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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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l’împénétrable : il est donc certainque toute étendue est aussi matière ; &par conséquent vous n’ôtez à Dieu quele nom de corps , & vous lui en laisseztoute I.i réalité lorsque vous dites qa’ilest étendu ,, ? Consultez l'article de/’A me , où l’on prouve , à la faveur dela raison & de quelques étincelles de bon-ne philosophie , qu’outre les substancesmatérielles, il faut encore admettre dessubstances purement spirituelles & réel-lement distinctes des premieres. II estvrai q ne nous ignorons ce que font aufond ces deux sortes de substances,comment elles viennent se joindre i’uneà l’autre; si leurs propriétés se réduisentau petit nombre de celles que nouscon-«oissons. C’est ce qa’il est impossible dedécider ; & d’autant plus impossible,que nous ignorons absolument en quoiconsiste l’essence de la matière , & ceq»e les corps font en eux-mêmes. Lesmodernes, il est vrai, ont fait fur celaquelques pas de plus que les anciens ;mais qu’il leur en reste encore à faire !

IMMATRICULATION , f. f., Jurif-prud ., signisie inscription de quelqu’undans la matricule ou registre ; les nou-veaux officiers font requs & immatriculésdans le siégé où ils exercent leur fonction. Les nouveaux propriétaires desrentes assignées fur les revenus du roi,se font immatriculer par les payeurs pourpouvoir toucher les rentes. Voy. Imma-tricule céf Matricule. ( A )

IMMATRICULE , adject. , Jurif-prud. , est l’acte contenant inscriptionde quelqu’un dans la matricule ou regis-tre commun. L’ruiâti'àse d’un huissierou autre officier esti’acte par lequel il aété inscrit au nombre des officiers du tri-bunal. Réimmatricule d’un nouveau ren-tier ou propriétaire de quelque partie derente assignée fur ies revenus du roi ,est l’acte nar lequel il est inscrit & re-connu en qualité de nouveau propriétairede cette rente, à l’efsct d'en être payé aulieu & place du précédent propriétaire.Voy . Immatriculation îéf Matri-cule. ( A )

IMMÉDIAT , adj. , Gramm, , quifuit ou précede un autre fans aucuneinterposition. Voyez MÉDECINE.

Immédiat signisie aussi , qui agit fansmoyen , fans milieu. On dit dans ce sens,grâce immédiate , & calife immédiate.

Tome XVIII. fart. I.

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On a vu depuis quelques années degrandes disputes fur la grâce immédiateentre les théologiens. 11 s’agissoit desavoir. si la grâce agit sur le cœur & surl’esprit par une efficacité immédiate ; in-dépendamment des circonstances exter-nes, ou si un certain aflémbiage , oucertain ménagement des ci,constances ,jointes au ministère de la parole , peu-vent produire la conversion des âmes.V. GRACE. Voy. ledictionn. de Trévoux.

IMMÉMORIAL , adj. , Gramm. &Jnrifprud. , le dit de ce qui pass; lamémoire des hommes qui font actuelle-ment vivans , & dont on ne connoitpoint le commencement. On dit parexemple, que de temps immémorial onen a usé ainsi, ou que l’on a une pos-session immémoriale d’un héritage. Lapossession de trente ou quarante ans , &même de cent ans , n’est point immémo-riale , dès que l’on en connoit l’origine.Voyez Possession. (A)

IMMENSITE, l. s., Mêtaphysiq. , ceterme est relatif à l’étendue , tomme ce-lui d étémité à la durée. L’éternité est untemps fans limites ; l’iwmenjìté est unespace sans bornes.

On entend par immensité de Dieu , laprésence de Dieu par-tout. Or on con-noit que Dieu peut être présent par - toutde -trois maniérés ; i". par la connois-sance , parce que rien ne lui est caché ;a°. par son opération ou par sa puissance»parce qu’il produit & conserve tout eutout lieu ; 3 °. par son essence ou par sasubstance , en ta u t qu’il pénétre tout, &qu’il se trouve par- tout substantiellement.

Parmi les anciens hérétiques qui onterré fur l 'immensité de Dieu , l .s Valenti-niens, les Gnoliiques, les Manichéensadmettant deux principes de toutes cho-ses, l’un bon , & i’autre mauvais , pla-çoientle premier dans la région de la lu-mière , & le second dans celle des ténè-bres , par conséquent ils nioient l’iu»-menjìté de Dieu quant à fa substance.

Worstius, les Calvinistes & les Soei-niens ont renfermé Dieu Jans le ciel. &ne veulent point qu’il soit présent ail-leurs . autrement que par fa puissance.

Descartes & ses sectateurs ont nié, sui-vant leurs principes , que Dieu fût pré-sent quelque part par sa substance ; ainsi»selon eux , Dieu n’est immense que parsa connoissance & pat sa puissance, stB b