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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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La méthode latine de P. Ë, proposetine sjtieftion , savoir comment il se peutfaire qu’il y ait un impératif, dans leverbe passif, vu que ce qui nous vientdes autres ne semble pas dépendre dejlous, pour nous être commandé à nous-mêffics : L on répond que c’est parce quela disposition & la cause en est souvent ennotre pouvoir, qu’ainsi l'on dira ama-inr ab hero , c’«íl-à- dire , faites fi bien quevotre maître voué' aime. II me sembleque la définition que j’ai donnée dé cemode , donne une réponse plus satisfai-sante à cette question. La forme impé-rative ajoute à la signification principa-le du verbe, l'iriée accessoire de la vo-lonté de celui qui parle: & de quelquefatise que puisse dépendre l’effet qui enest l’objet, il pentjie désirer & exprimerce ileftr : il n’est pas nécessaire à l’exac-tititde grammaticale, que les penséesqtie l’on se propose d’exprimer aientl'exactitude morale 5 on en a trop de

rwivïs dans une foule de livres très-

ien écrits, & en mémo temps très-éloignés dc cette exactitude morale quedes écrivains sages ne perdent jamaisde vue.

Par raport â la conjugaison françoi.te , l 'impératif admet un présent & unprétérit, tous deux postérieurs ; dansl’un & dans l'autre, il n’y a au singu-lier, que la seconde personne, & âupluriel Ls deux premieres.

Présent soft. Prétérit pojl,

Jhtt’. 1. lis ou lisez. Jìng. î. aye su ayez lu.plur. 1. lisons. plur. 1. ayons lu.

4. lisez. í. ayez lu.

Je m’arrête principalement à la con-jugaison des deux langues, qui doiventêtre le principal objet de nos études;niais les principes que j’ai posés peu-vent servir à rectifier les conjugaisonsdes autres langues, fi les Grammairiensí’en font écartés.

Je terminerai cet article par deux ob-servations > ia première, c'est qu’on netrouve à Vimpératif d’aucune langue,de futur proprement dit, qui soit dansl'anaîogie des futurs des autres modes;& que les temps qui y font d’usage,sont véritablement un présent postérieur,Mi un prétérit postérieur. Quel est doncìe sens de la maxime d’Apoilone , qu’e«He commande pas les choses pajsées ni lesprésentes ? On ne peut l’euteadrè que des

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choses passées ou présentes à Regard dumoment cù l’on parle. Mais à l’égardd'une époque postérieure à l’acte de laparole, c’est le Contraire ; on ne com-mande que les choses pajsées eu présentes ,c’est-à-dire, qtle l’on désire qn’elles pré-cédent l’époque , ou qu'elles coexistentavec l’époque , qu’elles soient passées onprésentes lors de Pépoque. Ge n’est pointici une tluse métaphysique que je pré-tends poser, c’est le simple résultat dela déposition combinée des usages deslahgnes ; mais j’avoue que ce résultatpeut. donner lieu à des recherches assezsubtiles, & à une discussion très-raison-nable.

La seconde observation est de M. Ieprésident de Brosses. C’est que, selon laremarque de Leibnitz ( Otìmn Hanove-riunum , pag. 427. ) la vraie racine desverbes est dans P impératif, c’est-à dire ,a u présent postérieur. Ce temps en effetest fort souvent monosyllabe dans la plu-part des langues': & lors méme qn’iln’est: pas monosyllabe, il est moins char-gé qu’auciin antre, des additions termi-natives 011 préfixes qu’exigent les diffé-rentes idées accessoires, & qui peuventempêcher qu’on ne discerne la racinepremiere du mot. II y a donc lien deprésumer qu’en comparant les verbes sy-nonymes de toutes les langues par leprésent postérieur de Vimpératif , onpourroit sauvent remonter jusqu’au prin-cipe de leur synonymie , & à la sourcecommune, d’on ils descendent, avec lesaltérations différentes que les divers be-soins des langues leur ont fait subir.(B, E. S. M.)

IMPERATOIRE, s. f., iwpcratcria ,Hìst. nat. Bot ., genre de plante à fleuren rose' & en ombelle, composée deplusieurs pétales entiers ou .échancrésen forme de coeur , disposés en rond ,& soutenus par un calice, qui devientun fruit composé rie deux semences pla-tes presqu’ovales, légèrement cannelées& bordées, la plupart de ces semencesquittent leurs enveloppes : ajoutez àces caractères que les feuilles de la plan-te font ailées & affez grandes. Tourne-fort , inst. reiherb. V. PLANTE.

L'impératoire commune , qui est unedes sept especes de genre dc plante, senomme simplement ìmperatoriu on