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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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titefle rendent invinfibles, maïs iî n’v arien de visible q.ii ne foitcoips, & les■Valenri.niens'avoient raison de dire quetout ce qui est visible est corporel &figuré. II faut aussi que le concile deConstantinople qui décida conformémentà Popir,ion de Falamas, Sc fur Pauto-rite d’un grand nombre de pores, qu’ilémane de Peffence divine une lumièreincréée , laquelle est comme son vêtement& qui parut en J. C. dans fa transfigu-ration ; il faut, dis-je, bu que ce con-cile ait cru qne la divinité est un corpslumineux , ou qu’il ait établi deux opi-nions contradictoires, car il est absolu-ment impossible qu’il émane d’un espritune lumière visible, & par conséquentcorporelle. „

J? crois qu’on peut fixer dans le sieclede S. Augustin b connoifTance de la purespiritualité. Je penserois assez Volontiersqueies hérétiques qu’on avott à combat-tre dans ce tempslà, & qui admettoientdeux principes, un bon & l’autre mau-vais , qu’ils faisoient également maté*riels , quoiqu’ils donnassent au bon prin-cipe , c’eft à dire à Dieu , le nom de lu-mière incorporelle , ne contribuèrent paspeu ati développement des véritables no-tions fur la nature de Dieu. Pour lescombattre avec plus d’avantage , on sen-tit qu’il conviendroit de leur opposerl’existcnce d’une Divinité purement spi-rituelle. On examina s’il étoit possibleque Ion essence pût être incorporelle dansle sens que nous entendons ce mot, ontrouva bientôt qu’il étoit impossiblequ’elle en put avoir une antre ; alorson condamna ceux qui avoient parlé dif-féremment. On avoua pourtant quel’ooinion qui donnoit un corps à Dieu,n’avoit point été regardée comme héré-tique.

Quoique la pure spiritualité de Dieufût connue dans régisse quelque tempsavant la conversion de S. Augustin,- com-me il paroît par les ouvrages de S. Jé.ô-me, quiieprocheà Origine d’avoir faitDieu corporel; cependant cette vérité ren-controit encore bien des difficultés àvaincre dans l’eíprit des plus savansthéologiens. 8. Augustin nous apprendqu'íl n’avoit été retenu fi long - tempsdans le Manichéisme que par la peinequ’il avoir à comprendre la spiritualitéde Dieu. C'(toit -là, dit - il lustule prof-

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que ìnsurmontaMe cause ie mon erreur ,Ceux qui ont médité sur la question quiembarraffoît 8. Augustin, ne seront pa*surpris des difficultés qui pnuvoient Par*rêter. Ils savent que malgré la nécessitéqu’il y a d’admettre un Dieu purementspirituel, on ne peut jamais concilierparfaitement un nombre.d’idées qui pa-roissent bien contradictoires.

Est-il rien de plus abstrait & de plusdifficile à comprendre qu’une substanceréelle qui est par-tout, & qui n’est danSaucun espace ; qui est toute entiers dansdes parties qui font à une distance infinieles unes des autres, & cependant par-faitement unique? Ést-ce une chose en-fin bien aisée à comprendre qu’une sub-stance qui est toute enti.ere dans chaquepoint de l’immensité de Pespace, & quinéanmoins n’eft pas aussi infinie en nom-bre que le font les points de Pespace danslesquels elle est toute entiere ? S. Augus-tin est bien excusable d’avoir été arrêtépar ces difficultés, sur-tont dans lin tempsoù la doctrine de la pvre spiritualité dsDieu ne faisoit, pour ainsi dire, qu’éclo-re. Ce fut lui-méme qui dans la fuite laporta Z un point bien plus parfait; ce-pendant il ne put la perfectionner alorsfur P essence de Dieu, il raisonna tou-jours en parfait matérialiste fur les sub-stances spirituelles. II donna des corpsaux anges & aux démons ; il supposa troisou quatre différentes matières spirituel-les, c'est-à-dire subtiles. II composa del’une, l’essence des substances célestes #de Pautre, qu’il dssoit être corniste unair épais, il fit celle des démons. L’arnehumaine étoit aussi formée çl’une matièrequi lui étoit affectée & particulière.

On voit combien les idées de la purespiritualité des substances immatériellesétoient encore confuses dans le temps deS. Augustin. Quant à celles que ce pereavoit de la natùre de Pâme, pour mon-trer évidemment combien elles étoientobscures & inintelligibles, il ne Faut queconsulter ce qu’ii d:t sur l’ouvrage qu’ilavoit écrit au sujet de ion immortalité,I: avoue qu’il n’a paru dans le monde quemalgré son consentement, & qu’il est stobscur, si confus, qu’à peine enteud-iltui même, lersqu’ii le lit, ce qu’il avoulu dire.

II, semble que quelque temps après 8.Augustin, lain que la connaissance de