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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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que te premier moyen ,• & par consé-quent le second tour approche plus qiiele premier de ce que l’on nomme idio-tisme.

Lette observation me conduit à unequestion qui y a bien du rapport, & quiva peut-être apprêter à rire à cette fouled’érudits, qui ont garni leur mémoirede tous les mots & de tous les tours maté-riels de la langue latine , fans en appro-fondir un seul; qui en eonnoiffent la let-tre , si l’nn veut, mais qui u'eu ont ja-mais pénétré l’esprit. lium est,stetumeft ,Jlutum est. on alla, on plerira, on s’arré-ta ; ces tours sont-ils actifs ou passifs ?

Afin de répondre avec précision, qu’ilme soit permis de remarqlier en premierlieu que, ire est est au présent, itum estau prétérit, & tun&itm est au futur ; per-sonne apparemment ne le contestera. Ensecond lieu que oes trois tours font ana-logues entr’eux , puisque dans tonstrois, l’îdée individuelle de la significa-tion dil verbe ire est employée comme su-jet du verbe substantif ; d’bù il fuit queces trois expressions font comparablesentr’elles, comme parties d’une mêmeconjugaison, de la même maniéré quantattfens, que doceo, doeui, dolitirussim.II en est donc du sens à'itum est , commede celui d’íVe est , & de celui d'eundumest , mais il est hors de doute que ire estest un tour actif, & il est aisé de prou-ver qu’il en est de même de euudui» est.On lit dans Virgile ( JEtiéide XI. 230. )facem trojano ah rege Vítendmn , il fautdemander la paix au prince troyen : pa-ce»* est à l’accusatif à cause du verbesctiFpríe»!ÌH!«,quin’est autre chose que legérondif de peter'e , & qui n’en différé quepar la relation au temps. Nos rudimen-taires modernes imagineront peut-êtretine faute de copistes à ce vers de Virgi-le , & croiront qu’il faut lire peteniam ,afin de ne pas y avouer le sens actif, maisjnal-à-propos. Servius qui vivoit au qua-trième fiecle , dont le latin etoit la lan-gue naturelle, & qui nous a laissé furVirgile un commentaire estimé, loin devouloir esquiver facem petendum , remar-que que c’est un tour nécessaire quandon employé le gérondif; cum per ge-rtttidi tnodum aliqukl Aicimus, fer accu-fathium elocutionem formemus nèceste est ,utpetendum mihi est equum 5 il ajoute àcela un exemple pris dans Lucrèce, ceitr-

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! nets quoniam panas in morte timendum,Míuellitis, dans ses annotations fur Vir-gile , observe sur le même vers que c’estune fa qo n de parler familière à Lucrèce,dont il cite d’abord le même exempleque Servius, & ensuite un second, metaprìvanium efteorpora. II faut donc avouerque comme petendum est facem est unelocution active , eiindum est à plus forteraison doit être pris également dans lesens actif, devoir aller, eundnm est , est;devoir aller est , c’est-à-dire on doit allercomme aller est, ireeft, signifie on va.

Servius au même endroit déja cité,après l’exemple tiré de Lucrèce, eu ajou-te un autre tiré de Salluste , castra stnevulnere ìntroitum , mettant ainsi fur lamême ligne petendum, timendunt & itt-troitmn , qu’il désigne également par ladénomination de gerundì modits. Sur lefervitum matribus ibo (JEnéide II. 786.)il s’étoit expliqué de même , modus ge-rundl efi, & à - propos de qttis talia fan-do, &c. (ibìd. 6.) gerundi meitts est , dît—il, Jìve pro infinitive modo diclum acci-pìunt. Ce dernier mot est important, ilprouve que ire , itum U eundtim , fontégalement du mode infinitif, & qn’ap-paremment ils ne doivent différer entreeux que par les relations temporelles ;auffi n’est-ce que par ces mots que diffè-rent les trois phrases ire est, itum est ,eundum est, que nous traduisons active-ment par on va , on est allé, on doit aller.

, Concluons donc par analogie que itumest actuellement actif, qu’il signifie litté-ralement être allé est , & selon le tourírançois, on est allé.

II faut bien que Varron ait pensé quele supin fpeclatum avoir le sens actif,quand il a dit este in Arcadiasciospcéía-tum sítem pour speéíaste, dit la méthodelatine de Port-royal. Et Plante a dit dansle même sens (Ampbytr. ittprel.) juftamrem facikm este oratum à vobis volo :fur quoi il est hon de remarquer que fansvolo ct comique auroit dit juftam remfacìlem este oratum à vobis z conformé-mçnt à í’analogie que j’établis ici, &que lui-méme a suivie dans le texte dontU s’agit.

Quelques - uns de nos grammairiensfranqois, par un attachement aveugleà la prétendue imperfonnulité des verbeslatins, ont voulu la retrouver dans nettephrase Françoise , ou va, en est allé, au