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Sarrasins , fit contribuer Je clergé ,JeFrance à la récompense de la noblesse , qui.ltti svoit aidé à combattre les infidèles ;l’opinion commune ell qu’il ôta aux ecclé-siastiques les dix mes pour les donner àses principaux officiers ; & à st de-là quel’on tire communément Vorigir.e .ies dix-mes inféodées ; mais Pasquisr, en ses re-cherches , liv. III. chap. xxxij, & plu-sieurs autres auteurs tiennent que Char-les Martel ne prit pas les dixmes; qu’ilprit seulement une partie du bien tem-porel des églises, fur-tau t de celles quiétoient de fondation’royaie, pourle don-ner à la noblesse f ançoise, & que l’in-féodation des dixmes , ne commençaqu’au premier voyage d’outremer, quifut en 1096. On a même vu, par ce quia été dit il ya u 1 m iment, que l’originede ces dixm.s inféodées remonte beau-coup plus haut.
11 est certain d’ailleurs que fous la se-conde race, les ecclésiastiques, aussi bienque les seigneurs & le peuple, faisaienttous les ans chacun leur don au roi enplein parlement , & que ce don étoit unvéritable tribut, plutôt qu’une libéralitévolontaire ; car il y avait une taxe fur lepié du revenu des fiefs, aïeux & autreshéritages que chacun poffédoit. Les histo-riens en Font mention fous les années gî6& suivantes.
Fauchet dit qu’en 833 Lothaire reçutà Conipiegne les présens que les évoques ,les abbés , les comtes & le peuple fai-soient au roi tous les ans, & que cesprésens étoient proportionnés au revenude chacun 5 Louis le Débonnaire les reçutencore des trois ordres à Orléans, Vorms& Thionville en 83Ç , 836 & 8Z7.
Chaque curé étoit obligé de remettre àson évêque la part pour laquelle il de-vait contribuer à ces dons annuels,comme il parait par un concile de Fan-ion se tenu en 846 , où jl est dit que lacontribution que chaque curé étoit obligéde fournir à son évêque, consistait en unminotde froment, un minot d’orge, unemesure de vin & un agneau ; le tout étoitévalué deux sols , & sévêque avoit lechoix de le prendre en argent ou en na-ture.
Outre ces contributions annuelles quely clergé payoit comme le reste du peuple,Charles - le - Chauve , empereur, fit en877 une levée extraordinaire de deniers ,
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tant fur Je clergé que fur le peuple, ayantrésolu, à la prière de Jean VIII dansune assemblée générale au parlement,de passer les monts pour faire la guerreaux Sarrasins qui ravageaient les envi-rons de Rome & tout le reste de l’Italie ,il imposa un certain tribut sur tout lepeuple, & même sur le clergé. Fauchet,dans la vie de cet empereur, dit que lesévêques levaient fur les prêtres, c'est-à-dire , sur les curés & autres bénéficiersde leur diocèse, cinq sols d’or pour lesplus riches, & quatre deniers d'argentpour les moins aisés ; que tous ces deniersétoient mis entre les mains de gens com-mis par le roi, on prit même quelquechose du trésor des églises pour payer cetribut ; cette levée fut la feule de cetteefpece qui eut heu fous la seconde race.
On voit aussipar les actes d’un syno-de tenu à Soìssons en 853 , que nos roisfaisoient quelquefois des emprunts sucles fiefs de l’église. En effet, Charles-le-Chauve, qui Fut présent à ce synode ,renonça à faire ce que l’on appelloit/>r«Atarius , c’est-à-dire , de ces fortes d’em-prunts, ou du moins des fournitures,devoirs ou redevances, dont les fiefs del’égìife étaient chargés.
On n’entrera point ici dans le détaildes subventions que le clergé de Franceà fourni dans la fuite à nos rois, celaétant déja expliqué aux mots décimes &ion gratuit.
Les ecclésiastiques font exempts com-me les nobles de la taille , mais ils payentles autres impositions, comme tous lessujets duroi, telles que les droits d’aides& autres droits d’entrée.
Il font exempts du logement des gensde guerre , si ce n’est en cas de nécessité.
Ò11 les exempte auffi des charges pu-bliques, telles que celles de tutelle &curatelle, & des charges de ville , commede guet & de garde , de la mairie & éche-vin âge ; mais ils ne font pas exempts descharges de police comme de faire net-toyer les rues au devant >îe leurs maisons& autres obligations semblables.
Une des principales immunités dontjouit l’église, c’est la jurisdiction que lessouverains lui ont accordée fur ses mem-bres & même fur les laïcs dans les ma-tières ecclésiastiques ; c’est ce que l’ontraite plus particulièrement au mot Jy-
2.1’spiction Ecçle'siastiq.uì.