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écrivains, reconnus avec justice pour lesplus furs appréciateurs de Pusage, ontpu en distinguer un bon & un mauvaisdans le langage national, & faire dépen-íre le bon de l’élite , & non de la plura-lité des voix; combien n’est-on pas plusfondé à suivre la même réglé en fait dulangage didactique, où tout doit être rai-sonné , & transmettre avec netteté &précision les notions fondamentales dessciences & des arts ? Si F usage , dit en-core M. de Vaugelas , (ibid. pag. 19.)n'est autre chose , comme quelques -uns sef imaginent , que la façon ordinaire de par-ler d,'une nation dans leJìege 1 le son empire ;ceux qui y Jont nés U élevés, n'aurontqu'à parler 1e langage de leurs nourrices &de leurs domestiques pour bien parler lalangue de leur pays. J’en dis autant dulangage didactique : s’il ne faut qu’adop-ter la façon ordinaire de parler de ceuxqui se mêlent d’expliquer les principesdes arts & des sciences; il n’y a plus dechoix â faire, les termes techniques neseront plus techniques , par la raisonmême que souvent ils seront introduitspar le hasard , ou même par Perreur ,plutôt que par la réflexion & par Part.
Tel est en effet le mot impersonnel , onl’applique mal , Si il suppose faux. J’aidéja fait sentir qu’il est mal appliqué,quand j’ai remarqué qu’il désigne commeprivés de toutes personnes les prétendusverbes impersonnels , dans lesquels onreconnoit néanmoins une troisième per-sonne du singulier. Pour ce qui est de lasupposition de faux , elle consiste en ceque les grammairiens s’imaginent queces verbes s’emploient fans applicationà aucun sujet déterminé, quoiqu’ils nesoient pas à Pinfinitif, qui est le seulmode où Le verbe puisse être dans cetteindétermination. Voyez INFINITIF.
Maisne.nous contentons pas d’une re-marque si générale; peut-être ne seroitelle pas suffisante pour les grammairiensqu'il s'agitde convaincre. Entrons dansune discussion détaillée des exemples lesplus plausibles qu’ils allèguent en leurfaveur. Ces verbes prétendus imperson-nels font de deux sortes; les uns ont uneterminaison active , & les autres uneterminaison paflive.
I. Parmi ceux de la premiere sorte,•rrêtons-nous d’abord à cinq, qui dansles tudìmens font ordinairement une fi-
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gure très-confidérable ; savoir miser et ,piget , ptenitet , puiet , txdet. O11 a déjaindiqué , article Génitif , que ces ver-bes étoient réellement personnels, Se. ap-pliqués à un sujet déterminé : le génitifqui les accompagne pour l’ordinaire,suppose un nom appellatif qui le précedcdans l’ordre analytique , & dont il doitêtre le déterminatif; que f roit-on de cenom appellatif communément sons.en-tendu , si on ne le mettoit an nominatifcomme sujet grammatical des verbes enquestion ? On trouve à Varticle GÉNI-TIF , plusieurs exemples où l’on a sup-pléé ainsi ce nom ; niais on ne s’y est au-torisé pour le faire, que d’im seul textede Plante , (stick, in arg. ) U me quidemhxc coniitio nunc non ptenitet , (& 1 lavérité cette condition ne me peine pointaprésent); explication littérale, qui Faitassez sentir combien est possible l’appii-cmioi de ce verbe à d’autres sujets. Voicides preuves de fait pour les autres. On.lit dans Valeríus Placeur, (lib. li. deVulcano') Adelinem feopulo ìnveniunt ,miserentque, foventque ; ou l’on volt »rr-serent au pluriel , & appliqué an mémesujet que les deux autres verbes ìnveniuntSifover.t. Plante nous fournit nn passageoù piget & puiet tout-à-la-fois font ap-pliqués personnellement , s’il est possiblede le dire : quoi puiet facilités ferturquàm ìilui quod piget ; (in FfeuA.) I.u-cain emploie pudebunl au pluriel ; /cor-ser metuit quem sxva pudebuntsupplicia ,& l’on trouve fuient dans Térence, non tehxcpudenf, (in Adrlph.) Pour ce qui estde ttsiet , on le trouve avec un sujet aunominatif dans Séneque , (Jib. I. de ira)ira ea tœdet quœ invafit ; & Aulu-Gelle,(lib. J.) s’en sert méme an pluriel ; ver*bis ejus defatigati pertxdtiijfcnt.
S’il s’agit des verbes qn’exprimentl’existence des météores & autres phéno-mènes naturels, comme f luit , fulminât,fulgurat , lucefcit ; ils font dans le mémecas que les précédens. On trouve dansles écrivains les plus sûrs , des exemplesoù ils font accompagnés de sujets parti-culiers, comme tous les autres verbesreconnus polir personnels. Mabum quamimpluit exteris. non impluat mihì ; (Plant.AsosteU.) Alultus ut in terras deplu-rit -que lapis ; (Tib. lib. III.'} mr denjiaraéregranio , nec de concujsa tantitm pluitiliee giandis , (Virg. Geor. IV.) Fulmì*Di L