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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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effet le nom que l'on donne à « mode quiajoute à la lignification principale du ver-be l’idée accessoire de la volonté de celuiqui parle.

Les Latins admettent dans leur impé-ratif deux formes différentes, commelege Sc k.gito ; & la plupart des Grammai-riens ont cru l’une relative an présent,& l'aiitre an futur. Mais il est certainque ces deux formes différentes expri-inent la même relation temporelle , puis-qn'on les trolive réunies dans les mêmesphrases pour y exprimer le même sensa cet égard , ainsi que l’observe la mé-thode latine de P. R. Rem. sur les verbes ,ebap. ij. art.

Aut Jl es dura, nega; f n es non dura,venito. Propert.

Et potunt paflas âge, Tityre; U i«-terageadum,

Occursare capro ( vornu ferit ille )cave w. Virg.

Ce n'est donc point de la différence desrelations temporelles que vient celle deces deux forilies également impératives ;& il est bien plus vraisemblable qu’ellesn’ont d’aurre destination que de caracté-riser en quelque sorte l’e'pece de vo-lonté de celui qui parle. Je crois, parexemple, que lege exprime une simpleexhortation, un conseil, un avertisse-ment , une prière mè ne ou tout au plusun consentement , une simple permis-sion ; L que legito marque un comman-dement exprès & absolu , ou du moinsune exhortation si pressante , qu’el'lesemble exiges {'exécution aussi impérieu-sement que l’autorité même : dans lepremier cas ; -celui qui parlé est ou unsubalterne qui prie, ou un égal qui don-né son'avis; s’il est supérieur , c'est nnsupérieur plein de bonté qus consent àce que l’on désire , & qui par ménage-ment , déguise les droits de Ton autori-té, softs le ton d’un cgal qur conseilleôu qui avertit: dans le sefcond cas, ce-lui qui parle est un maître qui veuf ab-fol u m en t être obéi, ou un égal qui veutrendre bien sensible le désir qu’il a de{'exécution , en imitant le ton impérieuxqui'tic souffre point de délai. Ceci n’estqu’une conjecture ; niais lc style des loixlatines cn est le fondement St la preu-ve j ad divas adeunto c asti. Cic-'iij. dehg. ; & elle trouve un nouveau* degré

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de probabilité dans les passages mêmesque l’on vient de citer.

Aut fi es dura , NKGA ; c’est com-me si Properce avoit dit: “ si vens avezde la dureté dans le caractère , & fivous consentez vous-isême à passer pourtelle , il Faut bien que je consente àvotre refus, «eira;,, ( simple conces-sion.) Siaesno» dura, VENITO j prièreurgente qui approche du commandementabsolu , & qui en imite le ton impé-rieux ; c’est comme si {'auteur avoit dit :“ mais si voiís ne voulez point avouer uncaractère fi odieux j vous prétendez-êtrefans reproche à cet égard , il'vous estindispensable de venir, il faut que vousveniez, venito.,,

C’est la même chose dans les deuxvers de Virgile. Et potion paflas AGE,Tityre i ce n’est ici qu’une simple ins-truction , le ton en est modeste , âge.Mais quand il s’intéresse pour Tityre,qu’il craint pour lui quelqU’accídent,il éleve le ton, ppur donner à son avisplus de poids, & par'la plus d effica-cité; occursare capro . C4VETQ *.

cave seroit foible & moins honnête ,parce qu’il marqueroit trop peu d’inté-rêt; ïl faut quelque chose de plu» pres-sant , caveto.

Trompé par ’les fausses idées qu’oiiavoit prises des deux formes impérati-ves latines, M. l’ahbé Régnier a voulutrouver dè même rfáns Vimpífifíf de na-tte langue , ' W présent’ ft urt’futur :dans son système lé présent est lis 'aulises ; le futur , tu liràs ou vous lirez( Gramm. franc. - six-1 a. ■ Paris 1706 , p.340; ) mais il est évident eh foi, &avoué par éét-auteur même, que tu li-ras ovrv»u)"lfre 7 Ì-tte 'diffère éji sien dece qu’il appelle' ie futur simple de Vin-dicatif, & qu? je nomme le présent pos-térieur f voyez Temps ; ) tì ce n’est ,dit-il ,• en c'e istt'ìl efl employé à un autreusage. C’est wonc confondre les modes'qnc de rapporter ces expressions kViiié-pératif: " & il y a Tailleurs une erreurde fait, è croire que le présent posté-rieur., ou si l’on veut, le futur de l’in-dicatif, 'soit 1 jamais employé dans le sensimpératif. S’il te met quelquefois.aulieu de Vimpératif, c’est que les deuxmodes font également directs ( voyezMode;) & que la Forme indicative ex-prime en effet la même relation téitipcr-Cc z