quoique Brossard donne ce nom à celle qui va en rétrogradant, comme nous l’avtwsdé j a dit. Cette sorte limitation a lieu lorsque ta partie imitante répete-les notes dela principale par mouvement contraire, c’est-à-dire que fi la premiere pracede d-ií-t-cniquémetìtou par faut en montant, l’imitante proeede diatoilíquement oti par fauténd'elce.ádant, &au contraire.

' Enfin Limitation simple ou libre, quand on reconnoît lé même chant dans la par*tic imitante j fans qn’elle observe les mêmes intervalles ou les mêmes valeurs desnotes que la partie principale. C’eft de cette derniere forte limitation que j’aivoulu parlés; (F. D. C.)

A a 4