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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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les avoient dépouillés, à condition depayer les charges ordinaires; ailleurs ilexempte les églises des charges extra-ordinaires feulement; il n'exempta descharges mdinaires qu’uue partie desbonti-|(n-s <le Constantinople , dont leloyer étnit employé aux frais des fipul- •tines , dans la crainte que, s’ii lesexemptoit tomes, cela ne préjudiciâta u ptibiic.

Les papes mêmes & les Fonds de Ré-gisse de Rome, ont été tributaires desempereurs romains ou grecs jruqu’à lafin du huitième siécle. 8. Grégcre re-commandait aux défenseurs de Sicile defaire cultiver avec foin les terres de cepays, qui appartenoient au saint siège,aSn que l’on pût payer plus facilementles impositions dont estes étoient char-gées. Pendant plus de cent vingt ans,& jufqu’à Benoit II, le pape étoit con-firmé par l’tmpereur, & lui payoít 30liv. d’or ; les papes n’ont été exemptsde tous tributs que depuis qu’ils font de-venus souverains de Rome & de l’exar-cat de Ravenne, par h donation que Pé-pin en fit à Etienne III.

Lorsque les Romains eurent conquisles Gaules, tous les ecclésiastiques, soitgaulois ou romain; , étoient sujets auxtributs, comme dans le reste de l’empire.

Depuis rétablissement de la monar-chie Françoise, on suivit pour le clergéce qui se pratiquoit du temps des empe-reurs, c’est à dire, que nos rois exemptè-rent les ecclésiastiques d’une partie déscharges personnelles j mai; ils voulurentque les terres de Régisse demeurassent su-jettes aux charges réelles.

S-aus la prèmicre & la seconde race dénos rois , temps où les fiefs étoient encoreinconnus , les ecclésiastiques dévoientiléja , à cause de leurs terres , le droit degiste on procuration , & le servi ce mili-taire ; ces deux devoirs continuèrent; d’e-tre acquittes par les ecclésiastiques en-core lmg-temps sons la tro,firme race;

Le droit de giste & de procurationconlìstoit à loger & nourrir le roi &ceux de fa fuite , quand il passait dansquelque lieu où des ecclésiastiques sécu-liers ou réguliers avoient des terres; ilsétaient aussi obligés de recevoir ceuxque le roi envoyoit de fa part dans lesprovinces.

A l’égard du service militaire, lors-

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qn’ilyavoit guerre, les églises étoientobligées .Renvoyer à !'armée leurs vas-saux & un certain nombre de personnes ,& de les y entretenir , l’évéque ou l’abbédevait être à la tête de ses vassaux. Quel-ques-uns de nos rois , tel que Charlema-gue , dispenlèrent les prélats de se trou-ver en personne à Vannée , à conditiond'envoyer leurs vassaux fous la conduitede quelque autre Seigneur ; il y avoitdes monastères qui payoient au roi unesomme d'argont pour être déchargés ditservice militaire.

Outre le droit de giste & le servicemilitaire, les ecclésiastiques fournissoientencore quelquefois au roi des secoursd’argentpour les besoins extraordinairesde l’état. Clotaire I ordonna en ;;z ouy6o , qu’ils paiemient le tiers de leurrevenu ; tous les évêques y souscrivirent,à l’exception d’Injuriosns , évêque deTours, dont supposition fit changer leroi de volonté ; mais si les ecclésiastiquesfirent alors quelque difficulté rie payer letiers, il eít'-du moins constant qu’ilspayoient au roi, 011 autre seigneur d ti-que! ils tenoient leurs terres, la dixmeou dixieme partie des fruits, à l’excep-tion iles églises qui en avoient obtenul’exemption, comme il paroît par uneordonnance du même Clotaire de Pan560, en forte que l’exemption de 1adixme étoit alors une des ìmmursites deRégisse. Chaque église étoit dotée suffi-samment, & n’avoit de dixme ou dixie-me portion que sur les terres qu’elle avoitdonnées en bénéfice. Dans la fuite lesexemptions de dixme étant devenuesfréquentes en faveur de Régisse, demême que les concessions du droit actifde dixmes , on a regardé les dix mescomme étant ecclésiastiques de leur na-ture.

Les églises de France étoient aussi des-lors sujettes à certaines impositions. Eneffet, Grégoire de Tours; rapporte que.Thqmlvbert, roi d’Austrafie , petit - filsde CJovis , déchargés les églises d’Au-.vergue de tous les tributs qu’elîes luipayoient. Le' même auteur nous apprendque Childebevt, aussi roi ri’Auftrasie &petit-sils de Clotaire f, affranchit pareil-lement le clergé de Tours de toutes sor-tes d’impôtr.

Charles Martet , qui sauva dans toutl’Occident la religion de l’invasion des