Band 
Tome dix-huitieme. I - JOM.
Seite
386
JPEG-Download
 

Z86 I M M

faut mettre ici une grande différence ou-tre le sentiment de ccs derniers & celui'des Sociniens ; car du sentiment des So-cìuiens , i) s’ensnit que Dieu esc renier,iré dans un lieu ; que par conséquent ilest sujet an changement, ce qui estimegrande imperfection; au lien que dansle sentiment de Dcscartes , c’dl au con-traire une grande perfection à Dieu de nepouvoir correspondre à un lieu , parcequ’sutrement il seroit étendu & corporel,■ce qui est absurde.

Ce qui a trompé les Manichéens & lesSociniens, c’eft qu’il s n’ont pas prisgarde qu’on ne peut pas accorder queDieu soit présent quelque part par sasubstance , qu’on ne soit en même tempsforce d’accorder qn’jl est par-tout : car íiDieu étoit feulement quelque part, ou ily leroit librement & par fa volonté , ounécessairement & par la nature. On nepuit point dire qu’i! y soit librement,parce qu'i! pourroit passer de ce lieu dansun autre , ce qui détruit entièrementi’iniimté, la simplicité & 1’immutabilitéde Dieu. On ne peut pas dire non plusque Dieu soit borné quelque part par sanature, parce qu’il faudroit dire en mêmetemps que par fa nature il a une maniéréd’exister truie, ce qui est ridicule ; &d’ailléurs on u’npperqoit ni dans la na-ture de Dieu , ni dans celle du lieu , rienpar oìtDieudoive être plutôt iàqn’íci-

Les Scotistes admettent, l°. deux sor-tes d’étendue. L’une qui est substance,l’aiitrequi eli inoditication. La premieren des parties substantielles, posées lesunes hors des antres ; par conséquentelle est divisible , mobile & corporelle;la seconde est propre aux esprits. Elle aaussi des parties hors les unes des autres,mais distinguées feulement ri’une ma-niéré formcîle.par conséquent cette éten-due est indivisible. a°. Ils soutiennentque Dieu à uue étendue éternelle, néces-saire , infinie , par conséquent immobile ;de-ià ils concluent que tinnnensté deDieu n’est point dans un lieu , mais(libelle est plutôt le lieu universel,& queDieu est tout entier sous chaque partiede V immensií.

Les Thomistes rejettent cette étendueFormelleípour en substituer une virtuelle;mai-; ils admettent avec les S-’Otistfs , queDieu est infiniment répandu hors de lui-Lnêine , & qu’il existe tout entier fous

I M M

chaque partie de l’étendue créée. Je n’est-trerai point dans le détail des taisonsdont les deux partis appuient leur opi-nion. ; tout le monde tombe «'accord qu’ily a plus de subtilité que de vraie logique.Voy. Dieu es l’Espace.

ÌMMEKSiON , s. m., Gramm. , ac-tion par laquelle on plonge quelqu-- chosed?ns l’caiì, ou dans tel autre fluide. Voy.Fluide.

Dans les premiers siécles du christia-nisme , on baptisoit par immersion , partrois immersons. On prétend qu» cettecoutume subsiste encore en Portugal -Stchez les Anabatistes. Voyez Baptême.EUea cessé dans le treizième siécle dansi’égliíe latine , & on lui a substitué lebaptême pat infusion , comme il se pra-tique aujourd’hui : mais le baptême parimmersion est encore enLíage dans l’églisegrecque. (G)

Immersion, en termes tV/IJlronomie,se dit quelquefois loriqu’une étoile nu.une planète est si proche du soleil, qu’onne peut la voir , párce qu’elle est commeenveloppée dans ses rayons. Voy. Oc-cultation HÊlIAQUE.

Jmmcrjìon , le dit plus ordinairementpour signifier le commencement d’uneéclipse de lune , c’est-àdire , le moment,où la lune commence à être obscurcie, &à entrer dans sombre de la terre.

On dit la même chose , mais moinsproprement, de l’éelipfe du soleil, lors-que le disque de la lune commence à lecouvrir , & h le dérober à nos yeux.Voyez Eclipse.

Emerson est le terme opposé à immer-sion , 5r c’est le moment dans lequel lalune commencé à sortir de sombre de laterre , celui où le soleil commence àmontrer les parries de son disque que lalune nous cachait.

Comme la lune n’est jamais entière-ment obscurcie dans ses éclipses , maisqu’elle conserve une couleur rougeâtre,le moment précis de son intmerson , ou de(on entrée dans sombre n’est pas aiíé àdéterminer par observation ; il en est demême du moment précis de Vêmerson.Au contraire dans les éclipses de soleil,-lemoment de Vimmcrsnn , ou le commen-cement de séclipie est instantanée & très-remarqnable, parce que la paitie éclip-sée du disque du soleil n’est pas simple-ment obscurcie , mais entièrement et-