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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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t m t JEneas anttìs ; (fil. Mn. XII ,) An-tra atnea tonant (Id. JEn. VIII . ) Eteluccscet aliquando ille dies ; (Cic. proMil ) Vejperajcente ccelo Thebas pojfuntptrvenire (Corn. Nep. Pelop .) II seroitsupeiiîi! d’accumuler un pìtis grand nont-bte d’exemples ; mais je remarqueraique la maniéré dont quelques grammai-riens veulent que l’on supplée le sujet deees verbes, lorfqti’il n’eft pas exprimé,ne me paroit pas assez juste : ils veulentqu'on leur donne un sujet cognatte Jigni-scationis , c’eít-à-dire un nom qui ait lamême racine que le verbe, L que l'ondise par exemple pluvìn fiait , suint enfulminai , fulgur sulfurât, lux lucej/it.C’est introduire gratuitement un pléo-nasme j ce qu’on ne doit jamais se per-mettre qu’en faveur de la netteté on del’énergie. On a voulu indiquer un moyengénéral de suppléer t’ellipse , mais nevaudroit-il pas mieux renoncer à cettevue, que de lui sacrifier la justesse de 1,'ex-pression, comme il semble qu’on la sa-crifie en effet dans lux lucejjìtì Lux signi-fie proprement hsplendeur du corps lumi-neux ; luceffit veut dire acquiert des de-grés de splendeur \ car lucéscere est unverbe inchoatif. Voyez Inchoatif.Réunisses ces deux traductions, & jugez;la splendeur acquiert des degrés de splen-deur ! Consultons les bonnes sources, &réglons-nous dans chaque occurrence furles exemples les plus analogues que nousaurons trouvés ailleurs : c’est , je crois,la régie générale la plus sûre que l’ondoive proposer, & qu’il faille suivre.

Parcourons encore quelques verbes determinaison active , prétendus imperson-nels parla foule des grammatistes, & ce-pendant appliqués par les meilleurs au-teurs à des sujets déterminés, quelque-fois au nombre pluriel.

Aecislit. Qui dies quàm crebro accidat,experti debemusscire } (Cic. pro Mil.) Enaccido ad tua genua ; ( Tacit. )

Contiogit. Nant neque dìvitibus con-tìnguntgaudiasolis. (Hor. épis. 1 . 17.)

Dece,t. Née nielle expcrìri quàm se alié-na decéant ; id enim maxime quemqne de-cet quod eft enjusque maxìmìsuum. (Cic.

Offie. /.)

Libet & lubet. Nant quod tìbì lubet,idem tnibi libet. (PI ut. Mostell )

Licet. Non tnihì idem licet quod iit qui■nobili-tenerenatifunt, (Cid.) '

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Licet & ©portes. Eft enim aliquìd quodnon oporteat , etiamsi lice a t ; quidquii vet-rò non licet , certl non oportet. (Cic. fr»Balbo.)

Oportet. Hœcfaéla ab illo oportebant.(Terent.) Adhttc Acbillis qiite adsolent ,qtueque opàrtent sgna ad /‘.latent ejjè ,omnia huìc e/se video. (Id.)

Si nous trouvons ces verbes appliquésà des sujets déterminés dans les exem-ples que l’on vient de voir , pourquoiFaire difficulté de reconnoltre qu’il en dtencore de même , 011 qu’ils font moinsappareils ? Ale liccat cusum miser art itú-sontis antici , {/En. V.) ie sujet de liantdans ce vers , e est me miserarì cusum in-sontìs antici: c’est la même chose dans cetexte d Horace , Licuitsemperqueliccbitfignatum pressente n f. t à produecre nomen{art, poèt. çs.) le sujet grammatical delicuit & d t licebit, c’est rintìnitif prodtt-cere , le sujet logique , c’est fignatumprœsente nota prodneere nomen. On litdans Coi n. N pos, ( Milt. 1.) Accìdit utAtbenienses Cbcrsone/hm colonos valentmittere-, la construction pleine montreclairement le sujet du verbe accìdit:c’est rcs accidit ìta ut Atbenienses veilentmittere colonos in Chcrsonefum -, 011 bien,heecres, ut Atbenienses veilent mittere ct-lonos in Chersonesum accìdit : filon lapremiere maniéré, le nom sous-entendures est le sujet i.'accidit , & ita ut Atbe-nienses, &c. est une expression adver-biale, modificative du même verbe ac-cidit i selon la seconde maniéré, le nomsous-entendu res , n’en est que le sujetgrammatical, hœcut Atbenienses veilent ,L c. est une proposition incidente, déter-minative de res , & qui constitue, avecres le sujet logique du verbe accìdit. Onpeut , si je ne me trompe, choisir assezarbitrairement l’une de ces deux cons-tructions, pgalement approuvées par lafaine logique ; mais il relusse égalementde l’une & de l’autre qu’emMií n’est pasimpersonnel. Je ne dois pas insister da-vantage fur cette matière ; il suffit iiid'avoir indiqué la voie pour découvrir lesujet de ces verbes revêtus de la termi-naison active , & taxés faussement d’ii«-personnalitê.

II ne faut pas croire davantage queceux que l’on allègue fous la terminaisonpaffive , soient employés fans relation I: aucun sujet., cela est absolument con-