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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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relie que la Forme impérative. Mais lesens impératif est si peu commun à cesdeux formes, que l’on ne substitue cellede l'indicatiF à l’autre , que pour faire«lisparoítre le sens accessoire impératif,«m par énergie > ou par euphémisme.

. On s’abstient de la forme impérativepar énergie, quand l’autorité de celuiqui parle est si grande , ou quand la jus-tice ou la nécessité de la chose est si évi-dente , qu'il suffit de i’indiquer pouren attendre l’exécution : Dominum Deumtuum adorabis, N illisoli servies (Matth.ìv. io., ) pour adora ou aiorato, serviou servita.

On s'abstient encore de cette formepar euphémisme, ou afin , d’adoucirpar un principe de civilité, l’impres-sion de l'aiitorité réelle , ou afin d’évi-ter par un principe d’équité le ton im-périeux qui ne peut convenir à un hom-me qui prie.

Au reste le choix entre ces différentesformes est uniquement une affaire degoût', & il arrive souvent à cet égardla même, qhose qu’à l’égard. de tous lesautres synonymes, que l’on choisit plu-tôt pour la satisfaction de Torsjlle quepour celle ‘de l’efprit, on pour conten-ter l’èsprit par une autre vpe que cellede la précision. Au fond-il étoit très-poísible, 8s. peut-être auroit-il été plusrégulier, quoique moins énergique, depe pas introduire le mode impératif, &de s’en tenir au temps de 1 indicatif queje nomme présent postérieur: vous ado-rerez le Seigneur votre Dieu , éf vousne servirez que lui. C’est même le seulmoyen direct que l’on ait dans plusieurslaqgues, & spécialement dans ja nôtre ,d’exprimer le commandement à la troi-sième personne : le style des réglemenspolitiques en est la preuve.

, Puisque dans la langue latine & dansla franqqise , on remplace souvent la for-me reconnue pour impérative par cellequi est purement indicative, il s’ensuitdonc que ces deux formes exprimentune même relation temporelle, & doi-

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vent prendre chacune dans le mode quileur est propre, la méme dénominationde présent postérieur. Cette conséquen-ce se confirme encore par Tissage desautres langues. Non-feulcmentles Grecsemploient souvent comme nous, le pré-sent postérieur de Tindicatif pour celuide Vimpératif, ils ont encore de plusque nous la liberté d’isser du présent pos-térieur de Vimpératif pour celui de Tin-dicatif: ais oív o (SfôVor, pour tectrsit( Entip. ) ; littéralement, feis ergo quidsac, pour fades ( vous savez donc ceque vous ferez? ) C’est pour la mêmeraison que la forme impérative est la ra-cine immédiate de la forme indicativecorrespondante, dans la langue hébraï-que; 8c que les Grammairiens hébreuxregardent Tune & l’autre comme desfuturs : par égard pour Tordre de la gé-nération , ils donnent à Vimpératif Jenom de premier futur, & à l’antre lenom de second futur. Leur pensée re-vient à la mienne ; mais nous employonsdiverses dénominations. Je ne puis re-garder comme indifférentes, celles quifont propres au langage didactique ; &j’adopterois volontiers dans ce sens lamaxime de Comenius (janua ling. tit .I. period. 4.) : Totius eruiitionis pofuitfundumentum , qui nomenclaturam rerusttartis perdìcit. J’ose me flatter de don-ner à Vartìcle Temps une justificationplausible du changement que j’introduisdans la nomenclature des temps.

Je me contenterai «rajouter ici uneremarque tirée de l’analogie de la for-mation des temps : c’est qu’il en est decelui que je nomme présent, postérieur,«je Vimpératif, comme de ceux des au-tres modes qui font reconnus pour desprésens en latin, en allemand, en fran-qois, en italien, en espagnol, il est dé-rivé de la même racine immédiate quiest exclusivement propre aux présens,ce qui devient pour c en x,qui entendentles droits de l’analogie, une nouvelleraison d’inscr.ire dansla classe des présens,le temps impératif don t il s’agit..

Indicatif.

Subjonctif,

Infinitif,

Impératif.

Latin. laudo.

laudem.

lo.udare.

lauda qu luudata.

Allemand, ich lobe.

dass ich laie.

lobe »,

lobe.

François, je loue..

que je loue.

lofiçr.

loue ou louez.

Italien. Iode,

.ch'io. Joili,

ìodare.

lodà.

Espagnol, «labo.

q»e til'nbi,

(tlabar,

alubq,